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émoussent , suspendent , détruisent la sensibilité Mnerveuse ? L’opium , la jusquiame, la belladone, l’aconit, la morelle, le stramonium } a ont été essayés pour engourdir la douleur, dans les opérations chirurgicales ; et si l’on a renoncé à les employer, c’est que la stupeur qu ils provoquaient compromettait la guérison et même la vie des malades. Une cr:
pareille n’arrête pas les brahmes qui con: h sent les veuves hindoues sur le bûcher de | leurs maris Ÿ elle avait, on le sent , peu de prise sur les disciples du ’ieux de la
Montagne, ou sur les accusés
menacés de la 4 torture : et, parmi les substhcés citées, on peut en distinguer quelques - -unes dont s ë: ÿ servait sans doute le Thaumaturge oriental :
et d’autres assez communes en Europe, pour |
nine Je dit Taboureausk ù
que les geôliers , comme
fourr ir à un prisonnier, th : x vs, à l'instant où elles lui devenaient nécessaires. 4
pussent aisément en
Tels sont, et le nombre de ces substances et la facilité de s’en procurer, qu'il est permis F de supposer que, connues de tout temps, de
tout temps elles ont servi à opérer des mi- F #
racles. Ce ne sont point les modernes seuls qui ont été témoins des souffrances atroceset
DES SCIENCES OCCULTES. 409 presque au - dessus des forces humaines, qu'aux yeux de tout un peuple, endurent les Pénitens hindous ; les historiens grecs et latins en ont parlé (1); et les traditions nationales en font remonter la pratique jusqu’à Porigine de la civilisation religieuse. La patience des hommes qui s’y soumettent tient probable-
ment à la cause que nousbindiquons. À une
souffrance passagère, ils opposent l'usage actuel des drogues stupéfiantes ; ils le répètent souvent ; et cette pratique long-temps prolongée détermine un engourdissement habituel , et rend ces fanatiques capables de supporter des tortures qui durent autant que la
vie. La destruction presque entière de la sen-
sibilité physique ne peut guère s’opérer sans réagir sur le moral, et plonger l’âme dans une imbécillité profonde ; c’est en effet le carac-
- tère dominant de la plupart de ces Pénitens
miraculeux.
Cest aussi dans cet état d’imbécillité que sont représentés, par Diodore, les Éthiopiens sauvages dont il peint sens bite physique comme à Dpieuve des coups, des blessures ,
(1) Solin. cap. zv.
Mt
D: 4ro DES cie NCES OCCULTES. | des ré À plus Len r) 1). Un
d savant du XVII: siécle (2) supposait que le J NW. voyageur Simmias, | dont Diodore copie la EU
narration, avait pris , “pour le- caractère gé= à F néral de peuplade , l’état momentaré de L ” quelques individ, enivrés d’une boisson
fe - semblable au Népenthès chanté par Homère. #20 # ILest plus probable que Simmias rencontra . sur les Pac d'Éthi ie, des Pénitens tels ae
ceux que l’on trouve aujourd’hui dans PHin-
% doustan, et que l’état où il les vit était rendu | permane ar l’usage continuel des médica= < dot mens propres à le déterminer. Ps up. (x) Diod... Hb: mr. cap. 8. PE. 4 “ (2 ) Pierre Petit. D. M. LS sur le N épenthès. 8e. | | Utrecht. A AM F 5 à ; ‘ FIN DU PREMIER VOLUME.
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