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CHAPITRE XXIII

Météorologie. Art de prévoir la pluie, les orages et la direction des vents ; il se transforme aux yeux du vulgaire en une faculté d’accorder ou de refuser la pluie et les vents favorables. Cérémonies magiques pour conjurer la chute de la grêle.

Difficiles à prévoir et suivis de résultats plus difficiles à réparer, les éboulements de montagnes, les tremblements de terre, les grandes convulsions de la nature sont heureusement assez rares. Il n’en est pas de même des phénomènes atmosphériques que renouvelle le cours des saisons, des mois et des jours ; phénomènes dontfavénement, la répétition, les variations promettent à l’espèce humaine tant de jouissances ou tant de privations, et dont les lois, impénétrables jusqu’à présent dans leur ensemble, se révèlent partiellement à l’observation persévérante et réfléchie. Le petit nombre de connaissances acquises sur ce point constituent la météorologie ; et cette science, dénuée de principes généraux et pauvre de vérités particulières, n’en a pas moins été, de tout temps, l’une des plus propres à agir sur la crédulité des hommes (1). 11 s’agit du sort des travaux de l’année, de la subsistance du lendemain, de celle du jour ; stimulée par les souffrances du présent ou par l’inquiétude de l’avenir, la curiosité qu’éveille l’attente des phénomènes atmosphéri-

(1) Voyez Boudin, Traité de géographie et de statistique médicales^ Paris, 1856, t. i.

ques, devient excusable dans son importunité et dans son abandon, dans la vivacité de ses craintes et dans l’excès de sa reconnaissance. Alors toutes les menaces seront écoutées avec une soumission religieuse ; tous les pronostics qui appellent, contre de grands désastres, de salutaires précautions, ou qui, dans un besoin pressant, raniment l’espérance prête à s’éteindre, seront accueillis comme des inspirations célestes.

Saül a prouvé, par une victoire, qu’il n’est pas indigne du trône : et, de l’aveu de Samuel, son élection a été confirmée par toutes les tribus d’Israël. Jaloux de son propre ouvrage, et convaincu douloureusement de la nécessité de se renfermer désormais dans les limites du pouvoir sacerdotal J Samuel assemble les Hébreux ; il leur reproche leur ingratitude ; et, pour prouver l’énormité du crime qu ils ont commis en demandant un roi, lorsqu’ils vivaient sous le gouvernement de Dieu, il annonce que, bien que 1 on ne soit point dans la saison des orages, il va prier le Seigneur, et le Seigneur fera gronder son tonnerre et versera sur les moissons qu’ils doivent couper en ce jour même une pluie abondante. A 1 instant, -Dieu l’exauce ; et tout le peuple implore la clémence de Dieu et de son prophète (1).

Après sept jours de marche dans le désert, l’armée de Joram et de Josaphat était sur le point de périr de soif, au bordd un torrent desséché; « Creusez des puits nombreux « dans le lit du torrent, dit aux rois de Juda et d’Israël « le prophète Elisée ; sans que vous ayez senti de vent,

sans que vous voyiez de pluie, l’eau va bientôt les rem- « plir; » et le lendemain, avant le point du jour, les pluies qui tombaient dans ridumée supérieure, à trois jour-

(1) lifig. lib. I, cap. 12, vers. 1-20. — Saint Jérôme {Comment. inAmos^ cap. IV, vers. 8) observe qu’il est très-rare de voir tomber de la pluie en l^dlestine aux mois de juin et de juillet.

nées de chemin, avaient rempli les puits et le torrent (1).

