‹ Des Torsions de l'ÉpiploonChapitre 10 sur 27 · QUES · texte numérisé non relu

QUES

examen permet de se rendre compte que l’épiploon n'était pas étranglé au niveau du collet du sac. Au bout d’un ins- . tant le sac se remplit d'une assez grande quantité de liquide séro-sanguinolent, qui s’écoulait des parties déclives de la cavité péritonéale.

Fig. 5 (D'après Bender et Heitz).

L’épiploon fut attiré au dehors et l’on trouva, faisant saillie au niveau de sa partie moyenne, deux masses arrondies, turgescentes et violacées. L'épiploon fut saisi dans une ligature et réséqué.

En examinant la masse ainsi enlevée, on constata que l’épiploon était normal au niveau de son extrémité supé-

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rieure el aussi au niveau de son extrémité inférieure qui remplissait le sac herniaire. Mais la partie moyenne était ramassée et comme transformée en 3 ou 4 brides fibreuses épaissies entre lesquelles se trouvaient plusieurs grands trous inextensibles où l'intestin aurait pu facilement s’étrangeler. Sur le bord gauche du tablier épiploique, à l'extrémité de ces brides fibreuses, deux grosses masses adipeuses pédiculées dures et turgescentes étaient plusieurs fois tordues sur elles-mêmes, ayant ainsi un pédicule commun long de ? centimètres.

La torsion consistait en deux tours et demi de spire et le pédicule détordu se montra formé par deux cordons distincts aboutissant chacun à une des masses graisseuses et ayant étranglée entre eux une grosse veine qui se rendait à l’une de ces deux masses.

On peut faire rentrer également dans cette variété des formes anormales de torsion le cas de Wiart et Révon. Ici la masse épiploïque, en se tordant sur elle-même, avait entrainé l’appendice qui s’était enroulé étroitement autour de la partie tordue.

Telles sont les modalités anatomiques qui ont été observées. Si maintenant nous envisageons les lésions que présentait la masse épiploïque. Nous voyons que ces lésions offraient une grande variabilité suivant les cas considérés, Walter signale que, dans le cas observé par lui, la circulation se rétablit aussitôt la torsion défaite.

Dans d’autres cas les lésions étaient beaucoup plus marquées. Dans les cas chroniques, on s’est trouvé en présence de lésions de sclérose et d’épaississement; dans les cas aigus, la masse était thrombosée, œdématiée, en voie de sphacèle.

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L'examen histologique n’a été pratiqué que dans 6 cas.

Dans le cas de Monod, on trouvait sur les coupes de nombreux vaisseaux capillaires extraordinairement dilatés et dont l'assemblage donnait, par places, l’aspect d’un angiome. Certains de ces capillaires s’étaient rompus et il en était résulté de véritables nappes hémorragiques à limites indécises.

Von Baracz a noté également une congestion générale des vaisseaux avec, par places, des globules sanguins extravasés rappelant les infarctus hémorragiques. En d’autres points existaient des bandes de tissus fibreux. L'auteur ne signale pas d'infiltration embryonnaire, état qui avait dû précéder certainement le stade fibreux. :

L’épiploon de ZLucas-Championnière forme une masse dure, adhérant intimement aux parois du sac et au cordon. et présentant, par places, des foyers hémorragiques. Cela si- -mulait, à s’y méprendre, un néoplasme; mais M. Cornil, après examen de la pièce, conclut qu’il ne s'agissait que d'une forme d’épiploïte avec des vaisseaux thrombosés, par endroits, et un début de sphacèle.

Bender et Heitz ont constaté une résorption particulière des vésicules adipeuses avec une prolifération embryonnaire très nette au niveau des points nodaux des mailles, prolifération surtout marquée autour des vaisseaux gorgés de sang. Îl n'existait pas de foyers hémorragiques, et le début des accidents était sans doute trop récent pour que les lésions aient pu aboutir, même à un début de sclérose.

Dans le cas de Quénu et dans le cas de Mauclaire, les lésions étaient sensiblement comparables. Nous renvoyons, pour de plus amples détails, aux observations qui sont reproduites in-extenso à la fin de ce travail.

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