VII
sa patrie; car il fut exilé lui-même par le roi qu’il avoit sèrvi, pour avoir voulu conserver , après le triomphe de son maître , dans les lois quelque liberté, et dans les actions quelque scrupule. Je citerai souvent Hume , modéré par philosophie , mais royaliste par principes. Je citerai Burnet , ennemi de Charles II, il est vrai, mais qui, néanmoins, avoit toujours regardé la république anglaise comme une chimère , ses fondateurs comme des criminels, et la restauration comme un bien.
Je ne me servirai des mémoires de Ludlow , l’un des hommes les plus remarquables et les plus incor-
( vm )
ruptibles de cette époque , que lorsqu’ils éclaireront ou appuieront les écrivains précédens. Enfin je n’en appellerai jamais à l’autorité de madame Macaulay, qui a cru que les républicains dévoient faire de l’histoire un plaidoyer contre les rois.
L’état actuel de la république m’a paru un motif additionnel d’entreprendre cet ouvrage. Des hommes de tous les partis semblent annoncer, par leurs écrits et par leurs discours, qu’une transaction seroit désirable , que des conditions seroient possibles. Je veux prouver que des conditions entre la république et la royauté,