Une longue sécheresse désole la terre. Élie est envoyé par le Seigneur vers Achab, pour lui annoncer la pluie, si vivement désirée , et que le prophète , non moins habile que Samuel, avait sans doute su prévoir avant d’entreprendre ce dangereux voyage. Par un miracle que nous rappellerons bientôt , il obtient du roi , ou plutôt du peuple , le pouvoir d’immoler à la vengeance de son Dieu les prophètes de Baal. Alors il promet affirmativement le phénomène, de l’attente duquel il a tiré ce sanglant avantage ; et, impatient de voir la nature remplir sa promesse, il envoie jusqu’à sept fois son serviteur observer du côté de la mer, si à l’horizon encore dégagé de vapeurs s’élève le signe précurseur de la pluie. Le signe se montre enfin; et le ciel, obscurci tout à coup, verse des torrents de pluie , avant que l’imprudent qui s’est lié à la sérénité du jour ait eu le temps de regagner le plus prochain asile (2).

La preuve de la science météorologique du prophète se trouve moins, je crois, dans l’accomplissement de son pronostic, que dans la confiance avec laquelle, sans autre défense que ce pronostic , il osa affronter un roi qui le regardait comme son ennemi mortel, et l’irriter encore par le massacre des prêtres de Baal.

Le signe qu’attendait Élie était l’apparition d’un petit nuage, semblable, pour la forme et la grandeur, à F empreinte du pied d’un homme (3). Bruce a observé que les débordements du Nil sont invariablement accompagnés d’une pluie qui s’annonce par le même signe, et tombe de la même manière que celle qui fut prédite par Élie (à).

(1) Âeg. lib. iv, cap. 3, vers. 9-20. — Joseph . AnL jud. lib. ix, cap. 1.

(2) Reg. \ih. m,cap. 18, vers. l,2el41-45.

(3) Ibid. vers. 44.

(4) Bruce, Voyage aux aourceÿ du Nilp tome Vl, pages 658, 6o9.

uns SCIENCES OCCULTES. — CHAP. XXllI. 371

« Le cap de Bonne-Espérance est fameux par ses tem- « pètes, et par le nuage singulier qui les produit: ce « nuage ne paraît d’abord que comme une petite tache « ronde dans le ciel; et les matelots l’ont appelé œil de « bœuf..... Dans la terre de Natal, il se forme aussi un « petit nuage semblable à Vœil de bœufàn cap de Bonne- « Espérance, et de ce nuage il sort un vent terrible qui « produit lesmêmeseffets... Près de la côte de Guinée... « les orages... sont causés et annoncés, comme ceux du « cap de Bonne-Espérance, par de petits nuages noirs; « le reste du ciel est ordinairement fort serein, et la mer « tranquille (1). » Me défierai-je assez de l’attention du lecteur, pour lui faire observer quelles prédictions merveilleuses la connaissance de ces divers symptômes enfanterait, au milieu d’hommes qui n’en auraient aucune idée ; ou pour demander s’il s’étonnera que , par un temps serein, Anaxagoras et Démocrite (2) en Grèce, et Hipparque à Rome (3), tous trois sans doute habitués par l’observation à juger l’état de l’atmosphère, aient prédit des pluies abondantes, qui ne tardèrent point, en tombant, à justifier la perspicacité des trois physiciens (4) ?

Quand la sécheresse avait duré longtemps en Arcadie, le prêtre de Jupiter Lycéen adressait des prières et oflrait un sacrifice a la fontaine Hagno; puis, avec une branche de chêne, touchait la surface de l’eau. Soudain s’en élevait une vapeur, un brouillard, un nuage, qui ne tardait pas à se résoudre en une pluie abondante (5). Le

(1) Buiïbn, Hist. nat. Preuves de la théorie de la terre, art. xv.

(2) Diogeri. Laert. iii Anaxagor. — Philostrat. Vit. Apollon. lib.

cap. 2. — Plin. Hist. nat. lib. xvin, cap. 35. ^

(3) Ælian. De nat. animal, lib. vu, cap. 8.

(4) Pïm.Hist. nat. lib. xviii, cap. 28. — Diogen. Laerl. in Thalet. — Cicer. De divinat. lili. cap. 3. — Aristol. Polit, lib. i, cap. 2.

(5) Paiisaiiias, Arcadie. ca[). 38.

