‹ Des sacrementsChapitre 19 sur 113 · SON SUJET · texte numérisé non relu

SON SUJET

On peut recevoir la Confirmation validement à tout âge ; mais pour la recevoir licitement, il faut au moins que l'enfant ait atteint l'âge de raison, excepté le cas de danger de mort ou du danger où l'enfant se trouverait de ne plus pouvoir recevoir ce sacrement.

Tous savent qu'aux premiers siècles de l'Église, la Confirmation était donnée de suite après le Baptême, même aux tout petits enfants. C'est seulement au treizième siècle qu'on vit se développer l'usage d'attendre l'âge de raison chez l'enfant avant de lui administrer ce sacrement. Il doit être capable de discerner la faveur dont il est l'objet, se rendre compte le mieux possible du bienfait reçu et ainsi, armé pour les luttes de la vie, il perdra plus difficilement le bénéfice des dispositions

apportées à son enrôlement, des souvenirs qu'il en conservera et des serments qu'il aura alors prêtés en personne.

Il n'est pas nécessaire que l'enfant ait fait sa première communion pour qu'il puisse recevoir ce sacrement. Léon XIII a envoyé un bref de félicitations à l'évêque de Marseille, parce qu'il avait ordonné à ses prêtres de lui présenter à confirmer tous les enfants capables, même ceux qui n'auraient pas fait leur première communion.

Dispositions du sujet

La Confirmation étant un sacrement des vivants, on doit de toute nécessité le recevoir en état de grâce. Il faut par là même que l'enfant qui a assez de malice pour offenser Dieu, sache ce qu'il faut faire pour obtenir au moins la contrition imparfaite rigoureusement nécessaire pour recevoir l'absolution. Si on la recevait en état de péché mortel, le caractère serait imprimé dans l'âme ; mais on serait coupable de profanation et l'on ne recevrait pas les grâces attachées au sacrement ; toutefois on en ferait renaître tous les effets en se remettant en état de grâce par une bonne confession.

L'adulte qui reçoit le sacrement de Confirmation doit avoir la connaissance des principales vérités de la religion et particulièrement de la nature et des effets de ce sacrement.

L'admission à la Confirmation est réglée par le curé et le billet d'admission portant le nom du confirmand et la signature du prêtre qui le présente, est la constatation d'une instruction suffisante.

Il n'est pas nécessaire d'être à jeun ni d'avoir communié le jour où l'on reçoit la Confirmation, bien que ce soit convenable, lorsqu'on le peut.

Le confirmand se montrera modeste et recueilli ; sa mise sera décente ; il aura le front découvert et il ne portera pas la

main à son front tant que les traces du saint Chrême n'auront pas été soigneusement essuyées par un ministre.

Le curé ne saurait admettre un indigne, tel qu'un excommunié, un interdit, un pécheur scandaleux. Il refusera le billet d'admission à ceux qui, n'ayant pas satisfait au précepte de la communion pascale, refuseraient de se confesser avant d'être confirmés.

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