‹ Des sciences occultes ou essai sur la magie, les prodiges et les miracles (volume 2)Chapitre 53 sur 66 · PSP · texte numérisé non relu

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delà, d’autres rainures où pouvaient se mouvoir les contre-poids qui élevaient le plancher; on voit aussi les places des chevilles qui le soutenaient immobile. à la hauteur désirée. Ce sont huit trous percés dans des blocs de marbre élevés au-dessus du sol, quatre à droite et quatre à gauche, et mn à re-

cevoir des chevilles d’une dimension

raor-

dinaire.

Vulcain, dit Homère, avait décoré l’'Olympe de trépieds , qui # moteur apparent , se rendaient à leurs places, dans salle du banquet des dieux (1) : Apollonius vit et admira de semblables trépieds chez les sages de l'Inde (2). La construction des automates n’est rien moins qu'une invention récente :

et nous né craindrons pas , d'après Macrobe (3), qui parle comme témoin oculaire, et sur la foi de l’auteur du 7raite de La déesse de Syrie, de rapporter qu’à N 4 et dans le temple d'Hiérapolis , des statues se mouvalent d’elles-mêmes.

(1) Homer. Iliad. lib. xvur. vers. 375-358.

&) Philostrat. De vit. Apoll. lb. vr. cap. 6. (# Macrob. Saturnal. lib.7r. cap. 3.

Comme une preuve de l’habileté des anciens, on doit citer encore la colombe de bois, fabriquée par le philosophe Archytas,

de telle manière qu’elle volait et se soute-

nait quelque temps en l'air (1). Le souvenir de ce chef-d'œuvre nous rappelle naturel-

lement.le désir que, de tout temps, l’homme a ne 7 devenir, dans les airs, le rival des oiseaux , comme sur les eaux, l’art de nager et surtout l’art de diriger des navires, le rendent le rival des habitans des fleuves et des mers: Nous ne cilMfons point Dédale et Icare : « Poursuivi par Minos pour avoir « révélé à Thésée les chemins et les issues « du labyrinthe , Dédale s’enfuit par mer avec «son fils($); » ses ailes furent des voiles que, le premier, en Grèce, il adapta à ses barques, tandis que les navires de son persécuteur ne voguaient qu’à la rame. Cela est d’autant plus vraisemblable, qu'il avait pu connaître en Égypte S.à des voiles, comme il avait rapporté de ce pays l’idée de la construction du labyrinthe. Mais si nous tournons nos regards

(1, 4. |Geil. Noct. Attic. b.x. cap. 13. * ‘2) Heraclit, de Politiis. verb. Icarus. os D à ; s - * 2 * :

La +

vers l’orient ( ce que souvent encore nous serons dans le cas de faire), des narrations dont l’origine est sürement"trés-ancienne , nous fournissent deux faits trop singuliers pour qu’il nous soit permis de les passer sous silence. Ici un char volant que, dans les airs,

un homme dirige à son gré, est présenté de

comme un chef-d'œuvre de l’art, n de

la magie (1). Là, au-dessous d’un ballon, est attachée une petite zacelle, où un homme se place ; le ballon, s’élançant dans les airs, transporte rapide

; Mod sire aller @).... Que conclure de ces récits ?

nt le voyageur où il dé-

Rien : sinon que les essais de la mécanique en ce genre, remontent probablement à une époque plus reculée que celle d’Archytas, # et que le Tarentin, disciple de Pythagore, disciple lui-même des sages de l'Orient , n’excita peut-être l’admiration de l’Italie que par des secrets puisés dans les temples de Meñiphis ou de Babylone. | FA

(1) Les mille et un jours. jours ox-cxv.

2) Les mille et une nuits. puvie nuit. tom. vi, pag. 144-146 k | Re tn 20 de ER Lo Le :

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