‹ Des Sarcomes du Corps de l'UtérusChapitre 14 sur 28 · RL · texte numérisé non relu

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tervention chirurgicale à leurs malades dès l'apparition chez elles d’une tumeur, même d'un diagnostic difficile, d'origine utérine ou ovarienne.

Peut-être pourra-t-on de cette facon diminuer les résultats encore aujourd'hui peu favorables des interventions; et c'est là la question que nous allons envisager maintenant, le pronostic opératoire actuel, passant sous silence le traitement palliatif des sarcomes inopérables, et même la radiothérapie préconisée par Grad.

Les suites immédiates de l'opération paraissent assez favorables et on voit les malades sortir, et en apparence guéries, après 15, 20 ou 30 jours d'hôpital. Mais il n’est pas rare d’apprendre quelques mois, deux, trois ans après, que les signes de sarcome ont refait leur apparition; certaines malades ont présenté des récidives sarcomateuses localisées à la cicatrice abdominale, au moignon utérin; et la plupart ont succombé à des affections pulmonaires ou pleurales dues à des métastases de même origine que la tumeur initiale. Une forme histologique de sarcome, le périthéliome, aurait cependant, d'après Lockyer et Alban Doran, un pronostic opératoire durable, et ces deux auteurs citent le cas d'une malade qui, plus de six mois après l'intervention, était en parfait état de santé.

Nous ne discuterons pas ce pronostic satisfaisant d’une forme histologique qui est loin d'être admise par tous, mais nous dirons en terminant que les résultats immédiats et éloignés d'une opération pour sarcome seront toujours d'autant plus favorables que cette dernière sera choisie et pratiquée de bonne heure. Nous nous sommes efforcé de mettre en lumière le premier point, le choix de l'intervention, et nous laissons aux médecins qui doivent conseiller l'opération à leurs malades, Le soin de permettre l'ablation précoce et totale d'un utérus sarcomateux.

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