TA
par le bord supérieur de la rotule, que l’on peut seulever en glissant les doigts au dessous d’elle, en haut par un bord mousse. régulier sur lequel on ne sent ni aspérités, ni duretés. L’écartement est plus profond et plus large à la partie moyenne qu’aux extrémités, il augmente par la flexion de la jambe, diminue par la flexion de la cuisse, et l'extension de la jambe; dans cette dernière position, la rotule droite, quoique plus saillante que la gauche, n’est pas sensiblement abaissée.
La jambe est dans la demi-flexion ; le malade ne peut la redresser, l'extension spontanée est impossible. Très peu de douleurs, uu reste.
Le membre est placé de l'extension, la cuisse fléchie sw le bassin, le talon élevé ; bandage roulé imbibé d’eau blanche.
Au bout de 8 jours, le gonflement ayant disparu, et l’articulation ne renferment plus de liquide, on cesse l'emploi des résolutifs, et le bandage roulé est seul maintenu. Le malade a gardé le lit pendant 2 mois, le membre placé comme nous l’avons indiqué.
Au commencement d'octobre, on sent qu’un tissu de nouvelle formation double la peau et la sépare de l’espace intercondylien ; l’écartement de la rotule et du tendon extérieur est à peu près le même, seulement la dépression sus-rotulienne a changé de forme, elle représente un croissant à convexité snpérieure, dont les cornes sont limitées par 2 brides minces aboutissant sur les bords latéraux de la rotule, et appréciables surtout lorsque le malade cherche à soulever la cuisse. La flexion de la cuisse est possible, quoique bornée. de même que l'extension de la jambe, mais la station verticale ne peut être gardée sans l’aide des béquilles.
Le 4 novembre, trois mois après l'accident, le malade sort dans l’état suivant :
L'écartement est le même qu’au mois d'octobre ; mais une plus grande épaisseur du tissu semble en diminuer la profondeur. Les mouvements n’ont pas encore repris leur intégrité ; la marche est possible sans béquille et inême sans canne; mais si le blessé fléchit trop complétement sa jambe ; il ne peut qu’à grand peine
a ramener dans l’extension ; aussi lui est-il presque impossible
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de monter ou de descendre un escalier, et marche-t-il même à plat, en maintenant la jambe droite, et en imprimant à tout son membre un mouvement de circumduction.
Je l'ai revu au mois de décembre, aucune amélioration n'était survenue.