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DES SCIBffGES OCCULTES.
pales causes qui ont multiplié le nombre des sorciers. Importsinoe de cette Atcussion , prouvée ]^r des faits réceus.
Le merveilleux croît pour nous en raison de la distance qui parait séparer la cause de l'effet . Les boissons et les drogues ne peuvent s'administrer absolument à Tinsu de celui qui les accepte : on s'enivrait des parfums prodigués autour des autels et dans les cérémonies magiques, sans le vouloir, sans en soupçonner la puissance ; quels avantages n'offraient-ils pas au Thaumaturge, surtout quand il lui importait de produire des extases et des visions. Leur composition et leur choix étaient l'objet d'une attention scrupuleuse.
On se rappelle que, pour préparer les enfans aux révélations qu'ils devaient recevoir dans des songes, Porphyre recommandait l'emploi de fumigations faites avec des ingrédiens particuliers (i). Proclus,qui souvent, ainsi que les philosophes ses contemporains , n'a fait que rapporter, avec une interprétation allé-
(i) Gid'èssus. tome i. pag. 189.
gorique^ des prescriptions physiques dont le sens propre était perdu; Proclus (i) nous montre les instituteurs du sacerdoce ancien rassemblant diverses odeurs ei les unissant par les procédés d'un art divin ^ pour en composer un parfum unique, doué de vertus nombreuses ^ dont l'énergie, portée au comble par leur réunion , serait affaiblie par leur s6* paration.
Dans les Hymnes attribués à Orphée, Hymnes qui sûrement tirent leur origine du rituel d'un culte très-ancien , un parfum par^ ticulier est assigné à l'invocation de chaque divinité : cette variété dans les pratiques religieuses ne présentait pas toujours à la science sacrée une application actuelle ; mais on l'établissait d^une manière générale , pour s'en prévaloir dans les occasions païticulières ; le prêtre restant toujours le mattre d'annoncer à quelle divinité il fallait de préférence avoir recours^
L'action physique et morale des odeurs n'a pas été peut-être étudiée sous ce point de vue par les savans modernes , autant que par
^i) Proclus. De sacrificiis et magiâ.
les Thaumaturges de Fantiquité. Cependant, si Hérodote nous apprend que les Scythes s'enivraient en respirant la vapeur des graines d'une espèce de chanvre, jetées sur des pierres rougies au feu(i), la médecine moderne a observé que Podeur seule des graines de la jusquiame , surtout quand la chaleur exalte son énergie, produit, chez ceux qui la respirent , une disposition à la colère et aux querelles. Le Dictionnaire de Médecine {2) de r Encyclopédie méthodique , cite trois exemples qui le prouvent : le plus saillant est celui de deux époux qui , parfaitement unis partout ailleurs, ne pouvaient, sans en venir à des débats sanglans, rester quelques heures dans la chambre où ils travaillaient. On ne manqua point de croire la chambre ensorcelée ; jusqu'à ce que l'on découvrît, dans un paquet considérable de graines de jusquiame , placé près d'un poêle , la cause de ces querelles journalières , dont les deux époux étaient les premiers à gémir, et que la disparition de la substance vénéneuse fit cesser sans retour.
,1) Herodot. Ub. iv. cap. 75.
i^a) Tom. Vil. art. Jusquiame,
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Le Thaumaturge dut employer cette sorte d'agens avec d'autant plus de succès, que l'œil ne met point en garde contre eux , et qu'ils n'affectent point l'odorat d'une manière proportionnée à la violence de leurs effets.
Il est des substances plus énergiques encore que les parfums, et qui , pour modifier notre existence, semblent n'avoir besoin que d'agir à l'extérieur. L'extrait ou le suc de belladone appliqué sur une plaie cause un délire accompagné de visions ; une faible goutte de ce suc, si elle touche l'œil, jette aussi dans le délire ; mais elle produit d'abord Vamhliopie ou duplicité des images (i). L'homme ainsi atteint , à son insu , verrait les objets se doubler autour de lui, et, en proie à la vengeance des Thaumaturges, s'écrierait, nouveau Penthée , qu'il aperçoit deux soleils et deux Thèbes {p).
L'expérience a 'récemment prouvé, qu'administrés en linimens et aspirés par le système
(i) Cette dernière obsenration appartient au docteur Hymli. Voyez aussi Pinel, Nosographie philosophigue ( 5 édition ) » toin. m. pag. ^6. et Giraudy. Sur le délire causé parla Bekr ladone y etc. Thèse soutenue en i8t8.
