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DES SCIENCES OCCULTES. 349 lui impute, on lui applique sur ‘là langue un fer rouge. Il est déclaré coupable ou innocent selon qu’il se montre où non sénsible à l'atteinte: du feu ; et tous les accusés ne sont pas condamnés. |
Comment donc ce secret n’est-il pas encore parfaitement connu des savans Européens ; quoique nous ayons des communications intimes avec l'Hindoustan ,:où ilexiste certainement; quoique , de nos jours , des hommes incombustibles aient soumis leurs expériences à l’examen de ce que la France possède de plus éclairé, avec autant d'assurance qu’ils s’exposaient à la curiosité publique ?
= Notre incertitude sur ce point est d’autant plus remarquable, que nous connaissons beaucoup mieux les moyens dont se servaient les anciens pour mettre des substances inanimées à l'abri des atteintes du feu. L'art de filer ét de tisser l’amianté était poussé par eux assez loin, pour avoir souvent étonné, par des miracles, les regards de l’ignorance. Ils savaient aussi que le bois enduit d’alun refuse long-temps de s’enflammer: telle était la tour de bois élevée dans le Pi-
rée par Archélaüs, et que Sylla tenta vainement d’embraser (1). La tour de bois de Larix à laquelle César ne put mettre le feu(2), était préservée, par quelque enduit analogue, de l'atteinte de la flamme : nous ne connaissons point de bois incombustible , et le larix ou mélése ne jouit pas plus qu’un autre , de cette rare qualité. L'opinion qui la lui attribuait servait donc à cacher, sous un prodige imaginaire , un secret réel, dont on voulait se réserver la possession exclusive.
(x) A. Claud. quadrigar. Annal. Gb. xix. apud. 4. Gell. lib. xv. cap. 1.
(2) Vitruv. de Architect. lib. x. cap. 0.