CE À
sciences occultes ; que de ces sciences quelques-unes se soient perdues en entier, doiton s’en étonner ? Quiconque a lu Phistoire, sait que non-seulement ces connaissances exquises, mais toutes les richesses intellectuelles restaient autrefois plus ou moins inaccessibles, étroitement resserrées sous la garde du génie du mystère.
Et combien de causes concouraient à entretenir le pouvoir de ce ténébreux génic!
L'influence subsistante de la forme fixe de civilisation ; les habitudes des initiations, auxquelles s’assimilèrent, par la suite, les écoles philosophiques; le prix d’une possession exclusive ; la crainte trop juste d'appeler sur soi la haine des hommes qu’un orgueil jaloux attachait à cette possession; enfin, et surtout, le besoin de retenir dans l'obscurité le genre humain pour le dominer; la volonté de conserver à jamais ce qui formait le patrimoine de la classe éclairée, la garantie de ses honneurs et de sa puissance.
Cette dernière considération n’a point échappé à un homme qui savait relever par une philosophie saine et profonde, le prix