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Les armoiries et les enseignes militaires donnent lieu à de nouvelles applications de la légende astronomique.
Avides de gloire et de puissance , il était naturel que les nobles , les guerriers voulussent partager avec les demi -dieux du paganisme , avec les favoris du dieu des chrétiens , l'honneur de ces triomphes qui assuraient des droits immortels à la reconnaissance des peuples. Après les héros Scandinaves, après Struth de Winkplried , Belzunce et Dieudonné de Gozon , nous pourrions citer un jeune noble dont saint Pol se fit accom-
(i) Voyez le Moniteur univerêel du lundi a juillet iSii.
pagner, quand il voulut détruire le dragon de nie de Batz(i) ; et aussi saint Bertrand, vainqueur du dragon de Comminges : cet évéque appartenait à la caste illustrée ; il était fils d'un comte de Toulouse (2).
Nous pourrions citer encore l'origine prétendue du prénom des Nompar de Caumont.
Renouvelant pour eux l'histoire fabuleuse du fondateur de Nimes , on raconte que ce prénom leur fut transmis par un de leurs aieux, qui se montra en effet sans pair (non-par)^ en donnant la mort à un dragon monstrueux dont les ravages désolaient les terres de sa seigneurie.
Mais , pour éviter des répétitions fastidieuses, nous nous bornerons à remarquer combien cette prétention , de la part des nobles, dut être favorisée par les figures dont chacun d'eux ornait son casque ou son écu , et qui , de Ui , ont passé dans les armoiries.
Ubert fut le premier qui remplit , dans le
(i) Cambrj. Fojrage dans le département du Finistère.