PRONOSTIC — TERMINAISON
. La rupture du tendon n’a jamais entrainé la mort, mais son pronostic est aggravé par l’impotence fonctionnelle qu'elle laisse après elle.
. Nous pourrions répéter ici à peu près toui ce qui a été dit de la fracture transversale de la rotule, nous nous contenterons d’insister sur quelques points spéciaux à la rupture tendineuse. Nous avons vu que linflammation existait très-rarement et que l’épanchement dont la synoviale du genou était le siège n’aggravait pas le pronostic; on ne pourrait en dire autant des manipulations dout le genou a été le siège (Renouard). M Le séjour au lit à la suite de l'accident est long et la terminaison n'est pas toujours heureuse. Lors même que. la réunion s’est opérée le blessé reste souvent infirme. On a attribué ce résultat à la raideur articulaire,
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à l’élongation du tendon, à l’atrophie musculaire. Nous n'avons rien de spécial aux ruptures tendineuses à dire sur ce point; mais ce qu’il est intéressant de se demander avec M. Gosselin c’est pourquoi la réunion se fait et pourquoi elle manque. Que la réunion se fasse grâce au sang épanché (Jobert), grâce à la lymphe plastique (J. Guérin. Follin. Lefort), grâce à la prolifération du tissu cellulaire (Bouchard et Demarquay) c’est ce que nous n’examinerons pas, nous contentant de faire remarquer que le triceps enveloppé d'un tissu cellulaire abondant rentre dans la classe de faits étudiés par M. Demarquay.
Tous les auteurs parlent de la non réunion des bouts du tendon divisé, c’est évidemment de la non réunion bout à bout. Chacun d’eux s'organise isolément et à sa surface par une substance nouvelle de même nature que celle qui aurait fait la réparation complète, si les conditions favorables à cette dernière avaient existé. Pourquoi la réparation complète ne se fait-elle pas? M. Gosselin en trouve un l° motif dans la variété de la lésion. « Du moment où elle est complète dans le sens qu'il faut attacher à ce mot, c’est-à-dire téno-synovial, le sang et les produits plastiques épanchés pendant les premiers jours de la blessure ont dû tomber dans Particulation et se trouver perdus pour le travail réparatoire. » C’est ce mécanisme qu’il invoque pour expliquer un insuccès survenant dans sa pratique après 3 succès primitifs. « Les 3° premières ruptures étaient incomplètes, dit-il, et la synoviale, restée intacte, en même temps que la partie profonde du tendon, avait opposé
dde — une barrière à l’effusion des liquides plastiques dans l'articulation. » Il nous parait étonnant que M. Gosselin ait rencontré 3 cas de rupture incomplète à la suite l’un de l'autre, alors que depuis que l'attention est éveillée sur ce point on ne l’ait encore observée que 2 fois: d’ailleurs M. Gosselin ne rapporte pas les observations de ses 3 malades et ne permet pas ainsi de contrôler son affirmation. Ne serait-ce pas plutôt à l'indépendance de la synoviale qu'il faudrait attribuer les premiers résultats heureux, la partie inférieure de la bourse offrant une barrière non infranchissable mais suffisante pour perméttre l'accumulation des produits épanchés dans la solution de continuité.
M. Renouard cite un cas dans lequel les bouts du tendon ont été réunis par des brides cellulaires latérales, nouvellement formées selon lui.
C'est donc souvent à une impotence habituelle qu'’aboutit la rupture du tendon, impotence dont les effets vont ordinairement en s’atténuant et qui présente quelques caractères spéciaux. Sur un plan horizontal les blessés marchent avec assez de facilité, il n’en est plus de mème pour un plan incliné. M. Broca cite le fait d'un malade qui pendant longtemps ne put marcher qu’ à reculon. L'action PATATE du triceps PARIS ces particularités.
Le D' L. put marcher à reculon quelques jours US l'accident.
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