‹ Des Sarcomes du Corps de l'UtérusChapitre 13 sur 28 · M NA · texte numérisé non relu

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Quelle doit donc être l'attitude, la conduite à tenir pour l'opérateur en présence de ces sarcomes méconnus? Et d'abord sont-ils toujours complètement méconnus? Il arrive bien parfois que le chirurgien, en face d’un malade, ne reconnait pas les signes de l'affection, doute, hésite et fait de nombreuses réserves sur le diagnostic qu'il ose poser. Eh bien! il doit souvent en être ainsi pour le sarcome, et certains symptômes, tels que l'augmentation rapide de la tumeur, ses changements de consistance, parfois l'état général du sujet, font sans doute penser à une évolution néoplasique maligne, tandis que tous les autres signes s'opposent à une pareille idée. Cet état d’hésitation ne doit cependant avoir aucune influence sur le choix opératoire. Et le seul traitement qui s'impose dans ces cas douteux de sarcome est, semble-t-il, l'hystérectomie totale; Le diagnostic anatomo-pathologique vient d'ordinaire confirmer l'opportunité d'une pareille opération. Æ

Mais quand l'erreur de diagnostic ne peut être modifiée au cours de l'examen clinique du malade, quand on croit fermement à un fibrome, au lieu d’un sarcome, que le chirurgien s'en tienne donc à l’hystérectomie subtotale; il ne doit pas toutefois oublier de confier l'utérus néoplasique au laboratoire pour un examen histologique approfondi. Cet examen permettra, sans doute un peu tard, de modifier le diagnostic clinique, d'affirmer le sarcome; mais il conduira peut-être le chirurgien à pratiquer une intervention secondaire, à enlever la portion cervicale utérine laissée au cours de la première opération.

Si ce choix de l'intervention doit toujours préoccuper le chirurgien, il est peut-être une question aussi importante, la. date de l'opération. Il est évident qu'un traitement chirurgical précoce donnerait des résultats probablement excellents, mais 1l est la plupart du temps impossible; les malades ne viennent ordinairement réclamer le secours du chirurgien qu’à une période avancée de l'affection, quand la tumeur a déjà acquis un volume assez considérable, quand les phénomènes de compression sont trop accentués. Aussi ne recommandera-t-on Jamais assez aux médecins de conseiller, et très vivement, l'in-

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