‹ Des sciences occultes; ou, Essai sur la magie, les prodices et les miracles; (volume 3)Chapitre 12 sur 33 · II. Il · texte numérisé non relu

II. Il

t63 DES SCIENCES OCCULTES.

( qui descend^ : « Or ce surnom fut donné à i( Jupiter 1) pour marquer qu'il faisait aentûr M isa présence 3ur la terre par le bruit du tànnerre , par la foudre^ par ks éclairs^ ((OU par de véritables apparitions (i), » En effet ^ plusieurs médailles de la ville de Cyrrhus en Syrie, rieprésentent Jupiter armé de la foudre ; au-dessous on lit le mot Cartaibatès : H est dijEïkil(3 de marquer plus fortement la liaison qui existait eptre oette épi* thète et la descente de la foudre. Mais dan^ ié>templé d'Olympie, oji révérait aussi l'autel de Jupiter foudroyant ( Keraunios ) élevé eh' mémoire du tonnerre <|ui avait détruit le palais d'Oenomaûs (2). C^ sujpnom et «celui de Cataibatès présentaient donc à la piété des idées différentes. 11 devient d^s^lors difficile de ne point rapprocher Jupiter Cataibat^ dis Jupiter • ÉUeius y la foudre qui desçj^nd^ de la foudre ^i<^ Vop, çojUrainb^ ^ dfisc^ndre^ Nôu^somijiesypp le voit , forcée de rai^omi^^ par analogie, à défaut de traditions positives : mais l'analpgie prend une grande force.

( I ) Encyclop. méthode Antiquité s,, ^xm^ i, art^. Çatfii botes, ('i) Paitsanias. ! oc. .cit.

DES SCIENCES OGCUi^TES. l63

quand on se rappelle quQ Jupiter Catizibatès était adoré aux Ueux où régna Salmonée^ prîùce dbnt l'histoire est si semblable à celle des deux rois qui furent victimes à Albe et à Kôme ., du culte de Jupiter EUcius.

Rien n'annonce, il est vrai, qu'en des temps postérieurs , la Grèce possédât encore quelques' notions sur l'expérience de physique qui devint funeste à Salmoiiée : itiais le culte de Jupiter EUcius subsistait à Rome, lors* qu'on avait depuis lohg^temps cessé d'em*ployer et méiïïe de connaître le procédé mystérieux de Nrania.' Un oubli pareil ne dut paar- empêcher le culte de Jupiter CatUibatès de se maintenir en Ëlide;

C'est toujours en remontant dans le passé que nous avons trouvé des vestiges plus certains dé l'existence des sciences anciennes.

Servius noiis transporté à l'enfance du genre humain. « Les premiers habitans de « la terre , dît-il , n'apportaient point de feu « éur les autels; uiais , par leurs prières, «c jls y faisaient descendre ( éliciebant ) un iifèu divin (i). » Comme il rappelle cette

(r) Sev\'ius in Aeiieid. lib. xir. vers, ao ^.*

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tradition , en commentant un vers oà Virgile peint Jupiter ratifiant par Tèxplosion de là foudre les pactes des nations (i)^ il semble-* rait que les prêtres faisaient , de cette merveille , une preuve solennelle de la garantie donnée aux traités par les Dieux (2).

De qui en avaient-ils* reçu le secret? « Pro- « méthée , dit Servius (3) découvrit et ré- (( véia aux hommes Tart Ae faire descendre (t la foudre : ( eliciendorum fulminum )•.... (( Par le procédé qu'il leur avait enseigné , <( ihfaisaient descendre te feu de la région (( supérieure (supemus ignis, eliciebatur). » Entre les adeptes possesseurs de ce secret , Servius compte Numa, qui n*emplojra.lefeu

(1) « Audiat haec genitor qui fuimine foedera Bucit. »

Vir^il. Aeneid. ,lib. xri. vers. aoo.

(a) Cet usage du procédé coactif pourrait expliquer la merveille plus d'une fois rappelée dans les poètes , de coups de tonnerre entendus par un temps serein. Voyex cependant ci- ^près y pages i yc^ 1 83 .

(3) Servius in Virgil. eclog. vi.* vers. 42* — Ce passage , qui a échappé à tant d'écrii^ns modernes, avait frappé , il y a près de trois siècles ^ un auteur qu'on ne Ut guère que pour s'amuser, et qu'on pourrait lire quelquefois pour s'instruire. « Qu'est devenu , dit Rabelais , l'art d'évoquer des « deux la foudre et le feu céleste , jadis inventé par le sage « Prometheusl... »> {Rabelais, livre v. chap. 47 •}

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céleste qu^à des usages sacrés ; et TuUus Hostilius , (^xfut puni pour V as^oir prof ané .

