CESSATION DES FONCTIONS PULMONAIRES
Je ne m’arrêterai pas sur les signes fournis par la mort du poumon ; ils sont tous insuffisants et méritent à peine d’être mentionnés.
La flamme d’une bougie, les brins de laine cardée ou de coton qu’on approche de la bouche et des narines du mourant, ne sontils pas des témoignages trop incertains? L’épreuve du miroir est aussi infidèle. Ne sait-on pas, comme le fait remarquer Orfila, qu’il suffit de modérer la respiration pour que ces brins de laine, cette flamme n’éprouvent aucun mouvement? Et le miroir peut être terni par les vapeurs qui se dégagent des poumons d’un cadavre encore chaud.
Quelle importance attacher à l’expérience du verre d’eau placé sur le sternum ? à l’emploi des sternutatoires ? tous moyens insignifiants et sans valeur.