À MES CAMARADES DE LA FACUITE ET DES HOPITAUX
Introduction
Les séquelles des traumatismes cranio-cérébraux posent, du point de vue oto-neuro-ophtalmologique, psychiatrique et médico-légal, des problèmes complexes.
Un fait domine la question : la disproportion entre les signes dits « objectifs », minimes, et les signes dits « subjectifs », responsables de l’incapacité souvent considérable de ces anciens blessés.
Malgré les travaux modernes de nombreux auteurs (ALAJOUANINE, MINKOWSKI, DE MORSIER, SY- MONDS en particulier) (R£. 9 - 10 - 11 - 12 - 18), qui semblent prouver l’organicité de ces troubles, certains les considèrent encore comme purement « fonctionnels ».
Aussi persiste-t-il une imprécision sur la nosolosie du syndrome post-traumatique tardif, et les ex- ‘perts apprécient différemment les mêmes symptômes. Beaucoup gardent, à l’égard des anciens blessés du crâne, une attitude méfiante, rendant ainsi leur situation plus pénible et plus délicate.
Ces malades sont encore victimes de systémati-
ques erreurs médicales, génératrices de graves erreur judiciaires et sociales.
Notre Maître, le Professeur RISER, a pensé qu’il serait intéressant d'étudier l’évolution de l’état clinique et de la situation sociale de nombreux traumatisés du crâne examinés à la clinique neurologique de la Faculté.
Il nous a fait l’honneur de nous confier ce travail qui a été exécuté sous la haute direction du Professeur PLANQUES. Nous avons pu le réaliser grâce aux précieux conseils que le Professeur Agrégé DARDENNE a bien voulu nous donner tout au long de son élaboration.
Nous exposerons :