Le souvenir du Caucase, sur les rochers duquel dût âtre expiée , pendant des siècles, la divulgation partielle d'un art si précieux , nous appelle vers l'Asie où le secret dut s'en répandre avant de pénétrer en Europe. On retrouve, comme nous l'avons observé, la légende de Jupiter Cataibatès sur les mé-* dailles de la ville de*Cyrrhus. Or il est peu croyable que les Grecs aient porté ce culte dans une ville lointaine , dont la fondation *ne peut-être postérieure au temps de Cyrus. Il est donc permis de soupçonner que la légende citée n'était que la traduction grecque d'un nom national de la divinité foudroyante , et que le secret auquel elle fait allusion n'a point été anciennement ignoré en Syrie.

Les Hébreux , au moins , paraissent l'avoir connu. Ben-David avait avancé que Moïse possédait quelques notions sur les phénomènes de l'électricité : un savant de Berlin {C\ a tenté d'appuyer cette conjecture d'argumens

(0 M. Hirt. Magazin encyclop. année 181 3. tome iv, page 4' 5.

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. plausibles. Michaëlis (i) est allé plus loin. U remarque i "* que rien n'indique qi|e la foudre^ pendant le laps de mille ans^ ait jamaîsfrappé le temple de Jérusalem, s"" Qu'au rapport de Josèphe (:2) , une forêt de piques à pointes d'or ou dorées ^ et très-aiguës ^ couvrail la toiture de ce temple ; trait de resseittblajace remarquable avec le temple de Junon , figuré

*sur les médailles romaines. «3° Que cette toiture communiquait avec les souterrains de la colline du temple y par le moyen de tuyaux métalliques, placés en connexion avec la^ do'*rure épaisse qui couvrait tout l'extérieur du bâtiment : le^ pointes des piques produisaient donc nécessairement l'efTot de paratomï^er^ res.... Comment supposer qu'elles ne remplissaient t|ue par hasard une fonction si im-* portante , que l'avantage que l'on en recevait n'avait point été calculé ; qu'on n'avait dressé des piques en si grand nombre, que pour empêcher les oiseaux de s'abattre sur la couver-

• (i) De l'effet des pointe* placées sur le temple de Salomofi' Magazin scientifique de Gottingue. m* année. 5' cahier. 1^83. .

('2) tl. Joseph. BeU. JtLa. adu, jRomah. liLt. t. cap. 14.

0BS SCIENCBS OCCULTES. ' tGj

ture du temple et de la salir? C'est pourtant là' la seule utilité que leur assigne FhîstorieR Josèphe. Son ignorance est une preuve ée^ plus de la facilité avec lafqoellé ont dû se pertf dre de .bautes connaissance» ^ tant que les; hommes, aaiîeud'en composer une science, raisonnée ^ n'y ^Odat cherché qu'un art empn rique d'opérer des merveilles;

Le même secret ne paraife pas avoir survécu k la deskrtietion de Peinpire de Gyri» ; eti toutefois, de* fartes probabilités indiquent que ce grand instrument de miracle ne manqua point à Zoroastre et à ses successeurs.

KhondémÎF (i) rapporte que le démon apparaissait à Zoroastre, a» miUtu dmfm;^^. qu'il lui impifima sur le corps une miarque lumineuse. Suivant Dion €hrysostème {p) ^ lorsque le prophète quitta la montagne où il. avait lon^-temps vécu dans la solitude, if partit tout brillant d'une flamme inextin»^ guible , quHt Mail fait descendre du deifprodige analogue à l'expérience de la béatifia cation électrique , et facile à opérer à l'entrée

i) D*Herbelot. Biblioth. orientale, art. Zerdascht* •i] Dion Chrysost. Oral. Borjrsthen^

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d'une grotte sombre. L'auteur des Récogni'* tiohs attribuées à saint Clément d'Âlexan* dFie( I ) etGrégoire de Tourà(3) affirment que , sous le nom de Zoroastre) l^s Perses révéraient un fils de Cham, qui, par un prestige magique^ faisait descendre le feu du del y ou persuadait aux honimes qu'il avait ce miraculeuse pouvoir « Les auteurs cités indiquerment-*ils en d'autres termes, d^s. expériences sur l'électricité atmosphérique , dont un Thauma*tui^e se serait prévalu pour apparaître , étin-pcelant de lumière, aux yeux d'une miiltitude frappée d'admiration?

