‹ Des sciences occultes; ou, Essai sur la magie, les prodices et les miracles; (volume 3)Chapitre 22 sur 33 · II · texte numérisé non relu

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3o6 DfiS 8CIEN<:£S OCCULTES.

hommes. Saint-Cyr conjura le monsjtre , le força de sortir du puits et de se précipiter dans la mer(i). Des tableaux représentent encore ce miracle, que les ërudîts interprètent allcgoriquement , par les victoires que remportait le saint prédicateur sUr l'impiété et le libertinage. La même interprétation j^ouvait convenir au triomphe de saint Marcel sur le serpent qui désolait Paris , puisque , dit-on ^ « ce serpent parut hors de la ville , près du tombeau June^mme de qyalité qui avait vécu dans le dé3ordre (2). »

M. Dulaure(3), cependant, pense que cette légende et un grand nombre d'autres ont figuré lé triomphe de la religion chrétienne sur la religion des Romains et sur celle des druides. L'incrédulité , en effet , est le pire des vices, aux yeux de» chefe d'une religion : on est souvent corrompu à la fob et supers-

(i,) Description de$ Beautés de Gênes > in-8«. Gènes, 1781. pages 39-4 î* — Millîn. f^jojrage en Sai^oie et en Piémont. tome II. page aSg.

(9) Les Vies des Saints pour tous les jours de Vannée. tome u. page 84*

(3) "Dviiexixe.Histoire'physiquet civile et morale de Parisy !*• édit. pages i6t-i6a et i85-i86.

DES aCIENCBS OCCUtTBS. Sc^

titieux, et par conséquent soumis aux prêtres ; on n'est jamais soumis, quand on ne croit pas.

Le dragon que vainquit saint Julien (i), avait son repaire près, d'un temple de Jupiter : sa chute a pu figurer celle du polythéisme , lorsqu'à la voix de l'apptre du Mans , les adorateurs renversaient les autels du dieu détrôné et laissaient son temple désert.

Aux , lieux où fut jadis Épidaure , on voit une caserne que la tradition a désigné quelquefois comme la retraite de Cadmus métamorphosé, en serpent ; mais plus souvent comme le séjour du serpent d'EsGulape. Quand saint Jérôme raconte comment, à Épidaure, saint Hiilarion triompha d'un serpent dévastateur que récelait* cette même cawmey les érudits semblent en droit , de voir dans' son récit, l'emblème de la victoire du prédicateur de l'évangile sur le culte d -Ësculape (2). Ils expliqueront par une allégorie semblable le

(1) Mémoires de V Académie àeltiqÙB. tome ir. page 3i i.

(a) Appendini. Notizie istorico-eriiiche suUe antichieà, etc. de' JRagusei. tom. i. pag. ^-^o. — PoaqueyiUe. Foyage dans la Grèce- tome i. pages a4~^^- *

3o8 DBS SCIENCES OCCULTES.

miracle (|ui rendit saint Donat , évéque de Corinthe, vainqueur d'un serpent telleiïient énorme , que huit paires de bœufs avaient peine à traîner son corps privé de vie (i). La date du miracle , Tan 399 ^ rappelle en effet l'époque où le pagani'sihe succomba , sans retour, sous les coups redoublés que lui portaient à l'envi les deux fils de Théodosc,

Un dragon monstrueux désolait les en-^ virons de Theil , près de la Roche'aux''Fées (département d'IUe-êt-Vilaine) : saint Amel, apôtre de cette contrée, le traîna avec son étole jusqu'au sommet d'un mont %^ et lui ordonna de se . précipiter dans la ris^ière de Seiche. M. Nouai de La Houssaye pense que ce miracle figure la victoire remportée par le saint sur les derniers restés de- la religion druidique , dont la Rocke-^ux-Pées avait vu jusqu'alors se* perpétuer les cérémonies. Il explique de mêine la répétition d^un miracle semblable (hns la légende 'de saint 'Efflafn, et dans celle de quelques autres saints (2). On étendra volontiers sa conjecture aux œuvres

(jy Sigeberti Chronicon, anno ^^.

(9) Mémoires dt V Académie celtique, tome y. p. 377.