372 DES SCIENCES OCCULTES. CHAP. XXIll.

prêtre n’essayait point sans doute d’opérer le miracle, avant que des apparences plausibles lui en promissent le succès. Ainsi, dans TEurope moderne, on ne portait en procession les châsses ou les images des saints, on n’ordonnait des prières solennelles, pour ramener le beau temps ou la pluie , qu’autant que l’on pouvait compter sur le retour prochain de l’un ou de l’autre.

Les divers phénomènes atmosphériques exercent une influence si grande sur les travaux de l’agriculture, qu’à l’art de prévoir les uns se joint naturellement l’espérance, la possibilité même de deviner le succès des autres. Il n y a rien d’improbable dans un fait que l’on raconte également de Démocrite et de Thalès, qui, diton, devinèrent d’avance quel serait le produit des oliviers de la contrée. Les philosophes n’usèrent de leurs succès que pour montrer aux détracteurs de l’étude que la science peut conduire aux richesses. S’ils avaient prétendu prouver que le ciel leur révélait ses secrets, ils auraient été écoutés avec une plus grande admiration.

La science, cultivée par les sectateurs de la sagesse ou par les disciples du sacerdoce, a pu étendre plus loin sa prévoyance ; et, par suite d’observations sur la direction habituelle des vents et des courants dans certains parages, permettre à un oracle ou à un sage d’annoncer le succès ou l’issue malheureuse d’une navigation : ainsi, de nos jours , on a prédit, plusieurs années d’avance, quel obstacle le mouvement qui porte les glaces flottantes d’est en ouest, opposerait aux tentatives des navigateurs pour arriver au pôle arctique, aussi longtemps qu’ils navigueraient d’occident en orient (1). Mais, à des peuples peu éclairés et habitués à n’apercevoir les sciences

(1) Cadet, de Metz, Précis des voyages ‘par le Nord, pages 93 et suiv. =— Bulletin de la Société de Géographie, tome vi, page 220.

physiques que sous l’enveloppe du merveilleux, ces annonces circonspectes d’une savante prévoyance n’auraient pas suffi ; pour satisfaire l’impatience du désir, il fallait transformer les pronostics en assurances positives. Ainsi les prêtres de Samothrace promettaient, à ceux qui se faisaient initier à leurs mystères , des vents favorables et une heureuse navigation. Si la promesse ne se réalisait pas , il était facile de disculper la Divinité , en alléguant soit les fautes commises par les initiés, soit le tort qu’ils avaient eu de recevoir sur leur navire quelque coupable, ou, ce qui était bien pire, quelque incrédule.

Les druidesses de l’île de Séna prétendaient également au don de soulever ou d’apaiser les flots et les vents (1) ; et elles conservaient sans doute, par le même artifice , leur réputation d’infaillibilité.

Empédocle et lamblique ne faisaient que répéter le langage des temples, quand l’im, dans ses vers, se vantait d’enseigner l’art d’enchaîner et de déchaîner les vents, d’exciter la tempête et de rendre au ciel la sérénité (2) ; quand l’autre attribuait à Abaris et à Pythagore une puissance non moins étendue (o).

De semblables promesses flattaient trop la crédulité pour n’être point admises dans le sens le plus littéral. Les vents contraires au retour d’Ulysse furent enfermés dans une outre par Éole, et remis en liberté par les imprudents compagnons du héros. Les Lapons croient encore que leurs magiciens possèdent le pouvoir attribué par Homère au dieu des vents. Ne nous hâtons pas de nous moquer de leur ignorance : du moins elle ne les rend pas injustes et cruels !

(1) Pomponius Mêla, lib. iii, cap. 6.

(2) Diogen. Laert. lih. viii, cap. 59. — S. Clement. Alex. Siro?}?///. lib. v,

(3) larnblich. Vit. Pythaifor. lib. i, cap.

374 mis sciENCiiS occultes. — cfiap. xxm.

