Des suites eloignees des traumatismes du crane et de leur traitement par la trepanation
Le sujet traité par ce mémoire nous a été proposé dans un concours il j a un an ; ces pages étaient presque tout entières écrites il y a six mois. Depuis, il a été publié encore un assez grand nombre d’observations de trépanation * ; leurs auteurs sont arrivés à des conclusions qui se rapprochent sensiblement de celles que nous posions nous-mêmes, ce qui d’ailleurs ne fait que donner plus de force encore à ce que nous avons cru pouvoir affirmer dans notre résumé final.
Au surplus, quoiqu’elle n’apprenne rien de bien nouveau, cette modeste contribution à l’étude de la trépanation vient à son heure. La question est à l’ordre du jour, et tout récemment encore, on a pu
* Entre autres un Mémoire de Vaslin, d’Angers, communiqué par M. Ghauval à l’Académie de médecine (séance du 14 octobre 1890).
PREFACE
apprendre que, dans les sujets proposés aux discussions du prochain Congrès de chirurgie, se trouvait celui de « rintervention chirurgicale dans les affections des centres nerveux (la trépanation primitive du crâne exceptée) ». Cette intervention, nous en sommes franchement partisan avec nos maîtres, et nous avons simplement cherché à en résumer ici les indications, à montrer que les articulations et le péritoine n’étaient pas seuls parmi les séreuses à bénéficier de l’introduction de méthodes nouvelles en chirurgie opératoire.
Chacun de nous, au début de sa thèse inaugurale, adresse ordinairement un témoignage public de gratitude à ses maîtres. C’est moins pour sacrifier à l’usage que pour accomplir un véritable devoir que nous remercions ici avec reconnaissance ceux qui nous ont guidé dans nos études médicales.
M. le professeur Poncet a bien voulu accepter la présidence de notre thèse ; pendant l’année que nous avons passée chez lui comme interne à l’ Hôtel-Dieu, dans son service à la Faculté, il n’a cessé de nous donner de nombreuses marques de bienveillant intérêt; il nous a cédé plusieurs observations ; il s’est particulièrement intéressé aux malades dont l’histoire a pu nous être utile pour ce mémoire et pour un autre en préparation; nous ne pourrons jamais lui témoigner trop de gratitude; assurons-le du moins que nous resterons toujours son élève dévoué.
PREFACE
MM. les professeurs Ollier, Laroyenne, M. Pollosson (M .) agrégé, ont été pour nous, pendant notre séjour dans leurs services, des Maîtres dont nous n’ou- Llierons jamais l’enseignement et la bienveillance. M. le professeur Fochier, chez qui nous avons terminé notre internat, par la science de ses leçons et le charme de ses causeries au lit du malade ou à la salle d’opérations, nous a particulièrement fait regretter de ne pouvoir rester plus longtempsson collaborateur direct. Nous n’aurions garde d’oublier notre excellent maître et ami, M. le D'' Carrier (A.), médecin des hôpitaux, qui nous a si souvent donné des preuves de son indulgente bonté.
M. Bard, agrégé, médecin des hôpitaux, voudra bien nous permettre de lui rappeler combien il nous a donné de marques de sympathie, pendant toute la durée de nos études ; il a été pour nous plus qu’un maître, j’écrirais volontiers un ami, s’il y consentait. Je suis impuissant à l’en remercier; qu’il me croie, du moins, parmi ses élèves, un de ceux qui ont le plus d’admiration pour ses doctrines scientifiques et le plus de foi dans leur avenir.
Enfin, M. le professeur Léon Tripier, dont nous avons été l’externe et l’interne a droit à tout notre dévouement le plus respectueux. Nous avons puisé auprès de lui des leçons, des conseils et des exemples qui seront toujours notre règle de conduite dans la pra-
PRÉFACE
tique de notre profession et dans la vie. La sympathie qu’il veut bien nous témoigner ne s’est jamais démentie et nous n’avons pas d’expression de gratitude assez forte pour l’en remercier. Qu’il nous permette d’associer à son nom celui de M. le professeur R. Tripier, dont nous regrettons d’avoir été trop peu de temps l’élève.