OBSERVATION V
MOLINELLI, de Bononiensi scientiarum et artium instituto atque academiæ commentarii, tomi quinti, pars altera, pag. 91, année 1707.
Le tendon qui s’attache à la rotule peut se rompre, comme le tendon d'Achille et les autres tendons plus forts de l’économie. Je me souviens d’un homme fort et gras qui, descendant d’un escalier, se laissa tomber sur le genou; il se forma aussitôt sous la
peau, à deux travers de doigt au-dessus de Ja rotule, une dépression sous-Cutanée de l’étendue d’un doigt, ce qui forçait la jambe à rester fléchie et empêchait le malade de la tenir étendue sur la cuisse ; pour calmer la douleur et dissiper la tumeur, on appliqua des topiques émollients; on appliqua de plus un appareil qui tenait le membre étendu et rapprochait le plus possible les deux parties du tendon divisé. Cependant la convalescence se fit attendre plus de deux mois; le malade ne pouvant marcher qu’à l'aide d’un bâton, encore ne pouvait-il aller sur les lieux déclives qu'il ne tombât aussitôt.
Pour remédier à cet inconvénient, Molinelli fit construire un appareil dont le but était de suppléer le triceps fémoral. Il à donné la figure de ce bandage dans le même volume où se trouve cette observation, planche 1.