‹ Des Ruptures de la RateChapitre 13 sur 13 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Quels résultats la thérapeutique retirera-t-elle de tous ces faits ? Pourra-t-on instituer un traitement qui donne quelques chances de succès ? Tout d’abord not.s ne serons pas entièrement de l’avis de Collin quand'ilnous dit : «Il est superflu d’insister sur le traitement d’une affection presque nécessairement mortelle. Si par hasard on venait à reconnaitre une ruplure de la rate, la seule chose à, faire serait évidemment de. condamner le malade, à l'immobilité absolue, de. calmer. par l’opium la douleur et les. autres violents symptômes ou de ranimer au besoin par des excitants la vie défaillante. On devra dans tous les cas agir avec une grande circonspection.».

Cette opinion est sans doute excusable. Elle est due à la gravité des cas constatés par l’auteur qui d’ailleurs reconnaît que l’on doit quand mêmetirer un enseignement de ces faits désespérés.

En effet, les ruptures traumatiques se produisent surtout chez les individus dont la rate est préalablement malade. Il y aura dès lors une sorte de traitement hygiénique ou prophylactique à observer pour les paludiques ou d’une façon plus générale. pour tous les rateleux : SA AVE

« Qu'ils évitent avec le plus grand soin non seulement les contusions de la région splénique, mais encore les exercices violents tels que l’escrime, la lutte, le saut, les grands efforts. Que ceux d’entre eux qui Sont débarrassés de leur fièvre se tiennent également sur leurs gardes. Jai montré que la rate pouvait rester voluminéuse, ramollie'et faible longtemps après là cessation de tout accès fébrile et chéz dés hommes d’une santé en apparénce fort robuste.

«La rate est donc toujoursile côté: vulnérable de certains fébricitants et celui qu'ils doiventiconstamment protéger. De là l'expresse recommandation d'éntourer déménagements et de soins, de surveiller sans cesse les malades atteints de fièvre et de cachexie paludéenne; principalement ceuxiqu'on éva’ cué dans’ cet état souvent ‘à de grandes distances ou bien ceux qui dans nos salles sont en proie à des’ accès perniciéux, sans’ conséiencé de ‘ce qu’ils souffrent. [l'est surtout impérieusément indiqué de n’exércer sur ces malades la palpation où la percussion der he es use 1e avec uneextrême réservé.

Lorsqu'il "le faut, | explorons nude la rate; pour cet examen sérvons- -nous au besoin du pléssimètre mais FERaone nous bien” d' abuser de la plessiétrie. A BRL RMRL EE 0 spin) Rae,

‘Pour les tHaitaé qui péuvent être atteints de rupture de la rate, il est utile de faire au point de vue thérapeutique différentes catégories.” !°

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Dans un premier groupe la terminaison est rapide et toujours mortelle. Cés malades survivent seulement quelques heures. Tous lés efforts du médécin devront tendre à soulager le malade. Il don: nera de l’opium à l'intérieur, féra des injections de morphine. Cést un devoir pourdui de chercher à atténuer les atroces souffrances du: patient. Nous ne nous axjéferons pas davantage sur ces cas mortels. | Le véritable intérêt de la question se trouve tout entier chez les malades qui constitueront. le. deuxième groupe c'est-à-dire chez ceux dont la, survie est de plusieurs Jours et dont l'existence ne, court pas un danger immédiat. C’estsureux que:lon, devra user des ressources que nous fournitlathérapeuntique. Quels sont les moyens.en notre pouvoir ? Que feronsnous pour enrayer la marche ou atténuer la gravité des accidents consécutifs aux ruptures de.la rate ?

La péritonite consécutive à une rupture traumatique sera traitée par les moyens ordinairement employés. On mettra de la glace sur le ventre ; on fera prendre au malade des boissons glacées on lui donnera de l’opium, du chlorhydrate de morphine. Puis, si ces moyens ne suffisent pas, on ouvrira, Javera, drainera la cavité péritonéale,

L’hémorrhagie pourra être combattue par plusieurs moyens : d'abord la compression. Et pour qu’elle soit utile elle devra être uniforme, se répartir également sur tous les points de la paroi abdomi-

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nale. En augmentant la tension .intra-abdominale, elle apportera un obstacle à l’épanchement sanguin. Pour la produire d’une façon efficace on enveloppera l'abdomen d’une épaisse couche d’ouate que l’on serrera avec une bande en toile.

Letamponnementavec la gaze iodoformée, comme il a été fait par M. Vincent chez notre deuxième malade nes’applique qu’à des cas tout à fait particuliers. Du reste, il suppose, au préalable, la laparotomie.

Chez cette même malade on avait essayé de suturer la plaie, mais les suturés n'avaient pas tenu. Ce moyen serait peut-être à essayer. Mais il faut encore de nouvelles observations pour que l’on puisse en garantir lefficacité.

La splénectomie est actuellement une opération courante. M. le professeur agrégé Quénu a publié une statistique qui comporte vingt-cinq cas sans aucun décès post-opératoire. Ces résultats sont certainement encourageants, mais sont-ils bien applicables dans les cas de déchirures de la rate ? Pourra-t-on sans inconvénient extirper une rate hypertrophiée comme on trouve ordinairement celle des paludiques ? Il est fort probable que dans ces cas, l’état général qui est la plupart du temps mauvais ne fera que s’aggraver. L'opération deviendra périlleuse à cause des nombreuses adhérences de la rate avec les viscères voisins. |

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Elle pourra être utile à la condition d’être faite “" ; __ rapidement chez des individus dont le tissu de la rate #3 est normal, sain. Mais nous savons déjà que dans Re rs: ces cas les ruptures sont très rares et le nombre des splénectomies se trouvera de ce chef considérable- Fos ment restreint.

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