La croyance que la philosophie douait ses adeptes du pouvoir d’arrêter ou de déchaîner les vents subsistait, au IV*" siècle , chez les hommes éclairés des lumières du christianisme. Constantinople , encombrée d’une population immense, souffrait de la disette; les vaisseaux chargés de blé s’arrêtaient à l’entrée du détroit; ils ne pouvaient le franchir que par le vent du sud, et ce vent propice se faisait encore attendre. Jaloux de la faveur dont jouissait près de Constantin le philosophe Sopater, les courtisans l’accusent d’avoir enchaîné les vents et causé la famine; et le faible empereur l’envoie au supplice (1). Peu importe que les délateurs crussent eux-mêmes à la vérité de l’accusation : il est clair que le prince et le peuple regardaient la chose comme possible, et comme un fait dont on connaissait déjà des exemples certains.

On n’en doutait pas non plus aux viii*' et ix" siècles : au nombre des magiciens qu’il proscrit, Charlemagne place les tempestarii, qui provoquent les orages, les tempêtes et la chute de la grêle (2).

Cette croyance superstitieuse, et les fureurs qu’elle peutallumer ont-elles disparu partout devant les progrès de la civilisation?... Des pluies excessives contrariaient les travaux et détruisaient les espérances des cultivateurs ; on s’avisa d’en attribuer la continuité aux sortilèges d’une femme venue dans le pays, pour y donner le spectacle, cent et cent fois répété, d’une ascension aérostatique. Cette persuasion se répandit ; elle acquit une telle force que l’aéronaute dut prendre des précautions pour sa sûreté; sinon, elle risquait d’être immolée par

(1) Suidas, verbo Sopater. — Photius, Bibliothec. cod. 141. — Eunaplus, in Ædesio. — Sozomen. Hist. eccles. lib. i, cap. 5.

(2) De auguriis et aliis maleficiis... Capitul. lib. i, cap. 83 (in-12, Parisiis, 1588). Voyez aussi du Gange, Glossar. verb. Tempestarii... Tempestuarii.

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des hommes aussi éclairés que la populace qui applaudit jadis au meurtre de Sopater. Quels étaient ces hommes ? des paysans des environs de Bruxelles, des habitants de la ville même. Et la date de l’événement? le mois d’août 1828(1). Le même exemple pourra se renouveler dans un siècle, dans trois ; aussi longtemps que ceux qui prétendent exclusivement au droit d’instruire le peuple, penseront qu’il est de leur intérêt de le laisser croire à la magie et aux sorciers.

Quiconque accorde au thaumaturge le pouvoir de produire des fléaux, lui attribue, à plus forte raison, celui de remédier aux fléaux qu’enfante la nature. Pour affermir une opinion si favorable à leur crédit, les dépositaires de la science sacrée revêtirent plus d’une fois d’une apparence magique les opérations les plus simples. A. l’agriculteur qui demandait que, dans la saison , ses arbres se chargeassent de fruits, ils prescrivaient de les envelopper d’un lien de paille, dans la nuit où le polythéisme célébrait la renaissance du Soleil invincible , et où l’Église chrétienne solennise Favénement du Sauveur (2), nuit où le soleil, enchaîné dix jours par le solstice d’hiver, commence à remonter vers l’équateur, et où l’on a vu souvent la froidure se développer avec une intensité soudaine... L’expérience a prouvé que cette précaution peut garantir les arbres des effets malfaisants de la gelée.

On demande aujourd’hui à la physique des préservatifs contre la grêle; on les demandait jadis à la magie.

Les habitants de Cléone, en Argolide, croyaient reconnaître, à l’aspect du ciel, l’approche de la grêle qui menaçait leurs champs ; et aussitôt ils s’efforcaient de la

,1) Le Moniteur universel^ du 23 août 1828.

(2) E>orTîmann, Tract, de fascinatione, pages 341, 342.

détourner en offrant des sacrifices aux dieux (i). D’autres peuples opposaient au même fléau des chants sacrés (2). Ce n’étaient là que des actes de piété, aussi bien que le secret enseigné par quelques théologiens pour repousser la grêle envoyée par maléfices, et qui consistait surtout en signes de croix et en prières assez prolongées pour que la grêle pût cesser dans Fintervalle (3).

