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Des reptiles parvenus à une croissance peu ordinaire ont fait naître ou ont accrédité plusieurs de ces récits.
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A-t-il jamais existé des reptiles d’une proportion assez extraordinaire, des animaux d’une forme assez monstrueuse pour donner une origine naturelle aux récits que nous discutons ?
On à tué, près de Calcutta, en 1815, un crocodile de 17 à 18 pieds anglais de longueur, armé de griffes énormes. « À l’endroit ou la tête est jointe au corps, on voyait un renflement d’où sortaient quatre saillies osseuses ; sur le dos étaient trois autres rangs de saillies semblables ; et quatre s’approchaient de la queue, dont le bout formait une sorte de scie, étant la continuation de ces rangs de saillies, » (1) Ces renflemens, ces saillies osseuses, regardées avec raison comme une arme défensive, on les retrouve
(1) Bibliothèque universelle (Genève). Sciences. tome 1v. pages 222-293.
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sur la fameuse T'arasque de Tarascon, et sur
plusieurs dragons ou serpens , représentés
dans les tableaux de diverses légendes. Ir encore, la fiction a pu commencer par la peinture et l’exagération d’un fait réellement observé.
Le bruit se répandit, il y a quelques années, que l’on avait tué, au pied du mont Salève, un reptile monstrueux. Déjà lon commençait à lui attribuer des ravages proportionnés à sa taille. Sa dépouille fut examinée à Genève et ensuite à Paris, par des naturalistes : ce n’était qu’une couleuvre qui avait pris un accroissement remarquable , mais nullement prodigieux. Dans un siècle moins éclairé, en aurait-il fallu davantage, pour fournir, à la crédulité des montagnards de Savoie, un récit merveilleux, que la tradition aurait consacré et peut-être augmenté d'âge en âge ?
L'histoire a consacré le souvenir du serpent que Régulus combattit en Afrique avec des machines de guerre : c'était probablement un boa parvenu à son dernier degré de croissance. En accordant quelque chose à l’exagé-
ration , langage naturel de la surprise et de la