CORPS ÉTRANGERS
A la suite de plaies du crâne par armes à feu, des fragments de projectile peuvent séjourner pendant longtemps dans la substance cérébrale sans y déterminer d’accidents. Au bout d’un temps plus ou moins long, il peut se produire des symptômes inflammatoires plus ou moins marqués. Echevarria en cite un exemple, et récemment P. Berger en a cité un cas à la Société de chirurgie. Il s’agissait d’une Allé publique qui reçut un coup de revolver à la tête ; la balle se perdit dans le crâne. Après quelques symptômes passagers d’hémiplégie, la fllle guérit, et pendant quatre ans elle jouit d’une santé parfaite. Tout à coup, accidents de méningite qui l’emportent en quelques jours.
i Ad. Buflel, Bulletin de la Société des sciences médicales du Luxembourg, 1886.
TUMEURS
A l’autopsie, ou trouva la balle enkystée sous la dure mère, et à peine quelques rougeurs dans les méninges.
Pourrait -on, en pareil cas, poser la question de l’intervention? A priori, rien ne s’y opposerait, si l’on agissait dès l’apparition des phénomènes cérébraux; on appliquerait une couronne de trépan, en se basant sur les indications fournies par les symptômes au point de vue de leur localisation, ou encore sur les traces du traumatisme. Nous ne pouvons pas donner de faits à l’appui de cette manière de voir; mais en lisant les nombreuses observations de trépanation publiées depuis quelques années, on voit qu’une opération, même de recherche, ne doit pas être rejetée a priori, à la condition d’employer, bien entendu, toutes les ressources de la chirurgie antiseptique.
D. - TUMEURS
Le diagnostic des tumeurs ne peut être basé que sur des probabilités. Souvent, il n’est établi qu’au moment de l’intervention qui n’a été décidée que par l’existence de symptômes de lésions corticales. Ges faits sont d’ailleurs rares à la suite de traumatismes crâniens.