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saire pour • déterminer la miraculeuse harmonie*
Cette explication est sujette à plus d'une difficulté. Langlès suppose que le colosse proférait sept sons successifs : Strabon n'en, a entendu qu'un seul , et la* plupart des inscriptions n'en annoncent pas davantage ; deux iseulement (i) font mention de deux sons successifs , dans l'intervalle de moins d'une heure. D'ailleurs, quels témoignages pouvons nous invoquer 7 Ceux d'observateurs qui n'ont entendu la voix merveilleuse que depuis Pépoqùe où la. statue JTut. reur versée, sans qufo'n l'ait, jamais relevée : la position de sa partie supérieure; avait, donc cessé d'être la même 4 le soleil ne . donnait plus, à son lever, sur le point originairement déterminé ; supposée juste à une époque, l'explication se trouve donc insuffisante pour l'autre.
Ce n'était plus , en effet , à l'instant précis du lever du soleil, que les rayons lumineux rencontraient le point où nous supposons
(t) hà seconde et ïa sixième. Ijanglès. J)issertaiion f etc. pages a 18 et ^-lo.
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qu'ils agiss^ent sur le mécanisme. Aussi la voix ne résonpait-elle pas à un instant fixe ; mais irrégulièrement , de la première heure à la seconde ; on l'a entendue après la seconde heure, et même à la troisième. Ces variations, rapprochées de l'audition de deux sons successifs et du passage de Juvénal qui semble dire qu'il s'en produisait plusieurs , affermissent plus qu'elles ne l'ébranlent , l'explication deLanglès. Admettons un mécanisme composé dé sept pièces principales , que le soleil levant mettait toutes enjeu, avant le déplacement et la mutilation de la statue. Depuis cette catastrophe , ce ne devait être que trèsrarement et par une sorte de hasard , que s'opérait le miracle complet. Quelquefois, et sans doute à certaines époques de l'année , le soleil avait le temps d'échaufifer successivement deux des verges métalliques ; et l'on entendait deux sons à quelque distance l'un de l'autre ; plus souvent iï n'en pouvait échauffer qu'une , et le son produit était unique. f^'
Tout ceci, nous l'avouons, est purement conjectural ^ et tomberait d^ soi-même , si l'on reconnaissait que , ni dans le colosse , ni
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dan» ta base , il n'existfflit de cavité propre à reoerôir le mécanisme dont nous stij^sons Fexistence. Dans ce cas' seulement^ la mer-veille deviendrait plus grande : il nous serait difficile de l'imiter ; et plus difficile ebcore de lui assigner pour cause une supercherie répétée tous le^ matins, au jour, en plein air, au milieu des curieux qui se présentaient en foule pour en être les témoins , et cependant jamais découverte.
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