DES SCIENCES 0<^CULTES. 3og

d'un Thaumaturge qui, devant une pierre probablement druidique , et honorée encore aujourd'hui par des rites superstitieux , vainquit un dragon qui désolait le territoire de Neuilly- Saint -Front 7 dans l'arrondissement de Château-Thierry (i).

L'hérésie , non moins que lès fausses religions, est réputée l'œuvre de l'esprit de ténèbres (2). he dragon dont, jusqu'en 1728, les chanoinesdéSaint-Loup,.à Troyes,^ont porté, à la procession .des Rogations, une image en bronze (3), passait pour l'emblème de la victoire remportée par saint Loup sur l'hérésie des Pélagien»*

(1) Mémoires de la Société des Antiquaires de Franpç. lx>me 1. pages 4^6-437.

(a) Pour célébrer' Tanathème porté dans le concile de €onstaiice contre la doctrine de Jean Hus et de Jérôme de Prague , et le "supplice de ces \ deux infortunés , Tempereur Sigismond .institua l'ordre du Dragon renversé : le Dragon figurait Phérésie yaincue. Dictionnaire de Moreri.,Sitt, Dragon renversée

(3) tSiosley. Éphémérides, 3« partie, chap. gi.toraeii.

gages ^232-325.

3lO D&> SCIENCES OCCULTES.

S vn.

Multiplicité des faits de ce genre, adoptés comme des

faits réels.

Mais les allégories ne sont pas à la portée de la multitude ignorante et dressée à croire aveuglément^ Le serpent promené aux jours des Rogations ^ fut généralement regardé comme la représentation d*un serpent réel , à l'e^stence duquel ou ne craignit pas d'assigner une date .certaine. En vain révélait-on aux superstitieux* le sens de Tallégone ; en vain', par exemple, montrait- on , dans un tableau , saint Véran chargeant de liens Fesprit infernal': on persista à croire et à raconter que le territoire d'Arles fut jadis délivré par saint Vèran , des ravages d'un serpent monstrueux ; et un tableau placé à côté du premier, a. perpétué le souvenir de cette vie-

DES SCIENCES OCCULTES. 3ll

toîre (i), remportée , conformément à Porigine de la légende , à l'entrée d^une grotte, 2Lwpvè^ ai xxne fontaine.

Chaque paroisse ayant son dragon ,J'histoîre du monstre varia encore plus que ses formes : Pimagination et la crédulité lui attribuaient des OMivres surnaturelles. De l'effroi , on passa même aa respect , et plus loin, encore. Le dragon de Poitiers (2) était pieusement surnommé la bonne sainte^ J^erminé ; on le priait avec ferveur ; onr s'empressait d'y faire toucher des chapelets : soit que^jnonument adoptif^ il fût resté ce qu^il avait été jadis , une idole ; . soit qu'il le fàt devenu peu à peu, au milieu d'une populattoa superstitieuse.

Plus communément , l'emblème du principe du mal fut environné de signes de haine et d'horreur.. Son histoire justifiait cesjsentiinenà : il avait été Iç fléau du piays dans lequel on promenait son image. Son venin

(i) J'ai yu ces peintures dans la Majore y église d'Arles , en ifii3.

(a) Mémoires de la Société des Antiquaires de France. tomei. page 1^6^, -^Mémoires de l'Académie celtique, toaie y. page 5:f-55.

3l!2 DtES SCIENCES OCCULTES.

avait empoisonné les/ontaines, et son soufflé avait infecté Vbît de maladies contagieuses.

Il dévorait les troupeaux, déchirait les hommes y choisissait pour victimes de jeunes JîUes f des vierges consacrées au seigneur; . lea enfans disparaissaient engloutis dans Vat^ bime de sa gueule épouvantable; ...li Provins, jusqu'en 1761, les paroisses de Notre-Dame et de Saint-Quiriace faisaient porter à. la procession des Rogations , l'une,. un dragon ailé, l'autre, un monstre nommé Lézarde : ces deux animaux avaient désolé auti^efois la ville et ses environs (i). Saint Florent vint , par l'ordre de dieu , se fixer dans une grotte ou cat^^me , située sur la rive gauche de k Loire, et en chassa les serpens dont elle était remplie. Bientôt 'après il délivra les habitans de j9f or (aujourd'hui Saumup) d'un énorme ser^ pent qui dévorait les hommes et les animaux , et se cachait dans un bois , près des* bords de la Vienne (2).

