‹ Des sciences occultes ou essai sur la magie, les prodiges et les miracles (volume 2)Chapitre 26 sur 66 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Énumération et discussion de ces causes. Apparences décevantes et jeux de la Nature. Exagération des détails d’un phénomène ou de sa durée. Expressions impropres, mal comprises, mal traduites. Expressions figurées ; style poétique. Explications erronées de représentations emblématiques. Apologues et allégories adoptés comme des faits réels.

Tel est l’attrait attaché aux faits extraordinaires, que l’homme peu éclairé s’afflige quand on le retire des rêves du merveilleux pour le replacer dans la vérité, et que les apparences les plus légères suffisent pour transformer à ses yeux, en êtres vivans ou en ouvrages mobiles des hommes, les immobiles ouvrages de la Nature. Cet attrait, et le penchant à l’exagération qui en est une conséquence ; l’opiniâtreté des traditions qui rappellent comme subsistant encore ce qui a

cessé depuis des siècles ; l’orgueil singulier que met un peuple à s'approprier, dans son histoire , les traditions fabuleuses ou allégoriques qu’il a reçues d’un peuple antérieur à lui; les expressions inexactes , les traductions plus inexactes des récits anciens ; l’emphase propre aux langues de l'antiquité, et le style figuré, attribut essentiel de la poésie , c'est-à-dire du premier langage dans lequel les connaissances et les souvenirs aient été livrés à la mémoire des peuples; le désir naturel chez des hommes à demi éclairés, d'expliquer des allégories et des emblèmes dont le sens n’était connu que des sages; l'intérêt qui porte également les passions nobles et les passions basses à agir par le merveilleux sur la crédulité du présent et de l'avenir : telles sont les causes qui, séparées ou réunies, ont grossi les fastes de l’histoire d’un grand nombre de fictions prodigieuses (1), sans que les dépositaires des lumières

(1) Il est une de ces fictions dont la production, la durée et luniversalité ont tenu à la réunion de ces diverses causes. Elle nous a paru digne de devenir le- snjet d’un Mémoire particulier. Voyez , dans le second volume, la note A, Des dragons et des serpens monstrueux.

eussent besoin de seconder cette création par leur impulsion puissante. Souvent donc, pour trouver un fait naturel sous l’enveloppe du prodige le plus absurde, il suffira d’écarter les accessoires qu'y aura ajoutés quelqu’une des causes dont nous venons de signaler l’influence.

Parmi les métamorphoses et les merveilles consacrées dans l’histoire ou embellies par la poésie chez les Latins et les Grecs, plusieurs ne sont que la traduction historique de certains noms d'hommes, de peuples et de lieux : toutes s'expliquent par un principe simple ; au lieu dé dire que le souvenir du miracle a créé le nom de l’homme, du peuple, du pays ou de la ville, il faut dire, au contraire , que le nom a enfanté le miracle.

Cest ce que nous avons établi ailleurs (x), en indiquant, en même temps, l’origine de ces noms significatifs.

Si l'amour du merveilleux a fait adopter des récits dont l’origine fabuleuse était si

qui figurent dans un grand nombre de récits fabuleux et historiques.

(4) Essai historique et politique sur les noms d'hommes, de peuples et de lieux; par Eusèbe Salverte. Passim.

DES SCIENCES OCCULTES. 21 facile à dévoiler ; à plus forte raison, il a dü s'emparer des jeux de la nature , tels que les apparences qui font rouler aux fleuves des ondes ensanglantées, et donnent à un rocher la ressemblance d’un homme, d'un animal, ou d’un navire.

Memnon est tombé sous les coups d’Achille. Les dieux recueillent les gouttes de son sang ; ils en forment un fleuve qui coule dans les vallées de l’Ida. Tous les ans, au jour fatal qui vit le fils de Aurore périr victime de son courage , les eaux du fleuve reprennent la couleur du-sang dont elles tirent leur origine (1). Ici, comme dans mille autres occasions, la tradition grecque est copiée d’une tradition plus ancienne. Du Mont Liban, descend le fleuve Adonis (2). Chaque année, à la même époque, il prend une teinte fortement rouge, et porte à la mer des flots ensanglantés. C’est le sang d’Adonis ; et ce prodige indique que l’on doit commencer les cérémonies de deuil en l'honneur du demidieu. Un habitant de Bvblos expliquait le

(1) Q. Calaber. Praetermiss. ab Homer. lb. 11. (2) Traité de la Déesse de Syrie (OEuvres de Lucien }, tome v, page 1/43.

phénomène , en observant que le sol du Mont Liban, aux lieux où larrose lAdonis, est composé d’une terre rouge; dans un certain temps de l’année, le vent, desséchant la terre, soulève et porte dans le fleuve des tourbillons de poussière de la même couleur. Une supposition analogue peut rendre compte du changement de teinte qu'éprouve régulièrement le fleuve de lIda. Dans la saison des pluies ou de la fonte des neiges, ses eaux atteignent probablement, et dissolvent en partie un banc de terre ochreuse , imprégnée de sulfure de fer, dont les vapeurs infectes qu’exhale alors le fleuve (1), font reconnaitre la présence. L’apparence merveilleuse peut ainsi ne se reproduire qu’à une certaine époque, ou même qu'au Jour précis où les eaux du fleuve ont acquis leur plus grande élévation.

