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Diiiiu'lc i< i , le iiioinc l'oit., siii\iHil les opinion^ cl les K)(':iliu''s^ lui allrihué à rinlervcnliuii des puissances célesU^s, et à l'entremise (le< dénions inrern.iux.
A ccîlte opposilio]! directe sur l'oiif^^ine des merveilles .idorées ou vouées à l'iiorreui* p«i! la su|)ersliti(>n, s'alliail pointant un accoid (inanimé sur l(Mn* réalitc'. L'assentinuMit du o<Mjre humain est., dit-on , une pi'cuve irré- }Va;^al)le de la vérité (i) : (piand cet assentiment, s'est-il prononc é :{\cc plus d<* force qu'en laveur de rexistence de la mai>ie, âv la sci(M)C(* (Topéier des mijacles ., niiehinc nom ([u'on lui doime ^ (pielcpie titre qui la décon' ? liCS nations civilisées depuis des milliers d aimées.) les peuplades les plus harbaivs ( si l'on en exce|)t<' <|uel(pies hordes véritahlerjieîit sauvaj^'cs), toutes |)rocla!ncnt, chérissent et redouteni le pouvoir accordé à quelques honmies de s'élancer, par leins œuvres, hors de l'ordre commnn de la nature.
Je dis hors d(* l'ordre < onnnun : car, il importe de l'observer, l'opinion cju'avaient les anciens sur les miracles, roj)inion la plus gé
I Coiisfftsus omnium ftopuh>runi . »'t<
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néralcment admise difTére beaucoup de celle que semblent s'en être faite les peuples modernes de l'Occident, et suivant laquelle, c'est nier un miracle que de chercher à l'expliquer. La doctrine qu'un miracle est un renversement ou une suspension des lois de la nature peut être admise par l'effroi ou l'admiration et conservée par l'irréflexion et l'ignorance : mais elle armera bientôt contre elle le raisonnement et le doute. En ce sens, il n'y a point de miracle pour l'incrédule. Sous ses yeux, vous rendez la vie à un homme
décapité (i) « Je croyais la chose impos-
« sible, dira-t-il, je me trompais ; si toutefois tt mes sens ne sont pas en proie à une illusion u invincible. Constatons bien le fait; c'est une « acquisition précieuse pour la science. Mais
^ly Les Ali-Oulahies , tribu de Kurdes qui adorent Ali, gendre de Mahomet, comme une incarnation du Dieu toutpmBSonty lui attribuent ce miracle. On a assuré plus tard qu*un noble magicien possédait aussi le secret de Topérer. . Fromann. Tmct. de Fascin. etc. pag. 635-636 ). Le philosophe qui 9 sous le masque de la folie , a tant de fois vengé la raison, Rabelais ne derait pas oublier cette imposture. Il nous montre Panurge guérissant parfaitement un de ses compagnons d'armes qui a en la tété coupée dans un combat. ( Pan* tagruel. liv. ii. cbap. 3o. ;
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« ayant que j'y visse un miracle^ il faudrait « me démontrer que la cho^e n'a pu exister (( qu'autant que Dieu aurait renversé les lois a données par lui-même à la nature. Quant u à présent , vous ne m'avez prouvé que mon « erreur et votre habileté. »
Concluant aussi , de l'existence d'une chose^ sa possibilité^ les anciens, pour être pénétrés d'une reconnaissance religieuse, n'avaient pas besoin que la merveille qui les frappait, parût bouleverser l'ordre de la nature : tout secours inespéré, dans un besoin pressant, leur paraissait un bienfait de la divinité ; tout ce qui supposait une valeur, une prudence, une instruction au-dessus de celles du commun des hommes , était rapporté par eiix à une participation intime à l'essence divine, ou du moins à une inspiration surhumaine dont l'être supérieur qu'illustrait ces dons était le premier à se vanter. Dans l'ancienne Grèce, des exploits merveilleux méritaient aux grands hommes, le titre de héros , synonyme de celui de demi'^ieuXy et les honneurs divins. Pour prouver que Moise était inspiré par Dieu lui-même, sa sagesse et sa sainteté sont
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alléguées par. Joséphe (i) , non moins que ses actions merveilleuses. Si Daniel était supérieur à tous les princes ou satrapes de la cour de Darius, c'est que l^esprit de Dieu se répandait 6^ur lui plus abondamment que sur eux (2).
