‹ Des Sequelles Des Traumatismes CraniensChapitre 2 sur 32 · A) HISTORIQUE · texte numérisé non relu

A) HISTORIQUE

L'étude des séquelles des traumatismes craniens est un des chapitres de la neurologie qui a subi depuis un demi-siècle les plus grandes modifications doctrinales.

Il y a cinquante ans, la plus grande partie des états nerveux, dont on ne connaissait pas le déterminisme, faisaient partie de l’ « Hystérie» ou « Névrose ».

CHARCOT, en 1886, annexe à l’hystérie tous les troubles nerveux consécutifs à un traumatisme quel qu'il soit, d’où le nom d’hystéro-traumatisme.

BRISSAUD crée en 1908 le terme de « sinistrose », et tous les travaux du début du siècle contribuent à entourer de suspicion les traumatisés craniens.

La guerre de 1914-1918, en apportant un nombre considérable de cas, attire l’attention des médecins sur l’importance et la constance des troubles subjectifs post-traumatiques. MAIRET et PIÉRON ont décrit les premiers le syndrome subjectif, et GRAS-

SET, CESTAN, EUZIÈRE, VILLARET et FAURE-BAULIEU apportèrent d'importantes contributions à la question.

Pierre MARIE eut, à la même époque, le mérite de réhabiliter les traumatisés du crâne, en admettant l’organicité de leurs maux.

En 1932, au Congrès des Sociétés Françaises d’O. N. O., un groupe de rapporteurs belges, BREMER, CopPrEz, HICQUET et P. MARTIN (Rf. 2), reprirent le sujet dans son ensemble, et en firent une excellente mise au point.

Mais cette dénomination de « subjectif » n’a plus

aujourd’hui de raison d’être :

— D'une part, les troubles de la mémoire, de l’attention, du caractère, la fatigabilité anormale, peuvent être objectivés quantitativement, à condition qu’on emploie pour les éudier une méthode adéquate (REY) (Rf. 4 et 16).

— D'autre part, les progrès de l’anatomie pathologique ont permis de rattacher ces troubles à des lésions anatomiques visibles, vasculaires et nerveuses.

Ce fut le mérite de DE MORSIER de proposer en 1941, de substituer le terme d’ « Encéphalopathie Traumatique » au terme de « Syndrome subjectif post-traumatique » (Rf. 10).

Enfin, le même auteur attire l’attention sur le fait qu’en raison des conditions physiques du système crâne-encéphale, il existe en son centre une zone de vulnérabilité constante qui correspond au lieu géométrique de tous les champs de force traversant l’encéphale à la suite d’un choc mécanique de direction quelconque. (Rf. Il).

Cette zone de vulnérabilité constante est occu-

pée par le méso-diencéphale, et les lésions de contre-coup méso-diencéphaliques seraient les plus importantes pour la compréhension des phénomènes observés.

B) RECHERCGCHES PERSONNELLES

Notre étude porte sur cinquante blessés du crâne suivis depuis au moins un an à la Clinique Neurologique. |

Il s’agit de quarante hommes et de dix femmes, tous adultes traumatisés entre dix-huit et cinquancinq ans dans des circonstances diverses : 22 accidents de la circulation — 12 accidents de travail — 9 victimes de la guerre (parmi lesquels trois ont été blessés par balle ou éclat d’obus) — 7 victimes d’accidents divers (sports, attentats, etc...)

Nous avons recherché :

1° Quelles séquelles persistent encore chez ces malades.

2° Quelles sont les conséquences professionnelles et sociales de ces séquelles.

Pour cela, nous avons revu ces cinquante blessés chez eux, à l’improviste, et nous les avons examiné d’après le schéma suivant.

NOM Age (moment du tr.) Prénom Adresse

Tr. ant,

Mal. inf. -S.

Mal. prof. - Intoxic.

Le Trauma Date Violence

Lésions immédiates Troubles immédiats :

Suites immédiates. — Délais Conscience et orientation Fonctions vitales S. Neurol. en foyer Convulsions S. Méningés — P. L.

S. associés (colonne cerv.) Ophtalmo Tr. subjectifs

céphalées

vertiges

Tr. auditifs.

Conséquences sociales.

Nature Topogr.

Médecin traitant

méningo-encéph.

cran.

Amnésie P. Tr.

Suites médiates, — Délais.

Signes objectifs

Signes subjectifs

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