HISTORIQUE
Rupture de la rate, c'est là une affection obscure dont bien peu d’auteurs se sont occupés : affection qui a été pendant bien longtemps englobée dans ce vaste complexus pathologique que l’on désignaitsous le nom de sidération de Schock et qui n’a pas outre mesure préoccupé le monde médical.
Un blessé succombait à un violent traumatisme, chute d’un lieu élevé, pression énorme sur l’épigastre ou sur l'abdomen, tout était mis sur le compte des lésions internes ou des hémorrhagies qui étaient souvent vérifiées à l’autopsie, mais dont on ne recherchait sans doute pas toutes les fois la cause ou la provenance.
Cayrel, dans la Gazette des Hôpitaux, en 1840, puis Lotis et Verger, le premier, dans la (Gazette Médicale de 1840, le deuxième, dans le même journal, en, 1843, furent les premiers qui enregistrèrent des cas de mort à la suite de ruptures de la rate. Il s'agissait de malades qui avaient succombé à un coup de timon de voiture dans le flanc gauche ou à une pierre reçue dans la région splénique. C'était bien là des cas de ruptures traumatiques de la rate. Ces deux auteurs s'étaient simplement contentés de
signaler les cas sans les commenter davantage.
Vigla, au contraire fit paraître dans les Archives générales de médecine, de 1843-1844 un travail complet sur les ruptures de la rate. Il décrivit les causes prédisposantes et établit. d'après lui, le pronostic et les règles qui arrivent à faire établir le diagnostic. Mais ses conclusions ne furent ‘pas’ intégralement adoptées. Eug. Collin, quelques années plus tard, les détruisit en bonne partie dans les Mémoires de Médecine militaire parus à Paris en 1855.
Pour Vigla, dans les’ ruptures dé Ta'rate la règle c'était l’hémorrhagie ihtra-péritonéale, sans péritonite consécutive.
Collin montra par plusieurs observations recueil: lies pendant Son séjour en Afrique que ce n'était pas là un‘caractère pathognomonique des ruptures de la rate, que cétte affection S'accompagnait, Sinon toujours, di moins souvent de péritonite. ,
Dès lors cette question avait pris place dans la science médicale et bien des AHPOUES Die des r'élations à ce sujet.
Chomel et Meunier, Ziémbicki produisirènt à la Société anatomique un assez grand nombre de faits constatés par eux ou bien an PIE dans l'Inde.
‘Corre et Laugier, le shEË dans les Archives d'anthropologie criminelle, le second àla Société de médecine légale traitérent cetté question dsl au point de vue médico-légal. | |
. > Enfin Besnier dans son article Rate du Diction- AS naire encyclopédique, fit un exposé complet de la 108 | question que Monsieur le Professeur agrégé Quénu RSA Ro le Traité de chirurgie.
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