Attentifs, à cette croyance jadis universellement reçue, nous blâmerions moins, dans Homère et dans les poètes anciens , la continuelle intervention des divinités : le récit du poète exprime avec vérité le sentiment du héros , lorsque sauvé d'un grand péril , ou couronné par une victoire signalée , il rapporte cet avantage au dieu qui daigne lui servir de guide et de protecteur.
Attentifs à cette croyance, nous ne mettrions pas en doute les intentions pieuses de Pfailon et de Flavien Josèphe : lorsqu'ils simplifient , lorsqu'ils expliquent les œuvres de Moïse et des prophètes , ils en prouvent la
réalité , ils n'en diminuent point le merveilleux.
(1) Joseph. Adv, Appion* lib. 11. cap* 6. (a) Daniel, cap. ti. t. 3. <« Daniel superabat omnes prin- «( cipes et satrapas quia spiritus dei amplior erat in illo. n
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Dans cette croyance enfin qui se concilie si bien avec notre hypothèse sur l'origine de la civilisation (i), Thounne d'une relii^ion n'éprouve pas le besoin d'arguer de fourberie les miracles que d'autres sectes invoquent i\ l'appui de leurs rcM'Iations; il ne s'expose poini à une récrimination dangereuse ; il n'entend point rétonjuer contre sa croyance ^ Targumentation destinée à inlirnier les ténioi^naires humains sm* lesquels se fonde la foi à tous les miracles dont on n'a |)as été le témoin soimême. Il su f(U dadmetlre^ connue Tout fait les juifs et les |)remiers défenseurs du christianisme^ des degrés différcMJsdans rimporlance des mirach^s; et de prouxer ainsi, que la divinité i[\w Ton adore, l'emporte*, |)ar la grandeur des (eu\ res de ses seî\ iteurs, et sur ilrs dieux rivaux, et sur des génies inférieurs ou même malfaisans, et particulièrement $uv la plus haute science à laquelle se puissent élever" des hommes dépomn us de son secoures. Les prêtres, les magi( iens des religions les plus opposées aAOuaieut sans jx^rie l(\s miracles opérés par leurs ad\ ersaircs. Zoroastre (hvs-
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cead , à plusieurs reprises ^ dans la lice , avec les enchanteurs ennemis de sa nouvelle doctrine : il ne nie point leurs œuvres merveilleuses ; il les surpasse ; il affirme qu'elles sont l'ouvrage des Dews , émanations du principe du mal; et il le prouve en remportant sur eux la victoire ^ au nom du principe du bien (i). Moïse , prophète du vrai Dieu, ne se serait point abaissé à lutter avec les prêtres Égyptiens, s'ils n'eussent été que des jongleurs adroits : il lutte avec eux de miracles ; sûr d'établir, par la supériorité des siens, la supériorité du Dieu au nom duquel il parle devant le Roi d'Egypte. Son triomphe fut complet : suivant une tradition hébraïque, conservée en Orient, il devina le secret des procédés employés par ses rivaux (2) , sans que ceux-ci pussent pénétrer le sien. Son histoire fait sans doute allusion à cette preuve décisive de sa victoire , quand elle ajoute , en style figuré , que la verge du frère de Moïse et celles de ses antagonistes étant transfor-
(1) Anquetil. Fie de Zoroastre. Zend Auetta. tome i. par tic s. passim.
{a) Dherbelot. Bibliothèque orientale. Art. Moussa.
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mées en serpens , la première dévora soudain toutes les autres (i).
(i) Sxod, cap; vn. ▼. lo-r^.
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