‹ Des Scrofulides Graves De La Muqueuse Bucco-PharyngienneChapitre 7 sur 35 · DIVISION DU SUJET · texte numérisé non relu

DIVISION DU SUJET

Les faits qui peuvent servir à l’étude des manifestations graves de la scrofule sur la muqueuse buccale et sur la gorge sont de deux ordres : ce sônt, d’une part, toutes les observations de lupus de la face accompagné de lésions profondes; d’autre part, un certain nombre de cas dans lesquels les altérations ont exclusivement leur siége sur les muqueuses sans que la peau soit elle-même intéressée.

Ces dernières affections sont d’un diagnostic fort difficile, et il convient de discuter pour ainsi dire un à un chacun des faits qui sont déjà publiés, chacune des observations nouvelles.

(1) Dict. encyclop. des sciences médicales, t. IV, p. 753.

(2) Dict. de médecine et de chirurgie pratiques, t. Il, p. 484. (3) Archives de médecine. Décembre 1871.

(4) Thèse de Paris, 1874.

LA mue

Quant aux documents du premier ordre, je suis loin de les négliger, et ils me semblent, dans leur simplicité, devoir servir de guide pour l’analyse de cas plus délicats. Ils permettent de reconnaître plusieurs types cliniques qui se retrouvent avec plus ou moins de netteté dans les scrofulides graves primitives de la bouche et du pha-

rYnX.

J'ai donc étudié tous les cas de lupus que j’ai observés pendant les six premiers mois de 1874, à l'hôpital Saint- Louis, et j'ai pu compulser en outre une série d’observations antérieures réunies dans les cartons de M. Lailler.

J'ai examiné, dans le service de M. Besnier, onze sujets, affectés de lupus tuberculeux ou tuberculo-ulcéreux; | deux d’entre eux avaient des lésions graves des muqueuses de la bouche et de la gorge. Jai trouvé dans la collection de M. Lailler, 59 faits de lupus; chez 12 malades, bien que l'affection remontât parfois à 45 et 17 ans, l’absence de toute lésion des muqueuses est expressément constatée ; chez 28 autres, aucune altération n’est signalée. 13 sujets avaient des lésions plus ou moins graves ; 6 autres (et un de ceux que j'ai observés) avaient seulement des modifications très-minimes de la muqueuse buccale ou pharyngienne. J’ai vu enfin, dans les divers services de Saint-Louis, un certain nombre de lupus avec lésions de la gorge, dont je ferai mention dans le cours de ce travail; mais ils ne peuvent servir, \ comme les précédents, à indiquer la fréquence relative des altérations des premières voies digestives dans les cas de lupus. | |

Je n’ai pas parlé jusqu'ici du lupus érythémateux; il n'envahit en effet les muqueuses que dans des cas très-

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exceptionnels. M. Bazin (De la scrofule, p. 214) cite un cas d'extension du lupus érythémateux à la lèvre inférieute. J'ai observé deux faits semblables; mais dans aucune des dix observations qui m'ont été communiquées par M. Lailler, les altérations de la muqueuse buccale ne se trouvent signalées.

LÉMONS DE LA MUQUELNE BUCCO-PHARYNGIENNE

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