('.0 Virgil, Aeneid. lib. iv. vers 469.
abfioribant ^ plusieurs médicamens agissent comme s'ils avaient été introduits directement dans Festomac. Cette propriété n'a point été ignorée des anciens. Dans le roman d'Achilles Tatius ^ un médecin égyptien , pour guérir Leucippe attachée de frénésie, lui applique sur le haut de la tête un Uniment composé d'huile dans laquelle il a fait dissoudre un médicament particulier : peu de temps après Ponction , la malade s'endort profondément. Ce que savait le médecin, le Thaumaturge ne l'ignorait pas ; et cette connaissance a pu lui servir à opérer plus d'un miracle bienfaisant ou funeste» On ne contestera point que les onctions ^ si fréquentes dans les cérémonies anciennes, ne lui offrissent chaque jour la facilité de la mettre à profit. Avant de consulter l'oracle de Trophonius , on était frotté d'huile sur tout le corps (i) ; cette préparation concourait sûrement à produire la vision désirée» Avant d'être admis aux mystères des Sages indiens, Apollonius et son compagnon furent frottés d'une huile
{\) PausMiias. lib, ix. cap. 39
si active ^ qu^il leur semblait qu^on Us lavait avec du feu {ï).
Les disciples des hommes qui naturalisèrent , au centre de TAmérlque , des idées et des pratiques religieuses empruntées à l'Asie^ les prêtres de Mexico , oignaient leurs corps d'une poounade fétide , quand ils voulaient , disaient- ils ^ converser avec la divinité. La base en était le tabac et une semence moulue qu'ils appelaient ololucfufuiy semence, dont Teffet était de priver l'homme de son bon sens^ comme celui du tabac d'engourdir la sensibilité. Us se sentaient alors très* intrépides et très-cruels (2) ; et sans doute aussi très-dispo^ ses à avoir des visions^ puisque cette pratique avait pour but de les mettre en rapport avec les objets de leur culte fantastique.
Abandonnons un moment les temples :.
(i) Philostrat, De vit. ApoU. lib. iii. cap. 5.
(a) Acosta. Histoire des Indes occidentales. liv. y. chap. a6. traduction française. (8®. 1616) feuillets aSS-aSy. Les prêtres mexicains faisaient entrer dans cette pommade les cendre» ou les corps d'insectes réputés venimeux ; c'était sans doute pour tromper sur la nature des drogues physiquement effi:caces.
suivons au dehors ce secret divulgué, et tombé entre les mains des magiciens vulgaires.
Tout est-il imposture dans ce que rapportent les poètes et les romanciers de l'effet des onctions magiques 7 II est difficile de le penser. Les ingrédiens dont elles se composaient avaient sûrement une efficacité quelconque.
Nous avons supposé qu'au sommeil qu'elles déterminaient , se mêlaient des songes lubriques ; supposition d'autant plus probable que c'était surtout l'amour contrarié ou l'amour trahi qui employait leurs secours. En proie à sa passion y qu'une femme en fit usage :
préoccupée de ses désirs et de l'espoir de les voir satisfaire , elle s'endormait ; il était naturel que leur unique objet occupât ses songe^ , et que bientôt elle attribuât aux caresses de l'être adoré, les émotions voluptueuses que lui prodiguait le sommeil magique. A son réveil, pouvait-elle douter qu'un charme aussi puissant que délicieux ne l'eût transportée dans les bras de son amant, ou n'eut rendu à ses vœux un infidèle ?
Ce que demandait aux enchantemens la passion ou la curiosité , l'onction magique le faisait ainsi obtenir en rêve; mais d'une ma-
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liiére si prononcée, qu'il était impossible de ne pas prendre l'iliusion pour une réalité : voilà ce que prouve l'histoire des procès de sorcellerie ; procès dont le nombre surpasse l'imagination. C'est la nuit , au milieu de leur sommeil , que les sorciers sont enlevés et transportés au Sabbat. Pour obtenir cette faveur, ils ont dû, le soir^ se frotter d'une pommade (i) dont ils cherchent , et dont souvent ils ignorent la composition ; mais dont les effets sont précisément ceux que nous venons de signaler.
On amène devant le magistrat de Florence , homme au-dessus de son siècle et de son pays, une femme accusée d'être sorcière : elle se déclare telle, et assure qu'elle assistera au Sabbat la nuit même, pourvu qu'on la laisse rentrer chez elle, et pratiquer l'onction magique ; le juge y consent. Après s'être frottée de drogues fétides, la prétendue sorcière
(1) Les déclarations faites par des sorciers , à l'inquisition. d*£spagne, en 1610 y parlent de la nécessité , pour aller au Sabbat y de se frotter la paume des mains , la plante de» pieds y etc. avec Peau que làclie un crapaud effrayé ou irrité ( LIorente. Histoire de l'inquisition, cbap. xxxvii. art. a. tom. 3. p. 43i et suivantes) : recette puérile, destinée à cacher aux adeptes même, lu composition de l'onction véritable.
