‹ Des Synovites Infectieuses SecondairesChapitre 7 sur 11 · AL · texte numérisé non relu

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rhumatisme aigu de homme présente souvent par ses complications une gravité que les synovites du cheval n'offrent presque jamais. Toutefois, malgré ces différences, il y a une ressemblance entre ces affections.

Leblanc rattache à la diathèése rhumatismale les synovites dont nous nous occupons. Il se fonde pour cela, outre leur concomitance avec l’inflammation des grandes séreuses rarement constatée, sur leur caractère ambulatoire et sur leur siège. Le caractère ambulatoire de ces maladies établit certainement avec les affections rhumatismales de Yhomme une grande analogie, mais il n’appartient pas en propre au rhumatisme; d’autres causes peuvent le réclamer. Pour Mégnin, il n’est rien moins prouvé que les synovites ambulantes soient de nature rhumatismale. Pour lui, elles seraient l'expression locale d’un état maladif général. Wiart fait remarquer que, contrairement à ce qui se passe dans la diathèse rhumatismale, les synovites ne sont pas sujettes à récidive à des époques éloignées.

Mégnin, qui comme nous l'avons vu, n’accepte pas Ja nature rhumatismale des synovites secondaires du cheval, fait remarquer que ses observations, ainsi que celles de Bouley, Signol, Stef, Liard, C. Leblanc, montrent que les affections dont il est question ont été constatées sur des chevaux de moins de cinq ans ou ayant tout au plus cet âge, Pour ces raisons, il affirme que les synovites ambulantes sont sous la dépendance de la gourme. Elles en seraient une manifestation particuliére aux chevaux, chez lesquels

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la gourme n’a pas été franche, a été « mal jetée », qu’elle est, en un mot, un reliquat de gourme. Mauri est de cet avis. La gourme qui se traduit diversement à l'extérieur, est bien du groupe des maladies diathésiques. L’organisme qui est en puissance de gourme se caractérise essentiellement par ses propriétés pyogéniques qui peuvent se manifester dans tous les systèmes organiques sous l'influence d’une cause irritante quelconque. Il n’est pas rare de voir ces inflammations suppuratives attaquer spontanément les synoviales articulaires et tendineuses. Dans la gourme, quand cette maladie n’évolue pas régulièrement, on voit des foyers de suppuration apparaître spontanément dans les séreuses.

Pour notre Maître, C. Cadéac, dans la fièvre typhoïde, les synovites et arthrites que l’on constate quelquefois au début de la maladie doivent être rattachées aux localisations streptococciques secondaires. Elles sont fréquentes plus particulièrement à la suite de manifestations thoraciques. Ces accidents, comme les pleurésies et les pneumonies, semblent constituer, vis-à-vis des troubles primitifs de véritables métastases, car, à mesure qu’ils augmentent, les symptômes de l’appareil respiratoire diminuent d’intensité. Les agents infectieux ont étendu leur action au delà du siège primitif où ils s’étaient cantonnés, et ils ont envahi secondairement les gaines synoviales. Les streptocoques répandus dans le sang se fixent au niveau des synoviales saines ou malades. On a d’ai!leurs eu l’occasion de constater leur présence dans l’exsudat synovial. Fréquemment, l’inflammation se

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