II. USBEK AU PREMIER EUNUQUE NOlR
A son sérail d'Ispahan.
Tu es lpgardieii fîiic]£des plus belles femmes de Perse ; je t'ai conîïecé que j'avais dans le monde de plus cher : tu tiens en tes mains les clefs de ces portes fajtales qui ne s'ou- ^^.j:i^ vrent que pour moi. Tanoîtque tu veilles surœ^épot précieuxj^enion cceiii^ii se repose, et joîSF'd'une'secmite entière? Tu ftisla ^aroe dans le silence de la nuit comimdans le tumulte du jmir. Tes soins infatigables soutieSnenFla vertu lorsqu'elle «îanmTe. Si les femmes que tu gardes voulaient
' Les Persans comptent le temps par années lunaires , qu'ils divisent en douze lunes ou mois, savoir : — 1° Maliarram, mois sacré, ])endant lequel ils s'abstiennent de toute hostilité pour vaquer aux travaux de l'agriculture et aux soins du bétail ; — 2° Saphar, mois de guerre ; — 3° Rehiab premier, et 4» Rehiab second, mois où la campagne reverdit ; — 5" Gemmadi premier, et 6" Gemmadi second, mois de la gelée; — 7" Regeb, mois de jeune ; — 8° Chahban , mois de la dispersion ; c'est à cette époque que les Aralies se séparent pour aller chercher les pâturages; — 9" Rhamazan , mois bénit : c'est un temps de jeune et de continence pour tous les mahométans ; — lO' Chalval , mois de l'accouplement des chameaux; — ri« Zilcadé, second mois sacré; — 12" enlin Zilhagé, mois du départ pour le pèlerinage.
Ils divisent encore l'année en quatre saisons, dans l'ordre suivant : lété, le premier printemps, l'hiver, et le second printemps. (P.)
'i42 LKITIŒS PERSANKS.
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L'sje ne^jHZxkil^lJiLiiQl^încxIe ki (iilélité.
'fu leur conijijan.des et Ieu/oî)éis^'u exécutes aveuiçlément toutes leurs v'olMiics, érieurfals^ .exécuter oeiuêiue les lois du serai! ; tu trouves, de la gloire'a leur renïïreles services leSTîlusvïts; tu te'soumétsavec respect et avec crainte a leurs ordres légitimes ; tu les sers comme l'esclave de leurs esclaves. Mais , parlïn^e^uFd'pimipir^, tu co'ii'iwx'^'s^^u maître comme moi-même, quamTtu crains le relâchement des lois, de la pu(feuPet deja modestie.
Souvien.s-toi toujours du néanrcToù je t'ai fait sortir, lorsque tu étais le dernier de n;es esclaves , pour te mettre en cette placç et te confierles délices denion cœur : tiens-toi dons y -4ïti 'fft'ofond 'abgj^niem aunres al celles qui partaient mon amour; mais fais-leur en'nreme temps sentir leur extrême déi)endance. Procure-leur tous les plaisirs qui peuvent être innocents ; trompe lem-s inquiétudes ; amuse-les par la musique, les danses , les boissons délicieuses ; persuade-leur de s'assembler souvent. Si elles veulent aller à la campagne, tu peux les y mener : i^isw^faireTnïainTiasse surtousyes' . IrniTi^TÏ^S^ui se présenterontuevant elles. ExmJite-les à la^JW^"^ prêté , qui est l'image de la nette^ de l'âme : parle-leur quelquefois de moi. Je voudrais les revoir dans ce lieu charmant iiu'elle5 embellissent. Adieu.
De Tnuris, le 18 de la lune de Sapliar, I7li.