‹ Des suites eloignees des traumatismes du crane et de leur traitement par la trepanationChapitre 40 sur 40 · RÉSUME ET CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

RÉSUME ET CONCLUSIONS

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iiicui' et de caractère, le développement incomplet ou pervers de rintelligence, etc. (cérébraux, impulsifs, etc.).

b) Troubles pathologiques plus marqués et permanents. — Paralysie générale.’ Epilepsie, démence confirmée, etc.

2° En présence d’un ancien blessé du crâne, aliéné ou simplement obnubilé, si dans son histoire on a éliminé riiérédité, les manifestations cérébrales dues à la syphilis, à l’impaludisme, aux fièvres éruptives, aux affections cardiaques et puerpérales, et enfin les causes morales, la question de l’application du trépan pour combattre les accidents qu’il présente peut et doit être discutée.

S’il existe des cicatrices externes pouvant faire croire à l’existence de lésions intra-crâniennes; s’il y a des phénomènes de localisation cérébrale ; si le malade accuse un point douloureux persistant; si, enfin, il est permis de croire à des accidents causés par de la congestion ou de la compression cérébrale, la trépanation doit être pratiquée. Elle est inoffensive et souvent suivie d’amélioration, plus ou moins durable.

Elle doit être faite si les accidents d’excitation ou de dépression cérébrale paraissent dus, comme nous l’avons dit, au seul traumatisme.

Les troubles intellectuels ont souvent disparu à la suite du trépan.

3“ L’intervention paraîtêtre contre-indiquée dans lajjaralysie générale d’origine traumatique, étant donné qu’on rencontre souvent dans cette affection des rémissions plus ou moins longues. Toutefois, a priori, chez un malade

RESUME ET GONCLUSIUNS

dont la lésion serait bien confirmée, et ne serait en rien modifiée dans sa marche par l’isolement et un traitement approprié, on serait autorisé à intervenir s’il présentait des phénomènes congestifs du côté de l’encéphale.

4° Dans l'épilepsie dCorigine traumatique , tous les auteurs conseillent la trépanation. On ne peut reprocher qu’une chose aux faits publiés, c’est d’être trop rapprochés, au moment de leur publication, du jour de l’intervention, et de laisser ainsi prise à la critique.

11 est toutefois démontré que, à la suite du trépan, les crises diminuent le plus souvent, disparaissent parfois ; les troubles intellectuels sont amendés, en tout cas enrayés dans leur marche. L’intervention chirurgicale est le senl traitement rationnel de cette terrible affection, avec les réserves que nous avons faites au point de vue de l’hérédité.

5“ Dans les cas de démence confirmée, on doit intervenir et trépaner si l’on trouve une cicatrice, une fistule, etc. L’état de ces malades autorise jusqu’à un certain point toute espèce de tentative rationnelle de leur rendre la raison. On y réussit parfois, du moins en partie (Gras, Lucas - Championuière) .

6® U hystèro- traumatisme peut être une des suites éloignées des traumasdu crâne. D’une manière générale, on pareil cas, l’intervention chirurgicale paraît devoir être rejetée, du moins jusqu’à nouvel ordre.

VI. Au point de vue opératoire, nous donnons la préférence à l’intervention pratiquée avec la couronne de

RÉSUMÉ ET UuNCLUSIüXS

trépan. La dure-mère doit être souvent incisée, les cicatrices pathologiques excisées. En présence de la substance cérébrale paraissant saine, l’excision doit être discutée avec beaucoup de soin et pratiquée seulement lorsque l’indication sera parfaitement nette; en particulier, quand, toute autre lésion faisant défaut, l’excitation électrique fera connaître que le centre de la région du corps où se manifestent les symptômes consécutifs est bien dans la portion du cerveau mise à découvert. On pourra faite la réimplantation des rondelles osseuses, mais elle n’est pas absolument nécessaire. Les hernies cérébrales seront traitées par la compression, la résection, ou simplement le port d’une calotte protectrice.

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