Nous avons , .dans un autre ouvragé (3) , essayé de distinguer le folidateur de la reli*gion des mages , des princes et àei% prêtres qui , pour s'assurer le respect, des. peuples , ont priser après lui, le nom de Zoroastre.

Nous ne rappellerons point cette dbtinction., en rapportant ce qu'ont écrit de Zoroastre , des auteurs qui n'en ont point soupçonné là

(i) Recog, lib. iv.

(3) Greg. Turon, Hist. Franc, lib. i. cap. 5.

(3) Eusèbe Salrerte. JSssai historique et philçsophigue sur les. noms d'hommes, de peuples et de lieux. Note B. tome ii^. pages 427-/154.

nécessité : en la supposant aussi bien fondée qu'elle. nous parait l'être , ces écrivains n'au-* ront fait qu'attribuer au prophète , ce qui a appartenu à ses disciples , aux héritiers de sa science miraculeuse. Zoroastre , disent-ils , périt, brûlé par le démon qu'il importunait trop souvent pour répéter son brillant près* tige. En d'autres * termes , ils désignent un •physicien qui , dans la répétition fréquente d'une expérience dangereuse , finit par né-« gliger des précautions nécessaires, et tombe victime d'un moment d'oubli. Sddas (i) Cedrénus, et la chronique d'Alexandrie , disent que Zoroastre, roi de la Bactriane , assiégé dans sa capitale par Ninus, demanda aux dieux d'être frappé de la foudre , et qu'il yit son vœu s'accomplir , après qu'il eût recommandé à ses disciples de garder ses cendres comme un gage de la durée de leur puis^ sance .* Les cendres de Zoroastre , dit l'auteur des Récognitions, furent recueillies-et portées afux Perses , pour être conservées et adorées comme un feu divinement descendu du ciel.

Il y a ici une évidente confusion d'idées : on

(1) Suidas, jeiho Zoroastrès . -^ Gl/cas. Annal, pag. 129, .

l'JO DÉS SCIEIÏCES OCCULTE».

applique aiux cendres du prophète, le cuhe que ses sectateurs ne rendireftit. jamais qu^ap feu ^cré qu'ils avaient reçu de lui. Là confu" sion ne serâit-eUe pas nëe de l'origine préten-^ due de cefen sas^é ^ aHumé;, dîsaiVon ^ par la foudre. « Les mages , dtb AimnienlfarcettÎD , «' èonservent danis des foyers perpétuels, un ^ /etâmiraculeiésen^nt tombé desi deica: (i). )y Les Grec» qui donnaient «m premier chef des Pîersei^ le nom de la na$iori même , raiccHitaîfent aussi qu'au temps oà Perséus instruisit quelques Perses dans les mystères de Grcrgone^ un gfobe &ifl.amfné tomba du dél; Perséus en prit le feu sacré qu'il confia aux mages- ^ c'est; le nom qu'il avait imposé à ses disciples (3), Ici nous nous rappelons ce qu'a dit Servius ^ du feu céleste que les anciens habitans de la terre faisaient desdiendre sur leurs autels , et qu'on ne devait employer qu'à des usages sacrés : le rapprochement des deux traditions nous indique l'origine de ce^feu tombé des

(i) Ammian, Mardkll. lib. xxni. cap. 6.

(a) Suidas ^ yerbo PerweMis. — Dans le Chah-namah de'Per'dousi, Hou-cheng, père deDjah-Muras, comme Perséus Test de Merrhusj recueille aussi d'une manière miraculeuse le feu sacré Annales des Voyages,

D£S SGIBNCES OCCULTES, I7I

cieujç 9 à la voi?c 4e l'instituteur de^ u^ag£|s ; et (^estiiié a bjcûlçr éternellement sur les Pj-^ réesy en ThqipJieur du Dieu qui l'avaH accordé à la terre.

Pe la question qui noqs occupe ^ rapprpchons deiAf des. Oracles magiques que Pléthon (i )a cQQservéâ et commentés. Qn attribua ces oracles aux premiers disciples de Zoroatstre, pu à Zojroastre lui-même; ce qui n'a rien d'improbalj^le , puisque . Pantiquité possédait deiqiL millions de. vers dqnt ce prophète pa^ sait pQur être l'auteur (2),

yen 39 4^-.

