‹ Des Torsions de l'ÉpiploonChapitre 15 sur 27 · RER EE · texte numérisé non relu

RER EE

Bender et Heitz, qui était un vieil emphysémateux bronchitique succomba à une broncho-pneumonie quelques semaines après son opération, alors que l’état local permettait de le considérer comme guéri. De mème, le malade de Monod succomba à une pneumonie grippale ; dans deux cas seulement, dans celui de vos Eïiselberg et dans celui de Moresco la mort fut imputable nettement à la torsion de l’épiploon. Et encore dans le’cas de Moresco, l'opération avait été incomplète. On n'avait extirpé que la partie de l’épiploon contenue dans le sac herniaire et l’on avait laissé en place la partie supérieure de la masse épiploïque au-dessus de laquelle se trouvait la torsion.

Quant à savoir ce que deviendrait un épiploon tordu abandonné à lui-même, on en est réduit à de simples hypothèses. Cependant, étant donné les phénomènes sérieux d'occlusion et le retentissement péritonéal intense que l’on a observé dans bon nombre de cas, ainsi que l’atteinte profonde que subit l’état général, il est à présumer que la mort ne tarderait pas à survenir par suite de la paralysie reflexe de l'intestin et de la stercorémie.

Dans ces cas moins aigus, le danger est cependant encore fort sérieux. Le pédicule tordu et fortement serré s’amincit rapidement. Get amincissement était extrême dans certains cas, au point que l'extrémité tordue a failli se détacher. Il est permis d'envisager de cette façon la possibilité d’hémorragies assez abondantes pour entraîner la mort,

La masse épiploïque tordue peut enfin se sphacéler. Des phleemons herniaires peuvent ainsi prendre naissance et s'ouvrir, à l'extérieur, comme dans l’épiplocèle étranglée. Ce serait peut-être un mécanisme rare, mais possible, de guérison spontanée des torsions épiploïques.

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Mais si ces divers accidents peuvent être envisagés en théorie, ils ne doivent pas entrer en ligne de compte dans la pratique ; on ne doit pas leur donner le temps de se produire.

L'intervention hâtive et sans grande gravité que nous permettent les procédés de la chirurgie actuelle, doit en mettre le malade complètement à l’abri.

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