C’est en Phrygie que Diane couronna l’amour d'Endymion ; on reconnaissait, de loin, la couche qui fut le théâtre de leurs plaisirs ; il en ruisselait constamment un lait frais et éclatant de blancheur. À une distance moin-

(x) Q. Calaber. Praetermiss. ab Homere. Lib. 11.

dre, le spectateur ne voyait plus couler qu’une eau limpide ; au pied de la montagne , ‘on n’apercevait qu’un simple canal creusé dans le roc (1) : le miracle avait disparu ; une illusion d'optique, qui se dissipait d'elle-même , suffisait néanmoins pour en perpétuer la croyance.

Un écueil voisin de Vile de Corfou ‘offre l'apparence d’un vaisseau à la voile (2). Des observateurs modernes ont constaté cette ressemblance (3) qui avait frappé les anciens, et qui n’est même pas un fait unique : dans un autre hémisphère , près de la terre des Arsacides , sort du sein des flots le rocher d’Eddystone, si semblable à un vaisseau à la voile, que les navigateurs anglais et français s’y sont plus d’une fois trompés (4). On se borne aujourd’hui à noter cette singularité. Aux yeux des anciens Grecs, l’écueil voisin de Corfou était le vaisseau phéacien qui ramena Ulysse

(x) Q. Calaber. ibid. Lib. x.

(2) Plin. Hist. natur. Nb. 1v, cap. 12.

(3) Observations sur l'île de Corfou, Bibliothèque universelle (littérature), tome 11, page 195, juin 1816.

(4) La Billardière, Voyage à la recherche de la Peyrouse , in-40, Paris, an 8, tome, p. 215.

dans sa patrie, et que changea en rocher le dieu des mers, indigné que le vainqueur de son fils Polyphème eût enfin revu Ithaque et Pénélope.

Observons que ce récit n’a pas seulement pour base une fiction poétique : il rappelle da coutume pieuse, suivie par les navigateurs anciens , la coutume de consacrer aux dieux la représentation en pierre du navire qui les avait portés dans le cours d’un périlleux voyage. Agamemnon consacra un vaisseau de pierre à Diane , lorsque cette déesse , si chérement apaisée, rouvrit à l'ardeur guerrière des Grecs le chemin de la mer. Un marchand avait, dans Corcyre, consacré à Jupiter une semblable représentation, que quelques voyageurs néanmoins croyaient être le vaisseau sur lequel Ulysse retourna dans sa patrie (x).

(1) Procope, Histoire mélée, chap. xxrr. Sur une haute colline , près de la ville de Vienne, département de l'Isère, se trouve un monument qu’on appelle le Bateau de pierre. On n’y voit plus qu’un caveau voûté. Son nom, que ne motive aujourd'hui aucun souvenir, aucune apparence locale, a donc été conservé par une tradition ancienne ; il rappelle probablement que la voûte supportait jadis un bateau en pierre, consacré aux dieux par des voyageurs échappés aux périls de

Cette roche que l'œil distingue d’abord sur le flanc du Mont Sypile, c’est l’infortunée Niobé, transformée en pierre par le courroux ou la pitié des dieux. Q. Calaber chante cette métamorphose ; et toutefois, en l’admettant, il explique : « De loin, dit-il, on croit voir « une femme poussant des sanglots et fon- « dant en larmes ; de près, on ne voit qu’une « masse de pierre qui paraît détachée de la « montagne (1). J'ai vu, dit Pausanias, cette « /Viobé ; c’est un roc escarpé qui, vu de « près, ne ressemble nullement à une femme; « mais si vous vous éloignez un peu, vous « croyez voir une femme ayant la tête pen- « chée et versant des pleurs (2). »

Des maladies endémiques ont été nommées en style figuré, les flèches d’Apollon et de Diane , parce qu’on en rapportait l’origine à l'influence sur l'atmosphère, du soleil et de la lune, ou plus exactement, aux alternatives

la navigation du Rhône, et placé sur ce point élevé, d’où il frappait au loin les regards des passagers embarqués sur le fleuve.

