‹ Des Ruptures de la RateChapitre 12 sur 13 · DT · texte numérisé non relu

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sin. Il suit parfaitément la tumeur en contourne la partie inférieure sans trouver de pédicule. Il cherche en haut et voit alors qu'elle se continue avec Ja tumeur pelvienne. Le doute n’est plus permis. Il apparait avec toute évidence que l’ona affaire àunerate énorme de paludique.

Ge ne sont pourtant pas les signes que l'on observe chez les paludéens quand on se trouve en présence d’une rate énormément ‘hypertrophiée. Ordinaire: ment en effet, chez ces derniers malades, la rate bombe en avant,’ faisant sous la paroi abdominale une Saillie considérable. De plus la grosse rate des cachectiques est limitée à sa partie inférieure parune dépression très nette. Ici on trouvait bien aussi une dépression; mais cette dépression semblait circonscrire la tumeur pelvienne à sa partie supérieure; c’est elle qui avaitinduit en'erreur.

Eh bien, C'est au niveau detcette dépression alors que les doigts croyaient avoir atteint la limite supérieure de la tumeur, c'est à ce niveau qu’en essayant de décoller les adhérences une déchirure avait été produite dans le tissu splénique.' Gette déchirure dont les dimensions ne furent certainement pas mesurées avec précision, pouvait bien avoirune longueur d'environ six centimètres, sur une, profondeur un peuinférieure à un centimètre.

Craignant une hémorrhagie qui commençait déjà à se produire, le docteur Vincent essayé de suturer au péritoine pariétal les lèvres de la déchirure, mais le tissu ‘est friable etles sutures ne tiennent pas. On referme l’abdomen après avoir fait un drainage à la gaze jodoformée, et aussi après avoir enjevé au.préglable qu moyende tampons antisepliques les

caillots et le sang épanché dans l'intérieur de la cavilé abdominale:

n'y eutpas decomplications, L’hémorrhagie fut très abondante.

Le thermomètre ne monta jamais au-dessus de 375 et la malade ne ressentit jamais ‘le plus" petit frisson,

Le 27 mai, sé jours après l'opération, la plaie marchait bien et l’on retira le drain. de ges iodos formée.

Le 4 juinles sutures furent Ra JL ne restait à-ce moment qu'une petite fistule par laquelle sé chappaient quelques goattes de sérasité sanguino lente. |

La malade sort del'hôpital le: jour méme, après son) pansement:

-Ellé revient le 6 juillet se fairé: exaininer. La fis- . tule.existe: encore; | mais Fésoulsrent, est, Reagan moindreir 4[ imiotie al

-L'état-général, est. HS Lh SpA TE se: Hits calé faite.de Pintervention.chirurgicale’!cartelle! ne res-

sent:mime: me las malaises qu «elle mA 2pres se RARaS nortrih ea! és

1 68€ bien évident que ce dernier cas n’est pas absolument analogue au précédent. La déchirure splénique produite chez notre premier malade par chute, par un. traumatisme qui, avait exercé directementsa violence sur la paroi abdominale n'estipas semblable à celle qui est faite au cours d’une opération. Cétte dernière ressemblerait plutôt, dira-t-on, àune plaie de la rate, Ce n’est pourtant paslune

plaie dans le vrai sens! du mot, car, si l'on s’en dapporte à l’observation précédente, on peut voir que c'est en décollant des'adhérences: qu'a été, produit a déchirure. C'est le tissu dela rate qui à cédé, qui acété: arraché, en un! motila: rate à été lréellement romnpue,ilya bien rupture de la rate, : ii ‘Aussi cette observation vient-élle: ajouter foi à ce que nous disions plus haut c’est-à-dire qu'il existe des ruptures de la:rate dont le pronostic né soit pas nécessairement fatal? Elles nes'entourent pas alors de tout le cortège des terribles symptômesique nous avons déjà signalé et arrivent à une guérison assezra: pide.Detousces:symptômes,le plus rapidement mortel,e’estl’hémorrhagie.Orelle a été très minime chez le sujet de notre: derhière observation et: c’ést à cela qu'il faut attribuer sans ‘doute-le FÉRDHSS eurent si promptidéæ'datedèud 91e" 1p 1804 edsombb amor Dès lors il sera permis d’inférer que pour les cas où la rupture-de la ratene s'accoñpagnera pas d’une violente hémorrhagie Ta” ne PA êtré interne ét le-pronosticisdra meilleur. Essen de “Mais aussi comment ‘Süpposer une Hier dela ratesil ny a pas hémorragie ? Les commémoratifs ‘coup! réçu dans l’hypochondre gauche, chute surle côté gauche ; les signes actuels, altération des traits; douleur violente dans la région splénique, pouls petit etc., ne suffiront pas la plupart du temps pour nous mettre dans la bonne voie et le diagnostic ae sera pas posé. Il pourra donc se produire des cas où des

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déchirures traumatiques réelles de la rate passeront inaperçues.

Nous dirons donc, d’une part, quele pronostic des ruptures de la rate est la plupart du temps défavorable ; qu'il entraine la mort dans l'immense majo: rité des cas ; que cette mort est due surtout à l’hémorrhagie concomitante. Pourtant la perte d’un litre et quelquefois moins, de liquide sanguin épanché dans Ja cavité péritonéale, ne suffit pas pour expliquer des morts foudroyantes. C’est pour répondre à cet argument que Sotis a imaginé la théorie nerveuse : de ‘tous ceux qui auraient rapidement. succombé à une rupture de la raté s’accompagnant d’une hémorrhagie peu considérable, il 4 expliqué la mort par la sidération du plexus splénique . Cette action nerveuse qui est possible n’est pas encore suffisamment démontrée pour qu'elle puisse êtreadmise sans conteste. LED ei #1 |

Mais d’autre part, nous n’ajouterons pas avec la plupart des auteurs que ce pronostic est absolument, estinvariablement désespéré. Les deux malades qui font le sujet de nos observations démontrent bien que l'issue de cette: affection. n’est pas, nécessai-

rement mortelle, et que bien des cas .de . gnérison restent ignorés. 8

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