‹ Des Solutions Hydrargyriques et en particulier celles de Bi-Iodure de MercureChapitre 13 sur 16 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

T.. Alexandre, 2° maître vétéran, 42 ans. Plaie par écrasement et arrachement de la phalangette de l’auriculaire de la main gauche (16 septembre 1887).

Le pansement provisoire appliqué à l’ambulance par le médecin de garde étant enlevé, on aperçoit l’os de la phalangette complètement dénudé, une section irrégulière des tissus qui paraissent mâchés au niveau de l’articulation de la phalangine avec la phalangette.

Les tendons latéraux seuls maintiennent encore ce dernier os, on les sectionne avec des ciseaux et l’ablation de l'os est ainsi opérée. Une artériole donnant un peu à la suite de cette opération, on fait un lavage à l'eau de Pagliari et on place un pansement au biiodure et à l'alcool camphré.

20 septembre : On arrose le pansement avec la solution biiodurée, Pas de douleurs.

(1) Service de M. Bérenger-Féraud (salle 3, Toulon).

24 septembre : Le pansement en place depuis quatre jours est enlevé aujourd’hui. Suppuration peu abondante, La plaie a bon aspect. On réprime les bourgeons charnus avec le nitrate d'argent,

27 septembre : Le pansement est renouvelé. Bon état de la plaie. Pas de douleurs.

30 septembre : La plaie va bien. Bourgeons charnus vivaces.

13 octobre : Il ne reste que quelques points non cicatrisés.

16 octobre : Le malade est mis exeat sur sa demande, sa plaie étant entièrement cicatrisée et ne demandant plus que quelques soins de propreté

et un léger repos.

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