(2)1Q. Calaber.…..……. sb

(a) Pausanias. Attic. xxr.

subites de chaud et de froid, de sècheresse et d'humidité qu’amène la succession du jour et de la nuit, dans un pays montueux et boisé. Que quelqu'une de ces maladies ait, régné dans le voisinage du mont Sypile; que, victimes de ses ravages, tous les enfans d’un chef aient péri successivement aux yeux de leur mère désolée; il n’y a rien là que de vraisemblable. L’homme superstitieux est enclin à supposer un crime où il voit un malheur; on racontera que Niobé a été justement punie : pleine de l’orgueil bien naturel qu'inspire à une mère la prospérité de sa nombreuse famille, elle avait osé comparer son bonheur à celui des divinités dont elle a ressenti les coups. On rapprochera. ensuite du souvenir de cette mère infortunée ; Le rocher qui figure ‘une femme éplorée, comme elle, et succombant à sa douleur; on finira par y voir son image. Tout cela:peut: aussi bien être une histoire vraie, qu’une allégorie propre à combattre la présomption, par le tableau de linstabilité des prospérités humaines. Dans l’un ou l’autre cas, les prètres d’Apollon et de Diane seconderont la croyance établie, s'ils ne l’ont pas fait naïtre,

etse plairont à montrer, sur le mont Sypile, un monument impérissable de la juste vengeance des Dieux.

Dans une vallée dont le sol est si profondément imprégné de sel que l’atmosphère même (1) en est chargée, le hasard a ébauché, sur un bloc de pierre, la figure d’une femme debout et détournant la tête ; près de là, dit-on, périt jadis l'épouse d’un patriarche célèbre, victime, dans sa fuite, d’un retard peut-être involontaire : le bloc salin devient une statue de sel, en laquelle cette femme a été transformée, pour avoir retourné la tête malgré les ordres de son guide; et la crédulité adopte avidement un prodige qui réunit l'avantage de se lier à l’histoire locale, et celui d'offrir un apologue dirigé contre la curiosité.

Tant d’inégalités hérissent la surface des rochers, que, dans les cavités qu’elles séparent, il sen trouvera toujours dont la forme rappellera celle de quelque objet familier à nos yeux. L’œil avide de merveilles y décou-

(1) Volney, Voyage en Syrie (œuvres complètes), tome rt, page 294.

vre bientôt des empreintes très-reconnaissables, et gravées sur la pierre par un pouvoir surnaturel. Je ne citerai point l’empreinte du pied de Budda, sur le pic d'Adam, à Ceylan : un observateur (1) soupçonne qu’elle est l’ouvrage de l’art. Cela est encore plus probable pour l'empreinte du pied de Gaudma , révérée chez les Birmans ; elle ressemble mieux à un tableau hiéroglyphique (2), qu'à un jeu de la nature. Mais,en Savoie, non loin de Genève, le paysan crédule montre un bloc de granit sur lequel le diable et son mulet ont laissé les traces profondes de leurs pas. Des traces non moins profondes marquaïent, sur un rocher voisin d'Agrigente, le passage des vaches conduites par Hercule (3). Sur les parois d’une grotte près de Médine, les Musulmans voient l’empreinte de la tête de Mahomet, et sur un rocher de Palestine, celle du pied de son chameau, aussi parfaitement marquée qu'elle le

(1) Sir John Davy, dans une lettre à sir Humphrey Davy, -son frère.

(2) Voyez la figure de cette empreinte dans l'Atlas du Voyage de Syme au royaume d'Ava.

(3) Diod, Sic. lib. 1v, cap. 6.

pourrait être sur le sable (1). Le mont Carmel s’honore de conserver l’empreinte du pied d’Élie, et celle du pied de Jonas est répétée quatre fois près de son tombeau, aux environs de Nazareth. Moïse, caché dans une caverne, laisse sur le rocher l'empreinte de son dos et de ses bras. La pierre sur laquelle on pose le corps de Sainte-Catherine, mollit et garde l'empreinte de ses reins. Les chrétiens révèrent, près de Nazareth, lPempreinte du genou de la Vierge-Mère; celles des pieds et des coudes de Jésus-Christ, sur une roche qui s'élève au milieu du torrent de Cédron ; et une dernière empreinte du pied de l’'Homme-Dieu, au lieu même où l’on assure qu'il quitta la terre pour remonter au séjour céleste (2). Quelque multipliés que soient ces prodiges (et nous sommes loin de les avoir rappelés tous), ils ne lassent ni la foi, mi la piété ; on les adopte, on les révère, on finit même par les transporter dans son propre pays. Au milieu du Soudan (3),

(1) Thévenot, Voyage au Levant, pages 306 et 320.

