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égale, Le pilier postérieur du côté gauche, gros et court, se dirige -
assez brusquement en arrière et en dedans; il va adhérer, après un court trajet, au fond du pharynx qu'il est difficile de découvrir derrière le voile pendant, peu mobile et augmenté de volume dans toutes ses dimensions.
Quant aux piliers antérieurs, ils sont un peu mamelonnés et c’est par eux que les lésions du voile du palais semblent se relier à colles dont je vais parler maintenant.
Vers la base de la langue, à la limite des parties qu'il est possible de découvrir par l’examen à la simple vue, sont deux éminences tuberculeuses. L’une, antérieure, située du côté gauche de la ligne médiane, ale volume et la saillie d’un demi-pois; sa forme est assez régulièrement ovalaire; ses bords sont nets; sa surface présente quelques saillies papillaires peu prononcées ; sa coloration est plus pâle, plus jaunâtre, plus mate que celle des parties voisines; sa consistance est ferme. En arrière dé ce tubercule en est un autre moins volumineux, mais de même apparence, entouré
. lui-même d’éminences moins distinctes qui se confondent avec les
grosses papilles de la base.
L’épiglotte, déformée, montre le même gonflement de la muqueuse que les parties environnantes. La même tuméfaction avec apparence de fermeté s’observe sur les replis aryténo épiglottiques dont la surface est légèrement mamelonnée, boursouflée.
Les cordes vocales supérieures paraissent, elles aussi, un peu épaissies.
A la région sus-hyoïdienne, du côté gauche, se trouvent quelques ganglions augmentés de volume.
L'épididyme gauche est le siége d’une induration consécutive à une orchite.
La santé générale est excellente; il n’existe aucun signe physique, aucun symptôme fonctionnel de tuberculose,
La voix est tout à fait normale.
La déglutition se fait régulièrement
Le voile du palais a perdu sa sensibilité réflexe; on peut, avec l’abaisse-langue, le frotter sans déterminer de mouvements réflexes. Quant à la sensibilité tactile, elle est très-bien conservée.
Il n’y a aucune douleur spontanée.
Le goût, l'audition n’ont subi aucun trouble.
Traitement général. —: Huile de foie de morue ; sirop d’iodure de fer ; iodure de potassium, À gramme chaque jour.
Traitement local. — Pommade à l’onguent citrin, 0,50 centigr. pour 30 gr.
A la fin de juillet, après trois mois de séjour à J’hôpital, le malade est notablement amélioré : le gonflement de la face a beaucoup diminué; la teinte violacée des téguments a fait place à une coloration plus rosée.
Trois ulcérations superficielles, à fond lisse, jaunâtre, d'apparence lardacée, se voient à droite et à gauche de la luette et sur le pilier antérieur gauche.
Chez ce malade, en résumé, se montraient à la fois, ici, une simple tuméfaction avec rougeur livide (sur la lèvre inférieure); là, un état mamelonné granuleux, presque végétant en quelques endroits (sur la muqueuse palatine); comme fongueux en d’autres (aux gencives). Ailleurs, ce sont des saillies d'apparence tuberculeuse (sur la base de la langue); sur d’autres points encore, à une période différente, des uicérations superficielles pulpeuses, à droite et à gauche de la luette dont elles semblent préparer la destruction.
En général cependant les lésions sont plus uniformes, et l’on peut ainsi distinguer un certain nombre de types que je vais indiquer en empruntant pour les décrire les termes mêmes de mes observations.
On ne tarde pas d’ailleurs, lorsqu'on étudie plusieurs malades, à reconnaître que la localisation des lésions tend à leur faire revêtir un caractère plus ou moins spécial; aussi, après l’étude des formes extérieures, sans distinction du siége, passerai-je rapidementen revue les diverses manifestations qui se peuvent observer aux lèvres, aux gencives, à la voûte et au voile du palais, sur la muqueuse des piliers, de la langue, de l’excavation amygdalienne, du fond du pharynx, sur l’épiglotte et au larynx.
TA L'analyse des symptômes fonctionnels qui accompagnent les désordres matériels complétera le tableau cli-
‘nique.
Des divers types que peuvent présenter les lésions lupeuses de la bouche ou de la gorge.
On est obligé d’admettre, au point de vue de la forme des lésions buccales ou pharyngées qui aécompagnent le lupus de la face, plusieurs types distincts : l’érythème d'apparence particulière qu'on pourrait désigner par le nom d'érythème livide, les granulalions, un type- Aypertrophique, un type atrophique, les ulcérations, enfin une forme cancroïdale qui éveille invinciblement l’idée d’une transformation in situ que plusieurs dermatologistes ont admise, et dont l’anatomie pathologique a confirmé la réalité dans un nombre, à la vérité très-restreint, de cas bien observés.
