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aux anciens? ajoutez : Quand Aristote et Sénèque attribuaient les tremblemens de terre, à l’action de l’eau subitement transformée en vapeur par une chaleur souterraine, n’indiquaient - ils pas le principe dont il ne restait qu’à tenter l’application? Cent vingt ans environ avant notre ère, dans l’ouvrage intitulé Spiritalia, Héron d'Alexandrie n’a-t-il pas montré comment on peut employer la vapeur de l’eau échauffée, pour imprimer à une sphère creuse, un mouvement de rotation? (Arago. Notice sur les machines à vapeur, insérée dans l’Æ/manach du bureau des: longitudes, 1829, pages 147-151 ). Nous citerons enfin deux faits positifs. L'un, etc.
Ligne 13. Un monstre sorti de la mer, ajoutez en note: La ville de Tenos, dans l’île de ce nom, était inquiétée par un dragon redoutable : une femme habile dans l’art des enchantemens, sut attirer le monstre hors de sa retraite, et lui donner la mort, ( Aristot. De Mirab. Auscult. )
Ligne 17. Ou ne pas y survivre, ajoutez en note : Les traditions de la Grèce ancienne en offrent un exemple. Par l’ordre d’un oracle, la ville de Thespie livrait chaque année un adolescent à un dragon homicide. Cléostrate étant désigné par le sort pour ce sacrifice, Ménestrate, son ami, prit sa place; et, revêtu d’une cuirasse dont chacune des écailles portait un hamecon avec la pointe tournée en haut, il se livra au dragon, qu'il fit périr en périssant lui même. ( Pausanias. Boeotic cap. ). | Ligne 9. Dans la Mythologie hindoue (2), ajoutez à la note (2). Elle & pénétré au Kamtschatka , avec la religion Lamique, Dans les iourtes des Kamtscha-
dales du Nord, on voit l’idole Xhan-Tai, qui a la forme humaine jusqu’à la poitrine ; le reste du corps ressemble à une queue de poisson. On en fabrique une nouvelle, chaque année ; en sorte que Le nombre de ces images indique depuis combien d’années l’iourte est construite. (Kracheninnikow. Description du Kamtschatka. Première partie, chap. IV). Cette dernière particularité prouve que l’idole Khan-Tai, comme la Vierge-poisson des planisphères égyptiens, a un origine astronomique, puisqu'elle est restée le symbole du renouvellement de l’année.
À la suite de la note À, ajoutez :
L’impression de ce volume était achevée, quand j'ai eu connaissance d’un Mémoire de M. Bottin, intitulé : Traditions des Dragons volans dans le nord de la France (x). Instruit plus tôt des faits curieux qu'il renferme, je me serais empressé de les mettre en œuvre.
À tant d’autres dragons, j’aurais joint (S. IIT) le dragon de Saint-Amand (diocèse de Tournay),
que saint Amand chassa d’une ile où il répandait
l'effroi. J'aurais cité ($. VI et VII), 1° le Bailla,
figure de dragon que l’on promenait à Rheims , le
jour de Pâques; 2° le dragon doré que lon por-
- tait à la procession des Rogations, dans la paroisse Saint-Jacques, de Douai. La légende relative à cette
image, remonte à l’époque de l'introduction de la
fête des Rogations à Douai : le dragon était l'emblème du démon, qui avait dévoré le blé dans les épis et fait manquer la récolte, pour punir les cul-
tivateurs du refus de payer la dixme.
$. TI et VII. I n'existe point de village nommé +
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Torcy, près de Luneville. D. Calmet à voulu sans doute parler du bois de Thorey. Dans Ia commune de Donnematie, dont ce bois dépend, on voyait ‘encore , il y a trente - cinq ans, une pierre tumulaire, sur laquelle était gravée la figure d’un dragon ailé. Ce dragon paraît avoir donné lieu à la tradition subsistante dans le pays et rapportée par D. Calmet, laquelle d’ailleurs ne fait mention que de lapparition du monstre, et non de ses ravages.
$. X. Le dragon que tua, dans sa caverne, à l’instant où il allait dévorer une jeune le, Gille, sire de Chin (mort en 1137), est celui dont on porte encore l’image en procession, à Wasmes (près de Mons), le mardi de la Pentecôte et le dimanche de la Trinité. La légende, religieusement conservée dans ie Hainault , attribue au sire de Chin les traits les plus saillans de l'exploit dont, deux siècles plus tard, on fit honneur à Dieudonné de Gozon (mort en 1357): la difficulté d'obtenir la permission de combattre le dragon ; le soin de fabriquer long - temps d’avance une figure qui en offrait la ressemblance, afin de dresser peu à peu des chevaux et des chiens à l’attaquer sans frayeur; la précaution de se faire suivre au lieu du combat, par des serviteurs dévoués..……. voilà un exemple de plus de la facilité avec laquelle on applique, à des personnages connus dans un temps et dans un pays, les mythes que l’on emprunte à un autre pays et à une époque antérieure.
$. XI. En parlant des légendes auxquelles le Blason a donné la naissance, on ne doit point oublier la famille Dragon de Ramillies, qui portait, dans ses
armoiries, d'azur aü dragon d’or : elle faisait remon-
æ s) re)
ter l’origine de son nom et de ses armes, à la vic-
toire remportée par Jean sire de Ramillies, sur un
dragon qui ravageait le territoire voisin de l’Escaut, et que l’intrépide baron alla combattre, jusque dans la caverne où le monstre entraïnait ses victimes.