" A Tonnerre , le saint aU>é Jean fut vain-

(i) Ch.Opoix. Histoire et description de Provins. in-8< Pi^ovins , i8a3. page8435-436.

(9) J.'J^ BodÎB. Recherches historiques sur Saumur et le Hnut'AnjoU' tomç i. pages 117-123..

DES SCIEI^CES OCCULTES. 3l3

queur d'un basilic qui infectait les eaux d'une Jontaine (i). La poivre de Larréf à laquelle un proverbe bourguignon assimile les femmes abcusées d^ayoir une mauvaise tête (a\ était un serpent^ caché près d^xxne fontaine j dans le voisinage d'un prieuré de l'ordre de Saint- Benoit, et qui,^ par ses ravages, fut longtemps l'objet de la terreur publique. A Aix, en Provence,, la procession. des Rogations va déposer sur un rocher, appelé le Roclier-du- Dragon et voisin d'une chapelle dédiée à saint André ^ la figure d*un dragon tué par l'intercession de ce saint apôtre (3). Noù moins secôurables que saint André et saint Georges, saint Victor, à Marseille, paraît vainqueur d'un reptile monstrueux (4) ; saint Théodore foule aux pieds un serpent (5) , et saint Se-

(i) Greg. Turon, De glorid confessor» cap. 87; •

(2) La Monnoye. iVoé'Z borguignon. in-i^. 1729, page 399- 400.— Vivre y vouwve ou guivre y yipère, serpent.. Le mot guiyre a conseryé ce sens dans le vocabulaire du blason.

(3) Faurîs Saint -Vincent. Mémoire sur l'ancienne cité d'jiix..\,. Magasin encyclopédique , année .iSi:t, tome Vc. page 287.

(4) A l'abbaye de Saint- Victor, à Marseille.

(5) Dorbessan. Essai sur les serpens sacrés. Mélanges historiques y critiques y etc. tome 11. page i38.

3l4 I>ES SCIENCES OCCULTES.

cond, patron d'Asti^ est représenté à cheval, perçant un dragon de sa lance (i). Nous, citerons encore plusieurs légendes semblables, sans avoir la prétention d'épuiser le sajet.

Nousconhaissons Forigine commune à toutes, et la cause qui, depuis )e V* siècle', a dû les multiplier dans l'occident : loin qu'on s'étonne de leur nombre y on pourra s'étonner de ce qu'il n'en subsiste paà d'avantage. *

' . sviii.

Variantes dans les ciit»nstances et les dates des récits 5 nouyeaux vestiges de la légende astconomi({iie.

La coutume de porter aux processions des

Rogations , l'image du serpent , n'a cessé que

peu à peu ; et l'on peut dire que cet emblème

<l(lïu prince des ténèbres n'a reculé que lente-

îaient devant le progrès des lumières. Plu-

(i) MilUn. Voyage en Savoie et en Piémont, tome 1. page 13 1.

DES SCIENCES OCCULTES. 3l5

sieurs églises de France n'en ont abandonné l'usage que pendant le XVIIP siècle ; Grosley, en 1771^ le trouva en vigueur dans toutes les églises des Pays-Bas catholiques (i). Pendant un laps de temps si long^ les récits^ ont dû varier, et après eux les explications.

Pour combattre la Gargouille , le dragon • de Rouen, saint Romaia se fit accompagner par un criiçinel condamné à mort , à qui le miracle du saint valut sa grâce.

ho clergé accrédita volontiers les récits de ce genre. Ils augmentaient son pouvoir, en faisant souvent attribuer à ses chefs le.

droit de faire grâce, ou du moins, comme à Roujen , de délivrer un prisonnier : ce n'était pas accorder trop au souvenir du miracle , dont, par la volonté de Dieu, un coupable , déjà condamné , était devenu l'înstrumentr

Plus volontiers encore le vulgaire accueillit cette variante de la légende universelle : des hommes, suivant lui, n'avaient pu se résoudre à un/combat si périlleux que pour a^ soustraire à une mort infâme et cruelle. Alors,

(1) Grosley. Voyage en Hollande, OEus^res inédites de Groslejr. 3 vol. in-S<». Paris , i8i5. tome iii^ page 336.