(2) Idem, ibidem, pages 319, 320, 368, 369, 350, 425 ct

(3) Sur une montagne située au nord de la ville de Kano ;

le Musulman zélé montre une empreinte gigantesque du pied du chameau sur lequel Mahomet monta au Ciel; et sur un rocher voisin de la Vienne , l’habitant du département de la Charente, reconnaït encore aujourd’hui lempreinte du pied droit de Samte-Magdelaine (1) : tant il est naturel à l’homme d’accueillir un prodige honorable pour les lieux que lui rend chers sa vanité nationale où sa croyance religieuse ! Béthléem offrait jadis, sur le dernier point, un exemple encore plus remarquable. En s’y couchant au bord d’un puits, la tête couverte d’un linge , on voyait, suivant Grégoire de Tours (2), l'étoile qui guida les trois mages, passer d’une paroi du puits sur l'autre, en rasant la'surface de Peau ; mais elle né se rendait visible , ajoute l'historien , qu'aux pélerins qui, par leur foi, étaient dignes de cette faveur, c’est-à-dire qu’à des hommes possédés d’une préoccupation assez vive pour ne pas recon-

Voyages et découvertes en Afrique ; par Denham , Clapperton et Oudney ; traduction française, tome 1x1 , page 38.

(1) Mémoires de la Société des Antiquaires de France, tome vi, pages 42 et 43.

(2) Greg. Turon., Miracul., Hb.1, 67.

naître, dans ce qu’ils apercevaient, l’image vacillante d’un rayon de soleil réfléchi par l’eau. II. Pour rendre à la vérité. des histoires en-apparence fabuleuses, il suffit souvent de ramener à des proportions naturelles , des détails visiblement exagérés, ou de reconnaître, dans le miracle présehté comme aussi constant qu'énergique, un phénomène faible et passager: Lie’diamant, le rubis, exposés long-temps au soleil et portés ensuite dans l'obscurité, répandent une lueur phosphorescente de quelque durée : l’emphase des conteurs orientaux nous montre un diamant, une escarboucle; éclairant, toute la nuit, par les feux qu'ils répandent, les profondeurs d’un bois sombre :ou les vastes salles d’un palais, Sous:le mom:de roukh ou rokh, les mêmes conteurs peignent souvent un oiseau monstrueux, dont la force excède toute vraisemblance. En réduisant l’exagération à une mesure donnée par des faits positifs, Buffon reconnait, dans cet oiseau, un aigle que sa vigueuretsesdimensions rapprochentdu condor d'Amérique, et du {zemmer-geyer des Alpes.

Que l’on rejette ce qu'ont raconté de l’immense Xraken , les marins du nord; que

l’on taxe d’exagération ce que rapportent Pline et Élien , des dimensions de deux polypes de mer, qu’avaient pourtant dû voir des observateurs nombreux, et à des époques peu éloignées de celles où l’un ct l’autre auteurs ont écrit; il suffit d'admettre, avec Aristote, que lès bras de ce mollusque atteignent quelquefois jusqu’à deux mètres de longueur ; et, comme les auteurs du nouveau Dictionnaire d'Histoire Naturelle | on avouera quil peut enlever un homme sur une chaloupe découverte (1). Que devient alors la fable de Scylla ? Ce monstre, le fléau des poissons les plus forts qui passaient à sa portée, et dont les six têtes soudainement élancées hors des flots, sur leurs cous démesurés , entraînèrent six des rameurs d'Ulysse (2); ce monstre, si l’on substitue, à l’exagération poétique , la réalité possible, n’est qu'un polype parvenu à une croissance extraordinaire, et collé contre l’écueil vers

(x) Voyez Plin., Hist. nat., lib. 1x, cap. 30; Æelian. De Nat. Anim., lib. xur, cap. 6 ; Aristot. Hist. Animal. lib. iv} cap.1; etle Nouveau Dictionnaire d'Histoire naturelle, in-8o, 1819, tome xxx, page 462.

(2) Homer. Odyss. lib. xt, vers go — 100 et 245 —126à.

lequel la crainte du gouffre de Charybde forçait des navigateurs peu expérimentés à diriger leurs frêles embarcations. Combien d’autres fables, dans Homèëre, ne sont ainsi que des faits naturels, grandis par l'optique de la poésie !

Dans l’énumération des plantes douées de propriétés magiques, Pline en nomme trois qui, suivant Pythagore, ont la propriété de congeler l’eau (1). Mais ailleurs, et sans recourir à la magie, Pline accorde au chanvre une propriété analogue ; suivant lui, le suc de cette plante, versé dans l’eau, s’épaissit soudain en forme de gelée (2). On reconnaît avec assez de vraisemblance, dans la plante qu'il désigne ici, une espèce de guimauve à feuilles de ‘chanvre | l’althaea cannabina de Linnée ; son suc très-mucilagineux peut produire, jusqu’à un certain - point, cet effet, qu’on obtiendra également de tous les végétaux aussi riches en mucilage : ce n'est donc, dans les deux cas, qu’un fait un peu exagéré.

(1) Plin. Hist. nat. Kb. xxrv. cap. :3 et 19. (2) Idem , ibidem. Wib. xx. cap. 23.

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