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dureté remarquable de toutes les parties atteintes, dureté indiquant bien UQ processus néoplasique.
Sur la grande lèvre droite, une large surface blanche et uue presque dépourvue de poils, cicatricietle. Cette cicatrice occupe presque toute la surface cutanée de la ^ande lèvre et serait le vestige des premiers boutons accusés par la malade ; aucune induration à leur niveau.
L'anus, l'urètlire, le vagin, sont sains.
Dans chaque aine, un ganghon ;ceiui de gauche gros comme une noix, indolore; celui de droite de la grosseur d'une amande.
Sur les jambes, quelques macuUs, vestiges de n clous » que In malade eut il y a un mois et qui durèrent trois semaines.
Le voile du palais présente un aspect singulier : il est à moitié détruit du c(ité droit; la luette est déjetée adroite et entraînée en arrière et en bas sur le c6té droit du pharynx ; la séparation des piliers en antérieur et postérieur existe k peine. U n'y a aucun trouble fonctionnel causé par cet état, sauf à peine un peu de nasonnement dans la parole.
Le 23 septembre. Le fond de toutes ces ulcérations est inégalf mais il ne présente pas l'apparence déchiquetée qu'oâVe le chancre simple. Ce fond est régulièrement tapissé d'une couche jaunâtre qu'on peut essuyer, et on voit alors apparaître des bourgeoM roîM pdfcs, d'an atsez bon aspect : cette disposition du . fomi n'est pas générale toutefois car, sur d'autres points, on ne peut enlever cet enduit jaunâtre, et la plaie reste jaune et blafarde.
Traitement. — lodiire de potassium 2 grammes par jour (à prendre deux cuillerées d'un sirop avec ivd. pot. et iod. fsr) ; vin de quinquina.
Lotions sur la vulve avec : ioduro de potassium, 4 grammes et teinture d'ioda, 20 gouttes, pour 200 grammes d'eau.
Le 23. Etat générai de lu malade. Faciès pille, pommettes caillantes; a beaucoup maigri. Tousse beaucoup depuis deus mois, n'a jamais eu d'hémoptysie.
Pouls, 100.
Rien de notable à l'auscultation de la poitrine, ni du coeur.
Dans les vaisseaux du cou, souffle doux, intermittent.
Le foie parait un peu petit.
Utérus remontant jusqu'à l'ombilic. Battements cardiaqtiei fœtaux très-nettement perdus.
Totumiole purulente au doigt médius druit.
Le 29, Surprenante amélioration ! L'étendue des ulcérations a diminué de moitié, de même que la profondeur. Le fond est modifié.
La malade a bien meilleure mine. — iod. pot. 3 grammes.
3 octobre. L'amélioration continue.— Iod. pot. 4 grammes.
Le 17. Il ne reste plus que deux points superficiellement ulcérés.
Le 24. Cicatrisation presque complote, il reste quelques petites fissures érosives.
Le 27. Tout est sec, sauf en un point trè^-restreint.
Le 29. Cessation de Tiodure à cause d'intolérance.
Le 31. Guérison complète.
7 novembre. Tous les tissus, même ceux de la cicatrice, s'assouplissent.
Le 25. Accouche d'un enfant vivant. Malgré les cicatrices l'accouchement a pu se faire sans entraves, sans déchirures. Quand la malade est entrée, les tissus étaient tellement durs et rigides qu'on se demandait si l'accouchement serait possible sans délabrements efiroyables del'orifice du vagin.
Syphilide gommeuse dg la vulve,
Obs. XXX. F... (Hortenss), 36 ans, couturière.
Entre à Lourcine, salle Saint Clément, 5, le 9 mars 1869, pour des plaies à la vulve.
Antécédents, — Dit avoir contracté la syphilis il y a douze ans. A fait un traitement prolongé f200 pilules) à l'hôpital St-Louis où elle a été soignée par Malgaigne. A eu à plusieurs reprises des boutons à la vulve.
Etat actuel le 9 mars. ^— Sur la face interne de la grande lèvre droite et sur la petite lèvre du même côté, existent supérieurement A petites ulcérations creuses, taillées à pic, à fond jaunâtre, ressemblant à des chancres simples, à tel point qu'on a inoculé leur pus. Ces lésions reposent toutes sur une plaque nettement indurée, large conune une pièce de 2 francs. Sur la petite lèvre gauche, deux autres ulcérations de même nature.
On diagnostique : Syphilide gommeuse tertiaire de la vulve , sans attendre les résultats de l'inoculation, et M. Fournier annonce une guérison rapide par l'emploi de l'iod. pot.
Traitement. — lod. pot., 2 gr.; badigeonnage avec teinture d'iode.
Le 13. Inoculation négative. Amélioration considérable des accidents vulvaires.
15 juin. Les ulcérations se détergent. L'induration persiste.
Le 18. lod. pot., 4 gr.
Le â avril. Guérison, sauf une seule érosion qui ne se cicatrise pas.
Le i9. Guérison complète.
Le 25. La malade a été suivie jusqu'à ce jour et ne présentait p!us aucune trace de lésion.