« O homme ! ouvrage de la nature dan« toute sa témérité ! n Si tu m*inToques a pluçieura reprises, tu verras partout

<t (uniquement) celui que tu auras invoqué; « Car , ni le ciel et sa concavité penchée (vers la terre) ne

« t^apparaissent; ce Les étoiles ne brillent pas *, la lumière de la lune est voilée *, <c La terre tremble,.', et tout ce que lu vois sont des foudres. »

Pléthon , après avoir observé que l'homme est appelé Vous^rage d^une nature très-témé^ rairey parce qu'il entreprend les choses les

(i) Oracula magicaf cdente Jeanne Opsopoeo, 1689. (a) Plin,Hist.nat. lib. xxx. cap. 1.

l'ja DES SCIENCES OCCULTES.

plus hardies , ajoute : « L*oi^cle parle comme « ferait Dieu lui-même à Fhomme que l'on (( initie. Si tu m'invoques à plusieurs repri- (( ses...., tu Ycirras partout.... iifo; que tu au- « ras invoqué ; car tu ne verras plus rien que « que toutes Us foudres , c'est-à-dire , le feu « voltigeant {se répandant) ça et là dans tout « l'Univers. »

Ce commentaire qui nous apprend que le premier oracle se rapporte aux initiations, nous renvoie , par une de ses expressions , au second oracle , duquel elle est empruntée.

fkrs 46-4S.

« Quand tu verras le feu laint et sacré dénué de figure, <ç BrilUmt en voltigeant (en se répandant) partout dans les

« profondeurs de l'nniyersJ « Scoute la voix du Feu!

(( Quand tu verras , dit Pléthon , le feu di- « vin qui ne peut être représenté par aucune « figure f on sait que ta.loi de Zoroastre proscrit les images).., , m rends grâce ! et plein de (( joie , écioute la voix du feu qui t'apporte « une prénotion (une connaissance d^ l'avenir) (( très-vraie et très-certaine . »

DES SCIENCES OCCDLTI.S. l'yS

A travers l'obscurité dii texte et des explications , nous saisissons un trait important de l'initiation zoroastrienne. Si l'initié est intrépide , il invoquera le Dieu qju'il adore , et bientôt il ne verra plus que ce Dieu. Tous les autres objets disparaissent ; il est environné d'éclairs et de foudres; un feu qu'aucune tnîage ne peut ni ne doit peindre remplit son horizon ; et du sein du feu ^ une voix éclatante se fait entendre , et prononce des oracles infaillibles. • •

De ce qui a précédé , on pouvait déjà conclure aveé vraisemblance que Zoroastre avait des notions sur l'électricité et sur le moyen de faire descendre b foudre ; qu'il s'en servit pour opérer les premiers miracles destinés à prouver sa mission prophétique ^ et surtout pour allumer le feu sacré qu'il offrit k l'adoration de ^es sectateurs : maintenant ne sommes-nous pas en droit d'ajouter que, dans ses mains , dans les mains de ses disciples, le feu céleste devint un instrument destiné à éprouver le courage des initiés ^ à confirmer leur foi, et â éblouir leurs yeux de cette splendeur immense, impossible à soutenir par des rè-

Ï'y4 Ï>ES SCIENCES OCCULTES. • •

gards mortels^ qui est à la. fois l'attrihut et rimage de la divinité.

. Une tradition ( le lecteur en a sûrement fait la remarque ) semble attribuer la mort de Zoroastre à ce défaut de précaution dont nous .avons déjà signalé plusieurs victimes. Un autre récit pré.sente sous un aspect plus noble , te prppbéte , ou le roi de la Bactriane : décidé à mourir^, pour ne point toibboir au pouvoir d^i vainque.uri) ce fut sur lui-même qu'il dirigea la foudre ; et , par un dernier miracle 4e son art , il se donna une mort extraordinaire , dig^e de l'envoyé du ciel , et du pontife ou de l'instituteujr du culte du feu.

