‹ Des sacrementsChapitre 76 sur 113 · SUJET DE L'EXTREME-ONCTION · texte numérisé non relu

SUJET DE L'EXTREME-ONCTION

L'Extrême-Onction a été institué par Notre-Seigneur comme un remède céleste et salutaire non seulement pour l'âme mais aussi pour le corps, et il doit être conféré dès que le malade est en danger réel.

D'où il suit que l'on donne ce sacrement :

1. — Aux enfants qui n'ont pas encore fait leur première commimion mais qu'on croit capables d'avoir offensé Dieu.

2. — Aux insensés qui n'ont pas toujours été privés de leurs facultés intellectuelles et aux malades privés de leurs sens, si l'on peut supposer qu'ils le désireraient, s'ils avaient la connaissance.

3. — A un moribond qui a perdu l'usage de ses sens dans un acte transitoire de péché, dont la culpabilité est du reste incertaine, si le passé du sujet au point de vue chrétien, autorise à lui présumer le désir de recevoir les secours de la religion.

4. — A ceux dont le grand âge constitue une maladie avec danger imprévu et prochain de mort.

5. — On doit réitérer l'Extrême-Onction chaque fois que le malade, après une convalescence plus ou moins longue, retombe en danger de mort, alors même que ce serait la même maladie. Il en serait de même dans une maladie très longue accidentée de crises plus ou moins aiguës.

On doit refuser l' Extrême-Onction :

Page 1