PO: ST
Un tr. frontal gauche avec fracture (très grande violence);
Un martellement frontal très violent (déformation visible 30 ans après).
Chez 3 autres, contusion cérébrale : un éclat d’obus tomporo-pariétal droit (Crises d’épilepsie Bravais Jacksonienne); une balle pénétrant par l’occiput sortie par l'œil droit ; un éclat d’obus dans la région pariétale droite.
Dans un cas enfin, le tr. avait été d’allure bénigne, n'avait pas empêché la jeune blessée de rentrer par ses propres moyens chez elle ; les suites immédiates furent extrêmement discrètes, et en quelques jours tout malaise avait disparu. Mais 4 ans après, alors qu’elle était au cinquième mois d’une grossesse, la première crise d’épilepsie B. J. eut lieu. 2
Facteurs favorisants :
2 fois l’alcoolisme, qui agit sur la fréquence des ‘crises:
Une fois la grossesse, au cours de laquelle apparut la première crise.
Parmi les antécédents des malades, il faut signaler : convulsions de l’enfance : une fois; crise de somnambulisme dans un cas.
Délais d'apparition :
Dans un cas, 8 mois après le tr.;
Dans 4 cas, de 1 à5 ans après le tr.;
Dans 1 cas, 10 àns après le tr.
Dans 1 cas, 23 ans après le tr. (convulsions de l’enfance dans les antécédents).
2) Equivalents :
a) Chez les épileptiques.
Dans un cas, existe une alternance de période
où se manifestent des crises comitiales généralisées, et des périodes de crise de somnambulisme (somnambulisme antérieur au tr.).
Chez 3 épileptiques, il existe des absences comitiales en dehors des crises $Sénéralisées.
b) En dehors de l’épilepsie.
Chez 3 malades, l’interrogatoire nous a révélé, comme seules manifestations comitiales, des « absences » (dans un cas, accès d’automatisme ambulatoire) que nous n’aovns fu contrôler. Nous avons pu pratiquer un examen E. E. G. à l’un d’eux, examen qui est entièrement normal.
1) L'ELECTRO-ENCEPHALOGRAPHIE CHEZ LES TRAUMATISES CRANIENS
Dans les jours qui suivent un tr. important du crâne, l’électro-encéphalogramme (E. E. G.) présente fréquemment des anomalies variables, en général à type d’ondes lentes, irrégulières, généralisées avec disparition plus ou moins complète du rythme de Berger. PUECH, FISCHGOLD et VER- DEAUX (Rf. 14) dans une mise au point de cette question, donnent les résultats suivants :
Dans les quinze premiers jours, 69,8 % des tracés sont franchement altérés. Ce taux baisse rapidement à 41,1 % dans la deuxième quinzaine, à 35,2 % pendant le deuxième mois après le tr., à 19,2 % pendant le troisième mois; les anomalies électriques chez. les traumatisés du crâne ont un caractère régressif et, trois mois après le tr., le tracé E. E. G. est normal, dans la majorité des cas où la guérison est survenue sans séquelles,
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Les sujets porteurs de séquelles cliniques peuvent présenter, plusieurs années après le tr., des anomalies du rythme cortical. D’après les auteurs déjà cités, des altérations nettes se rencontrent chez 20 % des sujets porteurs de syndromes subjectifs ou de séquelles neuro-psychiatriques, à la fin de la première année.
Dans l’épilepsie post-tr., l'E. E. G. serait altéré dans une proportion de 75 % avec, dans 7 % des cas, des pointe-ondes. .
Bien que notre expérience ne porte que sur un nombre limité de malades, nous croyons que la proportion d’E. E. G. anormaux est sensiblement moins grande, surtout en ce qui concerne l’épilepsie post-tr. Nous n’avons jamais observé chez l’adulte de pointe-ondes vraies post-tr., mais dans un Cas seulement, et après sensibilisation à l’insuline, une bouffée de type « petit mal variant » de Gibbs.
Pour diminuer la marge d’E. E. G. négatifs chez des sujets porteurs de séquelles post-tr., BAISSET, BUGNARD, PLANQUES et GRÈZES-RUEFF (Rf. 1), ont utilisé l’insuline en injection intra-veineuse, qui plusieurs fois a mis en évidence des anomalies inapparentes sur le tracé standard ou après hyperpnée.
L’injection intra-veineuse de cardiazol est utilisée par les auteurs américains lorsqu'une épilepsie B. J. post-tr. fait soupçonner l'existence d’une lésion en foyer dans le but de révéler un foyer électrique latent. |
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J) LES SEQUELLES NEUROLOGIQUES
Elles sont citées ici pour mémoire, car leur étude sort du cadre de notre sujet. Elles nous ont cependant servi à établir une statistique sur la fréquence relative des signes objectifs au cours du syndrome subjectif, et, à ce titre, nous devons les mentionner.
Nous avons trouvé, dans 10 cas, des séquelles neurologiques : un Parkinson généralisé, une hémiplégsie G., une hémiparésie avec signes de Barré aux deux membres et hypoesthésie du même côté, une hémiparésie droite avec hyperesthésie du même côté.
Des signes d’irritation pyramidale (hyperréflexie gauche, signe de Mingazzini) dans un cas. Un hémisyndrome cérébelleux droit, avec tremblement intentionnel de $rande amplitude, dysmétrie, adiadococynésie unilatérale. Deux cas d’astéréognosie de la main droite, avec dysarthie en période d’énervement, ont été notées.
Un tremblement des extrémités, lié à une hyperthyroïdie post-traumatique.
Un signe de Barré au membre supérieur droit.