Ainsi remonte ce grand secret au temps ou commence pour nous l'histoire ; et peut-être au7<lelà^

Les ChaldéeDs quri ., da^s la guerre, contre 1^ jBactri^pe^ secondaîeut Ninus de toute la puissance de leurs arts magiques, durent post- §^çler , relativement k la • foudre , les mêmes cpnnaissances que. laur éinule : mais le fait i^'eft ,éta})}i.psgr,auQUî)' document historique. U n^'est pasi impossible qijie ces prêtres les ^ient de .bonne heure laissé se perdre «^ peutêtre faute d'occasions fréquentes de les em-

ployer; tandis qu'elles se conse(vèrent dans les.cantrée3 môntueuses de la Haute-Asi^s et da rÊtrurie , bien plus exposées que la fiabyloi^ie aux ravages de. la foudre. Ycici ce qui autoi*ise notre conjecture. Les Oracles magi- Ç^es que Pléthon attribue à Zoroastre ou à ses disciples , PsgUus les a commentés sous le Doin à^ Oracles chaidaïques {i\ les regardant comme émanés des prêtres chaldéens : et Texpli^ation qu'il donne de ceux que nous avpn^ qitjés ^ est toute astrologique et allégo* irique. Les Sages de Babylone et le prophète dp . l';j^riémd araient ^ nous le verrons , puisé prol)aJ:>l<^axent \ la même som^ce. Serait-ce qu^.l^ $0<:;rel; auquel les oracles font allusion^ ayant ét^é ooiise^rvé long-temps par les successeurs dis Zoroastre ^ des traces en ont^ub- 9Î$t« dan^ ^ doctrine dejs mages^ à qui FléthpjQt a £^mpriiQ]|é les notions* que développe son c4Mniii(eiQtaire7 Les Chaldéens^ au contraû*^ ,

(i) Le Recueil de Pdiellus tliffère de celui de Pléthon par Toidte* 'ésn9 k^a^ lea brades- ^ont 4i^o«éa (, on y remarque tyis^ (|U|elqïi^8 yariuntes et des additions considérables. Enfin les vers grecs y sont beaucoup plus corrects , ce qi^ii semble indiquer une traduction moins iidèle, ou faite sur un original moins ancien.

176 ♦ i DEÎ^ SCIEîfCE^ OCCULTES..

se seraient jetéi dati^ rallégorie et y auraient entrâiné après eux leur scholidste^ en voulant deviner ulie énigme, dont ce seci^èt, perdu ' pour eux, pouvait seul leur donner la i^ohition . Quelle, est cette source où nous soupçonnons que , de part et d'autre , les oracle^ ont été puisés ? L'habitude nous fait tourner les yeux vers l'Hindoustan, le berceau de la civilisation du monde ; et nous retrouvons en éfFèt la substance et quelques expressions saillân-* tes des deux oracles, dans cette stance de VYadjour'-J^éda : « Là, le soleil ne brille pas^ « non plus que la lutie et les étoiles; les lu- « mières ne ^voltigent pas (en ce lieu) : Dieu « inonde de lumière toute cette substahde « brillante , et l'Univers est éclairé de sla (( splendeur (1) )yi Zoroastré qui a fait à l'Itide antique tant d'autrèd emprunta, aurait pu âaiis douté, dans delui-ci, détourner le sens des mots, et appliqùei* à la cérémonie magique de l'initiation , une peinture métaphorique de la splendeur divine. Mais, d'abord, W. Jones penche à croire que « cette stance est une « paraphrase moderne de quelque texte des

(0 liechcrches asiatiques , tome i, pages 375-376.

;' DES SCIENCES OCCplTlÇS. ' in«

anciens livres sacrés (i),^ Cela explique pourquoi ses termes ne correspondent pas exactement à ceux* des Oracles magiques ^ et s'appliquent d'une manière moins explicite au secret de gouverner la foudre :1a paraphrase aura été faite à une époque où l'on avait oublié ce secret , et perdu de vue le sens propre du texte sacré. D'ailleurs^ ce passage de VOupnek'kat « connaître le feu , le 'soleil , la lune « et la foudre^ est le trorsième quart de la « science d^ Dieu (i) » , prouve que la science sacrée ne négligeait point d'étudier la nature du tonnerre , et qu'elle pouvait dés-lors indiquer les moyens de le détourner. Enfin ces inductions sont fortifiées par un fait historique. Au temps de Ktésias^ l'Inde connaissait encore l'usage des paratonnerres. Suivant cet historien (2), le fer recueilli au fond de la fontaine (Tor liquide (c'est-à-dire du lavage d*or) et fabriqué en forme d'épée , de tige pointue^ jouissait, dés qu'on l'enfonçait en terre , de la propriété de détourner les nuages , la grêle et la foudre. Ktésias , qui en vit

(i) Recherches asiatiques, tomei, pages 37i>-3;;6.

(2) Oupnek*-hat, Brahmen xi.

(3) Ktésias in Indic. ûp. Pkotium, Bibl, Cod, lxxii.

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