‹ Des suites éloignées de la Myomectomie AbdominaleChapitre 26 sur 30 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Myomectomie pendant la grossesse. — Considérations sur les résultats de nos observations, le choix des cas et la technique opératoire.

A. — Myomectomie pendant la grossesse x

Quoique sortant un peu de notre sujet, la myomectomie faite pendant la grossesse nous intéresse un peu par ses suites, c’est pourquoi nous avons ru bon de lui consacrer quelques lignes.

On doit pratiquer quelquefois la myomectomie au cours de la gestation et au cours du travail. Son indication reposera alors sur de graves complications constituant un danger imminent : troubles de compression grave intéressant la vessie, les uretères, le rectum, obstacle absolu à l'accouchement. Dans ce dernier cas, on pourra faire, soit une simple myomectomie, soit une césarienne suivie de myomectomie.

À ce stade, cette intervention est toujours sérieuse, étant donné l’état plus ou moins grave dans lequel peut se trouver la malade. :

’armi les chirurgiens lyonnais, MM. Leriche, Santy, Cotte, ont vu la grossesse suivre son cours normal

après la myomectomie.

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Lockyer cite le cas d’une myomectomie multiple au sixième mois de la gestation, suivie d’un accouchement à terme ; Goinard et Laffont celui d’une myomectomie au troisième mois : Paucot, au quatrième mois de la grossesse, suivie également d'accouchement à terme. Ces trois cas étaient justifiés par des douleurs abdominales suraiguës.

Ceci vient à l’appui indirectement de l’évolution favorable habituelle de la grossesse et de l’accouchement après la myomectomie que nous avons étudiée dans notre chapitre II.

M. Goullioud, n’a pas eu l’occasion de pratiquer, intentionnellement, la myomectomie pendant une grossesse, mais, une de ses myomectomisées (Mme G..., obs. VIIT), fut opérée tout à fait au début d’une grossesse, avant que celle-ci eût pu être diagnostiquée. Malheureusement, cette femme eut un placenta prævia qui causa la mort de son enfant, et que l’on doit attribuer plus au fibrome qu’à l'intervention. Lorsqu’aucun symptôme ne limpose, M. Goullioud préfère toujours opérer après l’accouchement, voir même après le sevrage, car il s'opère parfois une régression inespérée du fibrome après la grossesse qui, selon lui, est le meilleur traitement curatif des fibromes et le seul moyen prephylactique : Cette régression est beaucoup moins marquée après les fausses-

couches.

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