‹ Des Synovites Infectieuses SecondairesChapitre 6 sur 11 · LEA NS UE · texte numérisé non relu

LEA NS UE

Une autre circonstance à noter dans l’histoire de ces phlegmasies, toujours considérées chez l’homme, c'est qu’elles ont très rarement un caractère métastatique. C’est là un fait bien établi et qui ressort de toutes les observations publiées à ce sujet. Elles jouent à cet égard le même rôle que les différentes fluxions articulaires les unes par rapport aux autres, et doivent être considérées comme symptomatiques d’un même état général.

Ces considérations nous paraissent suffisantes pour atteindre le but que nous nous sommes proposé. En résumé, on voit, en effet, que chez l’homme le rhumatisme aigu est souvent compliqué de l’inflammation d’une séreuse viscérale; que cette dernière phlegmasie se développe au début de la maladie primitive, pendant son cours ou même durant la convalescence; et qu'elle est considérée aujourd’hui comme une affection symptomatique, par analogie de tissu, résultant d’une diathèse générale. Si maintenant nous rappelons ce que nous avons dit sur les synovites secondaires, on verra que ces affections, sont toujours précédées d’une pleurésie ou d’une pneumonie. Il y a donc,.selon nous, la plus grande analogie étiologique entre le rhumatisme aigu de l’homme et les synovites du cheval. Mais si ces affections se ressemblent, elles offrent des points différentiels marqués. Ainsi le rhumatisme aigu chez l’homme précède presque toujours les phlegmasies séreuses des viscères, tandis que chez le cheval, au contraire, les synovites sont constamment précédées de pleurésies ou de pneumonies, Remarquons aussi que le

ho ll. ::

Page 1