Mais, dans l’ancienne Grèce, des hommes hardis prétendirent obtenir, par enchantements (à), ce qu’ailleurs on ne demandait qu’à la clémence du ciel. Pausanias affirme même qu’il a été témoin de l’effet heureux de leurs opérations magiques (5). Jusqu’à ce qu’une expérience positive ait prouvé l’efficacité bien problématique encore des paragrêles (6), noüs penserons que, si les hommes qui se vantaient d’un succès de ce genre ont quelquefois paru l’obtenir, c’est qu’il ne devait point tomber de grêle, soit que l’on recourût ou non à des cérémonies magiques pour en conjurer la chute.

Ce n’est pas sans dessein que nous rapprochons les tentatives modernes des opinions anciennes. Dans le VIII® siècle, on espérait détourner la grêle et les orages, en dressant, vers les nuages, de longues perches. Ce procédé rappelle celui que récemment on a proposé, et que voulut accréditer, il y a environ cinquante ans, le physicien Berthollon. Mais comme, à l’extrémité des perches, on plaçait des papiers chargés sans doute de ca-

(1) Senec. Quœst. nat. lib. iv, cap. 6.

(2) Carmina... Pliii. Hist. nat. lib. xxviii, cap. 2.

(3) Wierius, De prœstigiis dœmon. lib. iv, cap. 32.

(4) S. Justin, Quœst. et respons. adorthoclox. Quœst. 31.

(5) Pausanias, Corinthiac. cap. 34.

(6) Dans un Rapport, lu à l’Académie des sciences en 1826, Pefficacité des paragrêles est présentée comme plus que douteuse.

riHAP. XXIU.

ractères magiques, cet usage parut entache* de sortilège, et fut proscrit par Charlemagne (1).

Les sorciers de ce temps-là ne faisaient-ils que renouveler les croyances, et peut-être les pratiques adoptées dans les âges antérieurs ? Nous n’osons l’affirmer. Mais ce qui nous paraît certain, c’est que des procédés tendant au même but, ontété très-anciennement prescrits et exprimés en hiéroglyphes ; et, chose digne de remarque, ils ont donné cours à une erreur que nous avons déjà signalée (2) : déçu par les emblèmes, l’homme ignorant a cru, en contrefaisant bien ou mal ce qu’ils représentaient, obtenir l’effet attaché au succès d’une prescription à laquelle ils servaient de voile. Nous expliquons de cette manière deux exemples très-ridicules de cérémonies toscanes que, suivant Columelle (3), les agriculteurs, instruits par l’expérience, employaient pour apaiser les vents furieux et conjurer la tempête. Gaffarel nous fournit un troisième exemple dans un secret magique, supposé propre à détourner la grêle (4) . C’est le comble du délire! et voilà toutefois à quel point de stupidité l’homme a pu être conduit, chaque fois qu’on ne lui a présenté que les résultats de la science, isolés de ses principes, et qu’on lui a montré ces résultats, non comme des notions acquises par l’union du raisonnement à l’expérience, mais comme les effets d’un pouvoir surnaturel.

(1) Carol. Magn. Capitul.

(2) Ci-dessus, chap. viii.

(3) Columel. lib. x, vers. 341-345. — Plus loin, l’auteur indique un procédé probablement efficace, pour préserver les semailles de l’atteinte des insectes; c’est de mouiller le grain avec le suc des plantes âcres, avec de la saumure ou de la lessive de cendres {ibid. vers. 351-356). Mais immédiatement après (vers. 357-364) vient un secret ridicule pour obtenir la destruction des chenilles: ce secret, que le même auteur (lib. xi, sub /i.ne) prétend avoir été enseigné par Démocrite, n’est probablement encore qu’un hiéroglyphe mis en action.

(4) Ciaftarel, Curiosités inouïes, chap. vu, § 1.'

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