‹ Des sciences occultes ou essai sur la magie, les prodiges et les miracles (volume 2)Chapitre 55 sur 66 · LA · texte numérisé non relu

LA

mation d’un de mos principes les plus impor-

/ ï, à . Ê : . vi (1) Juvénal. Satir. xv. red. Philostrat. De vit, Apollë. <

lib, vr. cap. 4.

DES SCIENCES OCCULTES. 205 tans ; Ce que nous disons aujourd’hui de l’origine du miracle, on ne lignorait pas auitemps

du polythéisme.

vénal appelle magiques les sons qui sortaient de la statue (1) ; et nous avons établi que, chez les anciens, la magie était la science d'opérer des merveilles par des procédés Scientifiques inconnus au plus grand nombre des hommes. Un scholiaste du satirique latin est plus explicite encore; et, en commentant ce passage, il parle du mécanisme savant de . la construétion de.la statue (2) : c’est dire clairement que sa voix résultait du jeu d’une machine. Quand cet écrivain réduisait ainsi à un chef-d'œuvre de mécanique la merveille de la statue de Mémnon, il parlait sans doute d'après une tradition reçue. Cette tradition, toutefois, n’ôtait rien aux sentimens d’admiration et de piété que la voix sacrée réveillait dans l’âme de ses auditeurs (3). Il faut donc

(1) « Dimidio magicae resonant ubi Memnonefhordae. »

(2) Cité par J. Phil. Casselius. Dissertation sur les pierres vocales ou parlantes, pag. 8. Lanplès. Dissertation sur la statue vocale de Memnon. Voyage de Norden. tome 11. pag. 237.

(3) Voyez les inscriptions ces par Langlès. Dissertation sur la statue vocale. etc. pages 227-237.

2ne

296 DES SCIENCES OCCULTES. ” reconnaître ici un miracle, suivant le sens»

primitif de ce mot ; une chose admirable dont | on se plaisait à rapporter l'invention à l’inspiration des dieux, mais qui n’avait rien de surnaturel. À la longue, cette notion s’obscurcit dans l'esprit de la multitude ; alors, et peut-être sans que les prêtres eussent ..?

à tromper les adorateurs, la merveille de l'art

se transforma en un prodige religieux tee jour renouvelé. +

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