3l6 DË3 SCIENCES OCCULTES.

un criminel condamné à niprt, enleva à sainte Radegonde l'honneurd'avoir vaiilcula ùrandgueule^ ce terrible dragon de Poitierâ , qui i^prtait. chaque jour de Bdi caverne y située au bord de, la rmère de Cjjin , pour venir dévorer les vierges du Srigneur, les religieuses • du couvent de S^nte -Croix (i). Un autre condamné délivra, des ravages d'un* serpent , la paroisse de Villiers, près Vendpriie (2). Un troisième tua un dragon ou crocodile qui , caché sous les eaiix du Rhône.^ était le fléau des n^arins et dés habitansde la campagne (3). Un soldat déserteur, pour obtenir sa grârce, combattit un dragon ^hî répandait' Teffroi aux* environs de Niort (4) ; il en triompha ; mais lui-même il perdif la vie. . .

. En discutant son histoire, M. Éloi-Johan-

neau (5) remarque combien elle est rendue

suspecte, e^ par un des noms donnés au

. ' (i) Mémoirû$ de l'JLead^ie eelÈiqm. tome v. pages 52-53- 55. -^ Mémoires de la Société des jêntiq^aings dt Frqncei tome i^ pûg^ 4^4' 4?^* (i) Mémoires de V Académie celtique, tome iv. page 3i l.

(3) Ibid. tome v . page 1 1 1 .

(4) Ibid. ibid, pages 58-Go et i32-i34.

(5) Ibid. ibid. pages Sg et i34-i35.

prétendu soldat, nom qui signifie le vainqueur de la bêtCf du monstre ; et surtout par sa date, iSdg ou 1693, date beaucoup trop récente pour que l'histoire ne se fôt pas chargée d'un fait si merveilleux. La date as* signée par D. Calmet à l^pparitidn du ser* pent de Lunéville, est plus moderne encore 5 il la;, place à un demi-siècle du temps où il écrivait (i).... De trfutes les variations que le temps fait subir aux. traditions populaires , la plus commune peut-être porte sur les dates.

Pour ces récits, il n'existe point d'arcliives; et il est dans ta nature de l'homme de cher«cher sans cesse à rapprocher de lui les souvenirs que lui a légués le passé ; un trop grand intervalle entre eux et le présent, fatigue son imagination ; ne pouvant letîombler^ il tend & le rétrécir, à mesure que le. laps du temps l'agrandit.

Ainsi, la destruction du dragon <le Niort a été successivement placée . en 1689, puis en 1692. Celle de la Grand^ gueule de Poitiers , quand on l'a attribuée à un criminel 'condamné, s'est trouvée assez éloignée du

(1) Journal de Ferdun, juin 1751. page 4^0-

3t8 DES SCrBNCES OCCULTES.

temps où vivait sainte Radegonde ^ pour que Ton plaç&t en 1280 l'apparition ., dans cette ville , d'un dragon volant (i). Quoique saint Jérôme ait décrit le combat de saint Hilarion contre le serpent d'Épidâure ^ c'est à luimême (2) que. Ton attribue la défaite du monstre dont on montre aux voyageurs la caverne et la dépouille. La tradition qui attribue à sainte Marthe la destruction de la Tarçisque est modlerne, en comparaison de celle qui en assure l'honneur à seize braves , dont huit périrent victimes de leur courage ; les autres fondèrent les villes de Beaucaire et de Tarascon (3).

Nous pourrions signaler encore plusieurs dates qtie le temps a ainsi déplacées et rendues modernes. Mais c'est sous un autre rapport, qUfe la mort des braves de Tarascon et celle du soldat de Niort méritent d'être

(i). Méjhioiref de V Académie celtique, tome v. pages 61 -62 (9) PouquevUle. f^oyage dans la Grèce, tome i.|page8 ^4*

(3) Mémoires de la Société des Antiquaires de Frdnce, tmné I. page 4a3* La fondation de Tarascon (on pins exactement l'établissement des Marseillais dans cette yille) parait antérieure à la guerre de César contre Pompée. — Papon • Voyage de Provence, tome i.^ page aaS.'

