‹ Des Ruptures Tendineuses Sus-RotuliennesChapitre 19 sur 43 · OBSERVATION VIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VIII

SÉDILLOT, Mémoires de la société de méd. de Paris, 1817, Prhle

En 1787, une princesse d’un sang très illustre, me fit appeler avec Morlanne son chirurgien ordinaire, à l’occasion d’un accident grave. Le genou droit était rouge, gonflé enflammé et douloureux ; la partie inférieure de la cuisse participait à cet état. On me fit l'exposé des circonstances qui avaient précédé. Cette princesse s'était rompu la rotule plusieurs années auparavant et avait été traitée par Dufouart ainé, Baudot et Morlanne. La réunion des pièces fracturées s'était faite et la guérison paraissait complète, lorsqu'on crut devoir prendre la précaution de défendre le cal de lPaction musculaire au moyen d’un bandage de cuir bouclé. La partie supérieure de ce bandage portait audessus de la rotule sur le tendon du muscle droit antérieur et triceps fémoral. La partie inférieure fixée au-dessous de la rotule portait sur le ligament qui unit cet os à la tête du tibia, avec cette précaution on permit à la malade de marcher; elle en avait depuis plusieurs jours la permission lorsque, se promenant dans son jardin, elle engagea le talon de son soulier dans un trou de taupe ; elle fit un effort pour se retenir, sentit une douleur vive au-dessus du genou et tomba. Cet acident fut bientôt suivi . d'inflamm:tion et d’une large ecchymose dont le centre se trouvait à environ 2 pouces et demi de la rotule,

L'intensité des accideuts, la forte constitution de la malade firent recourir aux saignées, aux cataplasmes, aux fomentations émollientes avec du repos de la partie malade et d’un bandage approrié, Le traitement fut couronné d’une sorte de succès ; mais il resta de la faiblesse.

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