OBSERVATION V
M. M... F..., aspirant de 1" classe de la marine, 20 ans.
Blessure par arme à feu. Cet officier voulant décharger son revolver a reçu une balle dans la jambe gauche, aujourd'hui 45 avril 1887, vers ‘11 heures du matin. |
À son arrivée à l'hôpital, on parvient à déterminer la position du projectile dans la masse des muscles de la région postérieure du mollet.
On pratique l’anesthésie à l’aide d’une injection hypodermique de chlo-
rhydrate de cocaïne et on fait une incision, complètement indolore au
- (4) Service des officiers (M. Bérenger-Féraud). :
bistouri à l'endroit indiqué. Cette incision conduit directement sur la balle
que l’on extrait facilement avec le doigt.
On réunit les lèvres de la plaie ainsi pratiquée par six points de suture au catgut et on panse la plaie d'entrée et la contr'ouverture avec des compresses trempées dans la solution boriquée.
22 avril : La plaie d’entrée est en bonne voie de guérison. Mais la plaie de la contr'ouverture pratiquée avec le bistouri est très enflammée et ne permet pas encore au malade de se lever. Pas de suppuration. On applique le pansement avec biiodure d'hydrargyre.
27 avril : On dépanse le blessé, la plaie d'entrée est complètement cicatrisée, La contr'ouverture tend à se fermer assez rapidement.
30 avril : La cicatrisation s'opère bien.
Le blessé est mis exeat, le 6 mai, étant guéri.
Cet officier à son entrée était en outre atteint d’une phlébite incomplète-
ment guérie, antérieure à l'accident.