DES SCIENCES OCCULTES. SlQ

relevées. Dans' les mythes quî peignent le combat du principe ée ht lumière contre le principe des ténèbres ^ le premier achète souvent la victoire au prix de sa vie : c'est ce qu'on raconte d'Osiris , de Bacchûs^ d'Atys et d'Adonis. Et, dans la mythologie Scandinave, au jour 4;errible <jui détruira et renouvelera le monde , le dieu Thor, après avoir foudroyé le grand serpent engendré par le principe du mal^ doit périr lui-même , étouffé dans les flots du venin que le monstre aura vomi.

Ne nous étonnons pas de retrouver, dans une circonstance analogue, un nouveau débris de la légende solaire, et dp voir plusieurs vainqueurs de serpens monstrueux succomber au milieu de leur triQmphe\, ou ne pas y sui'vivre.

Vers la fin du XV' siècle, ou, suivant une tradition plus ancienne, en 1:^73 ( car ici encore nous voyons la date varier pour se rapprocher de nous), les montagnes de Neufchàtel étaient désolées par un serpent dont plusieurs noms de lieu , aux environs du village de Sulpy , rappellent le souvenir (i) ;

(1) Roche à la vuivra, comhe à la vuivra , fontaine à la

3âp DES SCIENCES . QCCIfLTES.

Raymond, de Sulpy;, combattît le mondtre, le tira { et mourut deuxjoiirs après. .

Tel fut aussi le sort d'uâ-Belzunce qui délivra Bayoûne d'un dragon à plusieurs têtes : n périt, suffoqué. par la flamme et la fumée que le monstce vomissait (i).

Le patriotisme célèbre avec enthousiasme le nom d'Arnold Stroutlian de Winkelried c)ui , à la bataille de Sampach , en 1 386 , se dévoua pour le salut de * ses compatriotes.

Le nom d'un de ses ancêtres a un titre moins authentique, mais non tiioins populaire , à ritamortalité. Près d'Alpenach, dans le canton d-Underwald , sur lea bords de la nivièrt de Meleh, parut, én'i!25o, un dragon dont on montre encore ,1a ctwernt. Struth de Winkelried, qu'un duel avait fait condamner au bâhhissemcnt , voulût acheter le droit de rentrer dans sa patrie, en la. délivrant de ce flfe^u : il réussit; niais il mourut de ses blessures^ le l<i»ndemain de sa victoire (2). Péter-

vuwra (vuivra, vivr^ guivrcy serpent). Description des montagnes de NeuJchâteL Né^fdiàtel, i7G6..m«i9. pages 34~^7- (i) Mercure de France» 29 mars 1817. page 585.* {2) Le Conservateur suisse. 7 vol iii-12. Lausanne, 181 3- 18 T 5. tome VI. pages 440-44* • — Mayer. Voyage en Suisse.

mann-Eterlin ( qui ^k Ist vérité écrivait deux cent cinquante ans plus tard)(i) a consigne le fait dans sa chronique. La peinture l'a retracé sur les murs d'une chapelle voisine du lieu du combat ; le lieu a gardé le nom de Marais du dragon (Drakenried) , et la caverne I, celui de Trou du dragon ( Draken^ lok)...^ Ces noms commémoratifs ^ et ceux du même genre qui subsistent près de Sulpy, indiquent peut-être ^ comme celui du Rocher du dragon , à Aix , les endroits où s'arrêtait la procession des Rogations ^ et où l'image du dragon allégorique était momentanément déposée. Peut-être aussi se rapportent -ils, comme nous l'avons déjà soupçonnéi, au cours d'un torrent dévastateur.

tome u pagiK a5i 9 «emble attribuer cette aventure à ÀmoUl de Winkelried , et placer près de Statie , la caverne du Dra-^ gon,

(i) W. Coxe. Lettres sur la Suisse, tome i. page 160 de la traduction de Kamond.

it.

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