\ Q Là , sans tendance à la suppuration, excepté lorsqu'elles
sont causées par une maladie générale pyogénique,
comme la gourme,
b) Diagnostic différentiel
Ces affections ont beaucoup d’analogie avec la nerfférure. On peut, au premier abord, les confondre. Cependant, elles sont fort distinctes tant sous le rapport de leurs causes et de leur siège que sous celui de leur marche et de leur gravité. Pour atteindre ce but, il nous suffira de rappeler que la nerf-férure survient constamment après un exercice plus ou moins soutenu, qu’elle est toujours le résultat d’une forte contusion ou d’un violent effort des tendons fléchisseurs, et qu’elle a son siège constant et primitif à la partie supérieure de ces derniers organes. Enfin, elle cède ordinairement à un traitement méthodique et elle a rarement des suites fâcheuses. Au contraire, nous savons que les synovites infectieuses apparaissent sans aucune cause accidentelle et toujours après un repos plus ou moins long. Nous savons aussi que ces maladies ne se manifestent que chez des chevaux qui ont été atteints récemment de pleuropneumonie, qu’elles sont fréquemment graves et qu’elles ont quelquefois les conséquences les plus funestes. Il y a donc entre ces deux affections des différences notables, bien tranchées, qui ne permettent pas de les confondre.
- Si l’on considère que les synovites et les arthrites coexistent fréquemment, que ces maladies procèdent
AGIENRERS
des mêmes causes, se caractérisent par les mêmes altérations, à l’exception de celles des os et des cartilages, qu’elles exigent toutes les deux des moyens de traitement identiques, on peut croire qu’il soit difficile de les différencier.
Cependant on y parvient en tenant compte de l’intensité de la douleur et de la boiterie, généralement plus prononcée dans les arthrites que dans les synovites. En outre, le siège précis occupé par le mal permet d’en apprécier la nature. Ainsi la localisation de la tuméfaction et de son extension le long des tendons indique une synovite, tandis que le gonfiement de tout le pourtour d’une articulation révèle plutôt une arthrite. De même l’abondance de l'écoulement synovial et la sortie de quelques grumeaux cartilagineux sont des caractères qui appartiennent exclusivement à l’arthrite et font défaut ou sont moins marqués dans le cas de synovite. Les divers symptômes que nous venons d’énumérer permettent ainsi de différencier les synovites d’une arthrite ou d’une tendinite.
Etude anatomo-pathologique
Généralement, les synovites infectieuses n’aboutissent qu’à une exsudation séreuse et n’ont que peu de retentissement sur l’organisme, Comme les animaux ne succombent généralement pas à la maladie, on a rarement J’occasion de pratiquer des autopsies et d'examiner les iésions des synovites. Celles que lon a décrites $e rapportent à l’une des terminaisons de la maladie ou ont été déduites des rapports et des analogies qui existent entre cette maladie et l’inflammation des autres séreuses, Il ressort de ces considérations que no$ connaissances sont trés incomplètes à ce sujet. On a parfois rencontré sur des animaux reconnus incurables et abattus pour cette cause, une induration du tissu conjonctif sous-cutanée, une soudure intime des tendons entre eux et l’adhérence des deux feuillets de la synoviale au moyen de brides fibreuses trés solides, Enfin, on constate aussi fréquemment un épaississement des tendons qui se confondent avec les tissus avoisinants et forment avec eux une masse compacte de tissu fibreux blanc, homogéne, criant sous l'instrument tranchant et offrant