1° Erythème livide. — I] est très-fréquent, en dehors de toute autre altération des muqueuses, de rencontrer, chez les sujets atteints de lupus, une apparence spéciale de l’arrière-bouche, qui a une coloration vineuse, rouge violacée, livide ; cette teinte s’observe surtout sur les piliers du voile du palais, où se voient de petites veinosités. Cet aspect rappelle jusqu’à un certain point (lors surtout qu'il sy joint un état granuleux) ce que l’on observe à l'inspection de la gorge chez quelques fumeurs de profession.
Chez d’autres sujets la muqueuse de l'isthme et du fond du pharynx, rouge, vineuse, comme dans les cas précédents, est surtout remarquable par son aspect luisant etson étatde sécheresse.
Non-seulement l’arrière-bouche, mais toute la cavité buccale, peuvent présenter le même érythème; alors seulement la teinte n’est bien souvent pas uniforme; on trouve, surtout aux lèvres et sur la muqueuse des joues, des surfaces d'apparence laiteuse, d’un ton rose pâle, un peu bleuâtre, et çà et là des érosions très-superficielles qui rappellent plus ou moins exactement les plaques muqueuses.
Lorsque, sur une surface circonscrite, la rougeur fait place à une teinte plus franchement opaline, si surtout en ce point existe une légère élevure, la ressemblance est plus complète encore et la lésion pourrait être désignée sous le nom de plaque muqueuse scrofuleuse.
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Au mois de février 1874, se trouvait, dans le service de M. Hillairet, un homme qui présentait des plaques opalines des lèvres et de l’anus. Au premier abord, on aurait pu croire à la vérole.
Chez un malade que j'ai vu cette année à Saint-Louis (Voy: obs. IX), on remarquait en 1865 (observation communiquée par M. Lailler) les lésions suivantes : la muqueuse participe pour ainsi dire à l’épaississement de la lèvre; elle est semée de petites plaques blanches opalines, plissées, rappelant certaines plaques muqueuses de ia bouche.
2° Etal granuleux. — Bien souvent le voile du palais, souvent aussi le fond du pharynx, laissent voir, sur un fond érythémateux, de petites éminences miliaires tantôt rosées et presque demi-transparentes, tantôt plus rouges et ressemblant plus à de petits bourgeons charnus qu’à des saillies glandulaires.
Mais il est d’autres granulations sur la valeur desquelles M. Isambert a appelé l'attention en 1872; elles constitueraient pour lui une manifestation de la tuberlose et se lieraient à une forme spéciale de phthisie. La thèse récente de M. Koch est consacrée à l'étude de ces
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faits que je n’ai pas eu l’occasion d'observer, et auxquels, par conséquent, je ne m’arrêterai pas.
3° Hypertrophie, tuméfaction et bourgeonnement de la muqueuse. — De mème qu’on voit certaines formes de lupus donner aux parties qu’elles envahissent une apparence presque éléphantiasique, ou, à un moindre degré, s'accompagner d’une tuméfaction diffuse des téguments, ainsi voit-on souvent la muqueuse deslèvres et des joues,
du voile du palais ou des piliers, épaissie et tuméfiée.
Mais ce gonflement, quelquefois considérable, est loin d’être uniforme dans bien des cas. La muqueuse est bosselée en quelque sorte, couverte de gros mamelons que séparentdes sillons plus ou moins profonds et qui présentent eux-mêmes une apparence bourgeonnante. Suivant que les saillies affectent une disposition plus ou moins globuleuse, suivant que les dépressions se creusent davantage ou restent plus superficielles, les parties malades prennent un aspect ou müriforme ou végétant.
L'observation IT est un exemple remarquable d’altérations strumeuses de la muqueuse bucco-pharyngienne; elle montre, chez le même malade, un état éléphantiasique des membres inférieurs et, comme degré trèsatténué d’une lésion analogue, une tuméfaction avec état mamelonné de la muqueuse des lèvres, des gencives, des joues, de la voûte palatine.
On sait quelle tuméfaction les lèvres peuvent acquérir chez certains lupeux, à ce point qu’à la coloration près, on pourrait songer à la lèpre.
La saïllie que fait la muqueuse labiale presse sur la
gencive, qu'elle avait, dans un fait curieux rapporté par
Pohl, si complètement atrophiée aux deux arcades den-