‹ Des Ruptures Tendineuses Sus-RotuliennesChapitre 14 sur 43 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

« Qu'il s’agisse d’une fracture transversale de la rotule ou de rupture de son tendon ou de son ligament les indications thérapeutiques sont les mêmes pour la majorité des chirurgiens qui emploient à quelques modifications près le même mode de traitement pour ces trois lésions.

Prévenir ou combattre l’inflammation traumatique primitive ou consécutive, extra ou intra-articulaire, rapprocher après la disparition des symptômes inflammatoires les parties accidentellement divisées at les maintenir en contact, tel a été en effet, jusqu’à ce jour le triple but à poursuivre de la thérapeutique de ces diverses lésions, de même que les antiphlogistiques, les réfrigérants, le repos et la position du membre, ainsi que l'emploi ultérieur de divers bandages et appareils ont été les nombreux agents qui ont été mis en usage jusqu'ici pour obtenir la guérison. » (Sistach).

Nous ajouterons peu de chose à ces lignes. M. Sistach préconise l'emploi de l’immobilisation du membre sur un plan incliné. Quoique nous n’attribuions pas les suc-

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cès de M. Goselin à la même cause que cet auteur Pindication capitale qu’il a soulignée n’en reste pas moins vraie. Placer la jambe d’un plan incliné de façon à empêcher les liquides plastiques de tomber dans l’articulation fémoro-tibiale.

Rien en effet après l’accident ne permet d'affirmer l'indépendance ou la non indépendance de la bourse séreuse sous-triccipitale.

Un point est à noter spécial à la rupture du tendon ; c’est que dans ce cas il manque le point d'appui supérieur fourni dans les fractures de la rotule par une portion de cet os. C’est alors que la suture sèche élastique nous semble absolument indiquée. Nousrenvoyons pour la description et les détails d'emploi de ce procédé aux excellentes thèses de Messieurs C. Barraïa et Numa Durand.

Souvent les appareils prothétiques ont corrigé notablement l’impotence consécutive.

Les catalogues des fabricants d'appareils de chirurgie (Mathieu, Charrière, etc.) contiennent un appareil spécial dans lequel laction du triceps est remplacé par l’élasticité d’une forte bande de caoutchoue.

2e TT en

OBSERVATION I et II

Ruyscx (Adversariorum anatomico-medico-chirurgicorum, decas secunda, p.5, année 1720).

Je fus appelé un jour pour voir deux hommes qui ont l'habitude de serrer leurs guêtres au-dessus du genou, et à tel point que le mouvement de ces parties est gêné. Il leur arriva de tomber sur les genoux, les jambes fléchies sur la cuisse, sans fracture de la rotuleet de son tendon, mais en revanche le tendon des muscles qui étendent la jambe sur la cuisse, par suite d’une flexion brusque, se rompit. Ce fait paraîtra bien difficile à croire à ceux qui connaissent la force et le volume de cette partie. Ayant examiné la chose avec soin, je m’aperçus que l’espace compris entre le fragment supérieur et l’inférieur pouvait admettre le doigt d’un adulte. Ces hommes ne purent ni se lever, ni marcher, ni même se poser sur les pieds. Reportés chez eux, ils gardèrent le lit pendant plusieurs mois ; néanmoins ils sont restés estropiés, et ne pouvaient marcher qu’en s’appuyant sur un bâton.

OBSERVATION JII

Jean-Louis PErir, 1723 (Maladie des os, t. IT, p. 308)

Il s’agit d’un officier hollandais qui, en voulant sauter un fossé, se rompit le tendon du triceps fémoral au-dessus de la rotule : il guérit de son affectation à cela près qu’il ne put jamais étendre la jambe comme avant la maladie.

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