Matière prochaine
La matière prochaine du sacrement de Baptême, c'est l'ablution qui peut se faire de trois manières : par infusion, par immersion et par aspersion. Par infusion, quand on verse l'eau sur le corps du baptisé ; par immersion, quand on le plonge dans l'eau baptismale ; par aspersion, quand on jette de l'eau simplement sur celui que l'on baptise.
Pour la validité, ces trois genres de baptêmes sont indifférents ; pour la licéité, chacun doit se conformer à l'usage de son Église. Dans l'Église latine, on baptise par infusion.
L'eau doit être en quantité suffisante pour qu'elle puisse couler ; aussi la Sacrée Congrégation de l'Inquisition ordonne de rebaptiser sous condition les enfants qui auraient été baptisés simplement par une espèce d'onction faite sur le front avec le pouce trempé dans l'eau.
Il faut que l'eau touche immédiatement le corps du baptisé. Il est donc prudent de s'assurer qu'elle pénètre jusqu'à la peau. De là le Baptême serait invalide si l'eau tombait sur les vêtements; il serait douteux si elle coulait sur les cheveux, et il faudrait, dans ce cas, rebaptiser sous condition.
On doit verser l'eau sur la tête de la personne parce qu'il y a doute si le Baptême serait valide dans le cas où l'on verserait l'eau sur les autres parties du corps. Dans ce dernier cas, on doit rebaptiser sous condition.
Pour la licéité on doit faire trois infusions en forme de croix.
Cette triple ablution n'est nécessaire que pour le Baptême solennel. Dans le cas de nécessité, une seule suffit.