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se. couche et s'endort sur-le-champ : on l'attache sur le lit ; des piqûres ^ des coups ^ des brûlures même ne peuvent interrompre son profond sommeil. Réveillée avec peine , le lendemain , elle raconte qu'elle est allée au Sabbat ; dans le récit de son rêve se mêlent les sensations douloureuses qu'elle a réellement éprouvées en dormant , et auxquelles le juge borne sa punition (i).
De trois récits identiquement semblables à celui-ci, que nous pourrions emprunter à Porta et à Frommann (2) , nous tirerons seulement une observation physiologique. Deux des prétendues sorcières , ainsi endormies par l'onction magique , avaient annoncé qu'elles iraient anSàbbat, et qu'elles en reviendraient, en s^envolant a^ec des ailes. Toutes deux crurent que les choses s'étaient passées ainsi , et s'étonnaient qu'on leur soutint le contraire. L'une , même , en dormant , avait exécuté des mouvemens et s'était élancée , comme si elle eût voulu prendre son vol. Tout le monde
(1} Paolo Minucci, jurisconsulte florentin , mort au xvii« siècle, nous a transmis ce fait intéressant, dans son commentaire sur le Malmantile racquistatOy cant. iv. ott. 76.
(a) J. B. Porta Magia natur. lib. 11. cap. a6. Frommann. Tract, de Fascin. pag. 562... 568-56*9.
sait que , dans le sommeil , quand le sang afflue vers le cerveau, il n'est pas rare de rêver que l'on s'élève , en volant, dans les airs.
En avouant qu'ils employaient l'onction magique pour se transporter au Sabbat , des insensés ne pouvaient en donner la recette :
la médecine la donnerait sans peine. Porta et Cardan (i) en ont indiqué deux : le solanum somniferum fait la base de l'une ; la jusquiame et l'opium dominent dans l'autre.
Le $age Gassendi, pour éclairer des misérables qui se croyaient sorciers , chercha à deviner leur secret , et à l'imiter. Avec une pommade dans laquelle entrait de l'opium , il oignit des paysans , à qui il persuada que cette cérémonie les ferait assister au Sabbat. Après un long sommeil , ils se réveillèrent , bien convaincus que le procédé magique avait produit son effet ; ils firent un récit détaillé de ce qu'ils avaient vu au Sabbat et des plaisirs qu'ils y avaient goûtés ; récit où l'action de l'opium était signalée par des sensations, voluptueuses.
(0 J. Wierius. De Pra€stig. lib. u. cap. 36. — J. B. Porta. Magia natur. lib. u. — Cardan. De subtUitate. Ub. i8.
En 1545 ) on trouva chez un sorcier une pommade composée de drogues assoupis* santés. Le médecin du pape Jules III , André Laguna , s'en servit pour oindre une femme attaquée de frénésie et d'insomnie. Elle dormit trente-six heures de suite ; et , lorsqu'on parvint à l'éveiller, elle se plaignit de ce qu'on l'arrachait aux embrassemens d'un jeune homme aimable et vigoureux (i).... De cette illusion , nous rapprocherons , avec le judicieux et infortuné Llorente , celle qu'éprouvaient les femmes vouées au culte de la Mère des Dieux , lorsqu'elles entendaient continuellement le son des flûtes et des tambourins, qu'elles voyaient les danses joyeuses des faunes et des satyres , et qu'elles goûtaient des plaisirs inexprimables : quelque médicament du même genre causait chez elles le même genre d'ivresse.
Nous en rapprocherons aussi les succès qu'obtenaient dans leurs amours les magiciennes, et par exemple celles qu'ont rendues célèbres Lucien et Apulée : ce sera étayer
'1) Â. Laguna. Commentaire surDioscoride. lib. 76. cap. 4* cité par Llorente. Histoire de l'inquisition, tom. m. pag. 4^8.
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d'une probabilité nouvelle l'opinion que le même secret, avec des variations légères, est arrivé , des mains des magiciens subalternes qui vendaient des filtres amoureux en Grèce et en Italie, jusqu'aux malheureux sorciers de l'Occident.
Il y a eu , de tout temps , plus de sorcières que de sorciers : une imagination et des organes plus mobiles rendent compte de cette différence. J'explique de même pourquoi, dans les fables si souvent répétées, des démons ou des génies qui , dans un commerce magique , s'unissaient à des mortels , les plus nombreuses portent sur des incubes.
Il n'y avait de réel que des songes voluptueux, déterminés par la nature aphrodisiaque des linimens ; songes plus fréquens chez le sexe le plus susceptible , et secondés souvent par des dispositions aux vapeurs hystériques.
