LS RARE
tion initiale, se manifeste une remarquable tendance à
A la destruction qui, tantôt, se fait avec une rapidité rap-
pelant le lupus exedens (L. qui détruit en profondeur),
tantôt, procède silencieusement par une sorte d’usure
progressive, tant le travail ulcératif est peu manifeste.
Le lupus qui détruit en surface ne serait représenté que par quelques cas d'extension à la muqueuse labiale du lupus érythémateux ou par certaines ulcérations trèssuperficielles.
Le lupus hypertrophique a son analogue dans cer-
taines tuméfactions diffuses de la muqueuse de l’isthme M ou de quelques autres points de la cavité buccale. Ne LS Cette simple indication laïsse entrevoir que, sur les muqueuses comme à la peau, le lupus, ou mieux la scrofule, dont le lupus est si souvent la manifestation, revêt Ne à des apparences diverses; une observation le montrera N. mieux encore :
OBsERVATION I. — Lupus.— Scrofulide tuberculo-ulcéreuse de ja face.— PESTE Lésions des lèvres, de la gorge et de la langue.
F2 Geisel (Charles), 27 ans, mécanicien, Saint-Léon 56 (service de ER rh M. le D' EBesnier). Entré le 27 avril 1874.
MU + Homme grand, de constitution moyenne, ayant eu dans l’en-
{ PACA fance des gourmes, des glandes au cou, des ophthalmies; plus
LR 2e tard, deux blennorrhagies, mais aucun accident de syphilis.
MR A l’âge de 13 ans, débuta sans cause connue, sans traumatisme,
t + nt une tuméfaction du lobule du nez avec rougeur, sans ulcération
Fe AN OMR ni croûte au début; plus tard, et peu à peu, la lésion s’étendit en
| surface, et, depuis cinq ans, la portion cartilagineuse du nez est détruite. Il existait déjà, depuis un temps que le malade ne peut
PU préciser, avant que le nez commençât à rougir, un écoulement nasal que G... compare à un rhume de cerveau prolongé, sans
# à jetage purulent, sans croûtes (lupus primitif de la pituitaire?).
11700 La lésion fit des progrès fort lents avec des périodes d’aggra-
Homolle. 3
gr
vation vers le printemps et l'automne de chaque année, tandis que, l’étéet l'hiver, iLy avait une amélioration relative. /
Ilyatrois mois, la lèvre supérieure s’excoria dans sa portion muqueuse, mais la lésion fit peu de progrès. Depuis trois semaines au contraire, sous l'influence d’excès alcooliques, l'affection à marché plus rapidement, et en même temps, le nez, qui était cicatrisé, s’est ulcéré de nouveau.
Actuellement, toute la partie moyenne de la face, le nez, une partie des joues, la lèvre supérieure et la région voisine des commissures labiales sont le siége dela scrofulide. La lèvre inférieure ne présente d’altération de la muqueuse que dans sa moitié droite.
Des lésions importantes existent à la voûte et au voile du palais,
à l’isthme du gosier, enfin sur la langue.
La lèvre supérieure, projetée en avant, a uu aspect lisse, une coloration un peu livide. Toute la portion muqueuse est ulcérée ; elle présente au niveau des commissures, surtout à gauche, des éminences tuberculeuses à surface mamelonn‘“e müûriforme, d’une, , teinte carminée avec un léger enduit laiteux.
La portion constamment exposée à l’air, plus sèche, est recouverte d’un enduit concrété, d'apparence gommeuse.
La moitié droite de la lèvre inférieure est iuméfiée; la muqueuse, lisse et douce au toucher, au lieu de présenter la coloration rouge pâle, carnée du côté opposé, a un ton plus vineux; elle est un peu boursouflée inégalement, et, sur le fond rose violacé, se’ voient d’assez nombreux points pâles qui semblent correspondre à des glandules, ne font aucune saillie, et ne donnent aucune sensation de dureté sous le doigt.
La tuméfaction avec état mamelonné granuleux se prolonge sur la muqueuse des joues jusqu’au voisinage des grosses molaires à gauche et un peu plus loin à droite.
Il est difficile d’apercevoir la muqueuse gingivale ; elle est rouge, violacée, fongueuse avec déchaussement des dents et enduit purulent à leur sertissure.
Sur toute la voûte palatine, la muqueuse, d’une coloration presque normale, présente un état granuleux très-prononcé; au voisinage des dents en particulier, elle est couverte de petites éminences mamelonnées, du volume d’un grain de chènevis à celui d’un très-petit pois, rouge pâle, avec une teinte laiteuse diffuse ; chacune d’elles est couverte de petites gfanulations secondaires, arrondies, miliaires. Au voisinage du voile, la muqueuse est plus
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