MINISTRE DE L'EXTRÊME-ONCTION
Le curé seul ou son vicaire doit administrer l' Extrême-Onction dans sa paroisse ; un autre prêtre ne peut le faire qu'avec la permission expresse ou raisonnablement présumée du curé ; mais il est du devoir de tout prêtre d'administrer ce sacrement si le curé est absent ou empêché.
L'Extrême-Onction n'est certainement pas de nécessité de
moyen, mais elle est toujours nécessaire de nécessité de précepte, surtout quand un malade en état de péché mortel ne peut recevoir un autre sacrement.
Appelé auprès d'un malade, le prêtre doit d'abord entendre sa confession et le réconcilier avec Dieu, s'il est coupable de péché mortel ; car l'Extrême-Onction étant un sacrement des vivants, exige l'état de grâce dans celui qui le reçoit.
Il est toujours prudent de donner au malade privé de connaissance l'absolution au moins sous condition, bien que dans l'hypothèse l'Extrême-Onction soit plus efficace pour le salut, n'exigeant aucun acte positif, mais simplement un désir virtuel présumé de recevoir ce sacrement, avec un regret habituel des péchés.