Enfin , nous ne craignons pas de le dire :
pour expliquer les faits principaux consignés dans les archives sanglantes des tribunaux civils et religieux et dans les volumineux recueils de démonologie , pour expliquer les aveux de cette foule d'insensés des deux sexes qui ont cru fermement être sorciers et
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avoir assisté au Sabbat^ il suffit de combiner^ arec remploi de l'onction magique , l'impression profonde ^ produite par des descrip* tions antérieurement entendues des cérémo«»nies dont on serait témoin ^ et des divertis*semens auxquels on prendrait part , dans les assemblées du SabbaU Ces assemblées, en effet ^ et leur but coupable avaient été si"gnalés dés le commencement du cinquième siècle , et bientôt avaient éveillé la sévérité toujours croissante des prêtres, et des ma<gistrats ; on les peint comme fréquentes et d'assez longue durée : et toutefois, on n'a jamais surpris les sorciers dans une seule de ces réunions. Ce n'était point la crainte qui en aurait empêché : les mêmes recueils , les mêmes procès constatent qu'il existât des procédés certains pour que l'organe des lois , le ministre de la religion , loin dWolr rien à redouter de l'esprit de ténèbres, lui imposassent , et malgré lui s'emparassent des misérables qu'il égarait.... Mais, dans la réalité, ces réunions n'existaient plus, si elles avaient existé dans la forme qu'on leur sup-^ posait : elles avaient peu survécu aux derniers restes du polythéisme. Remplacées par des
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initiations individuelles, qui se réduisirent bientôt à des confidences intimes ; il n'en subsista que la tradition inexacte des cérémonies empruntées à divers mystères du paganisme, et la peinture des délices dont on promettait aux initiés de les faire jouir. Conformément aux déclarations des sorciers , on ne peut se dispenser de reconnaître qu'ils se frottaient diverses parties du corps, d'une drogue qu'ils croyaient magique ; et les faits cités prouvent que l'effet de cette drogue sur leur imagination, était assez énergique pour qu'ils ne doutassent pas plus de la réalité des impressions fantastiques qu'elle leur faisait éprouver, que de celle des sensations reçues dans l'état de veille. Ainsi , ils restaient fermement persuadés qu'ils avaient pris part à des festins splendides, quoiqu'ils sentissent, comme ils l'avouaient devant les juges, que ces festins n'apaisaient ni la faim ni la soif (i) ; ils ne pouvaient croire qu'ils n'eussent bu et mangé qu'en songe. Mêlant cependant à leurs rêves, comme cela arrive toujours^ ces réminiscences machinales, la
(i) Fromaiin. Tract, de Fasc. pag. 6i3.
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mémoire leur présentait , d'une part , la succession confuse des scènes bizarres auxquelles ils s'étaient promis d'assister; de l'autre part, elle faisait intervenir, au milieu des cérémonies magiques , des personnes de leur connaissance ) qu'ils dénonçaient ensuite, jurant qu'ils les avaient vues au Sabbat ; et leur serment homicide n'était point un parjure ! Us le faisaient d'aussi bonne foi que l'aveu inconcevable par lequel ils se dévouaient à d'épouvantables supplices. A Ingplstadt, dit Frommann (i), on lisait publiquement les aveux de sorcières condamnées au feu ; elles confessaient avoir , par leurs maléfices , tranché la vie de plusieurs personnes ; ces per^ sonnes vivaient; elles assistaient à la lecture, et , par leur présence, démentaient ces aveux
insensés et les juges néanmoins conti-
iluèrent à instruire des procès de sorcellerie ! En 1760 , à Wurtzbourg, une religieuse prévenue de ce crime , est traduite devant un tribunal; elle y soutient opiniâtrement qu'elle est sorcière ; comme les accusées d'Ingolstadt, elle nomme les personnes à qui ses sorti-
^i) Ibid.pa^, 85o.
léges ont donné la mort ; ces personnes vi^ iraient; et l'infortunée périt sur un bûcher(i): en 1760 !
L'opinion que ces développemens tendent à établir n'e^t pas nouvelle : déjà J. Wierius s'est honoré en la soutenant. Un théologien espagnol a adressé à l'inquisition un traité (2), où, s'étayant de l'opinion de plusieurs de ses confrères , il soutient que la plupart des faits imputés aux sorciers n'ont existé qu'en rêves ; et que, pour produire ces rêves, il suffisait de la drogue dont ils se frottaient , çt de l'opinion certaine qu'ils avaient conçue d'avance qu'ils allaient être transportés au Sabbat.
Nous ne nions point qu'après la cause générale, des causes particulières n'aient exercé ici une influence sensible : la possession de connaissances mystérieuses a d,û , par exemple, créer, chez une populace très-ignorante, l'opinion qu'un homme était sorcier. Telle est la source de la réputation généralement
(i) Voltaire. Prix de la justice et de l'humanité, art. x. (a) Lioreuet. Histoire de V inquisition, tom. m. pag. /i54'